CENSIVE DU CHAPITRE SAINT- BENOÎT
Mason pes Trois-Fauazes (1546), puis de la « Vice pe Bresce» (1613). Elle fut bâtie sur partie d’un arpent de vigne par Me Michel, « serviteur du chancelier « Poyet, » et par Pierre Cardet, qui lui succéda. Elle était possédée, en 1559, par Antoine Fumée, conseiller au Parlement, et fut vendue 24,000 livres à la reine. le 1% juin 1613, par Laurent Stornat, natif de Brescia , en Lombardie, lequel avait eu l'idée d'adopter pour enseigne «la Ville de Bresce.» La maison de Stornat avait été acquise par lui, le 15 décembre 1600, d'Alexandre Moreau et de Marie Triboulet, sa femme. Elle avait douze toises de largeur par devant, sept par derrière et trente-trois de profondeur. Elle était placée devant la rue de Condé, et c'est, par conséquent, sur son emplacement qu'a été dessinée une partie du jardin et du palais du Luxembourg.
Suivant un titre de 1546, la maison des Trois-Faucilles était en censive de Saint-Benoît, et les chanoines de cette collégiale soutenaient qu'une partie du terrain compris dans le Luxembourg dépendait de la prébende du nommé Jean Alton. Il est incontestable que déjà, en 1387, le chapitre Saint-Benoïit avait des droits sur le terrain où s'élevait la maison des Trois-Faucilles, terrain jadis planté en vignes, comme tous les environs; mais il est impossible de déterminer aujourd'hui quels étaient ces droits, et surtout de fixer les limites des trois fiefs de l'abbaye Saint-Germain, du chapitre Saint-Benoît et de l'abbaye Sainte-Geneviève, sur le point dont nous parlons.