partie sur d’autres cueillerets remontant au règne de Henri IL
® Nous avons dépouillé tous les titres doma-
piaux des différentes communautés du faubourg
Saint-Germain , dans l'espoir de remédier à la pau-
Il résulte de l'accumulation de ces circonstances malencontreuses limpossibi-
lité radicale de satisfaire à plusieurs desiderata. Comment fixer, par exemple, les
années où furent ouvertes les rues Charpentier et du Canivet, qui, mentionnées
jour la première fois dans le censier de 156 5. ne le sont ni dans celui de 1547, Î I 9 7
ni dans les cueillerets antérieurs ? Par quel moyen déterminer le point d’embran-
chement du Chemin-Neuf, quand l'examen minutieux et deux fois répété intégra-
lement des cinquante cartons el des cmquante registres du monastère!) ne fournit
pas la moindre lumière sur la question ? Comment retrouver le tracé de la tran-
chée qui protégeail le faubourg Saint-Germain, pendant une période de temps el
à une époque qui sont précisément celles sur lesquelles il n'existe pas de docu-
ments ? Ces lacunes et l'impossibilité presque absolue de les combler ont rendu
notre tiche extrêmement laborieuse. Notre restitution du bourg et du fauboure
entrepris.
int-Germain compte parmi les travaux les plus ardus que nous ayons jamais
Après les explications qui précèdent, on comprendra que nous ne sachions rien
du bourg
Saint-Germain dans la première moitié du moyen âge, et que nous en
connaissions même peu de chose au x sièele. En 1270, le comte de Sancerre
avait une résidence rue des Caneltes; mais,
à cette époque, le bourg Saint-Ger-
main, peu étendu et habité surtout par les vassaux de abbaye, qui s'adonnaient
principalement aux travaux agricoles ®, ne se composait guère que de chaumières,
de granges et autres bâtiments rustiques. Dans le xiv° siècle, au contraire, le goût
de ja villégiature s'étant répandu chez les nobles et les riches bourgeois de Paris,
le bourg À Ü
aint-Germain renferma plusieurs habitations de plaisance, telles que les
hôtels de Navarre, du cardinal d'Ostie, des évêques de Rodez et de Limoges, du
due de Bourbon. de M: de Valence, de M de Cassel, du seigneur de Garancière,
de la Folie-Regnier el du s
jour de Nesle. Mais le fléau de la guerre, qui amena
la destruction de quelques-uns de ces Manoir , eDravya le mouvement, que la
domination anglaise fut d'ailleurs bien loin de favoriser.
Au xv° siècle, apparaissent les noms nouveaux des hôtels de Taranne, d'un
évèque de Chartres et de Casin d'Estouville, ou Estouteville #. Toutefois, c’est
seulement au si
Germain, dont la physionomie se trans
vreté des archives de l'abbaye; mais, comme ces communautés sont toutes modernes, leurs titres nous ont été d’une faible utilité.
U) Nous parlons seulement de ceux qui se rapportent à la topographie de Paris. Par suile de l'étendue de son terriloire, les censiers de l'abbaye
renferment jusqu'à douze et quatorze cents arlicles,
et il est des registres, comme celui de l'arpentage
cle suivant que commença la longue prospérité du bourg Saint-
forma et perdit celle d'un village cham-
de1529, que nous avons été obligé de relire vingt fois pour les comprendre.
@ Ts ne fournirent que 151 contribuables à la taille de 1292, et 145 à la taille de 1296 : c'es un centième seulement du chiffre total.
Nous faisons remarquer ailleurs qu'on ne trouve, dans la généalogie de la famille d'Estou-
Leville, aucun individu du nom de Casin. — L.M.T.
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