‹ Topographie historique du vieux ParisChapitre 134 sur 202 · CENSIVE CONFUSE · texte numérisé non relu

CENSIVE CONFUSE

Maisox sans désignation, qui appartenait, vers 159b, au sieur de la Brosse, et fut vendue à la reine, le 17 décembre 1624, moyennant 60,000 livres, par Pierre Denis et Mathias Clopin. Gette maison, dont le prix semble si énorme, était conliguë à la suivante, et nous avons lu qu'elle se trouvait devant la rue de Condé. Ne pouvant, faute de documents, nous rendre compte de sa véritable situation, nous avons renoncé à l'indiquer sur le plan.

HÔTEL DE CHAMPRENARD. Vers l'an 1600, il appartenait à M de Cipières eb était habité par le président de Champrenard, d’où est venu son nom. I fut vendu à la reine 27,000 livres, par Philippe et Charles de Biencourt, le 8 février 1613. Il s’'étendait alors derrière les deux maisons précédentes, et probablement derrière celle qui appartenait à Eustache de Corbie. Elle contenait environ trois arpents, et son emplacement correspond à celui de la façade du palais.

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Muisoxs sans désignation, au nombre de deux ou trois, dont la dernière appartenait, vers 1h80, à Laurent de Bonacursi, Florentin, parent de Catherine de Médicis et abbé commendataire de Langouët, au diocèse de Quimper. En 1619, ce groupe de maisons avait été absorbé dans les hôtels attenants, vraisemblablement dans celui de Luxembourg. Il semble qu’on doive y rattacher l'acquisition faite par le duc, à la date du 26 juin 1610, de certaine masure renfermant un arpent, qui tenait de toutes parts à son hôtel et avait été à François du Bois, seigneur du Plessis, lequel l'avait eu de Jean de Rues, notaire. Rien n'est, du reste, plus obseur que l'histoire des propriétés de cette région, qui n'ont point aissé de trace et s'agençaient d’une façon qu'on ne saurait restituer aujourd'hui. En effet, soixante ans après leur destruction, on n'en comprenait déjà plus la disposition relative. La plupart des actes de vente qui les concernent sont d'ailleurs

>erdus.

Musox sans désignation, qui contenait un jardin et fut vendue, le 17 sepembre 1572, par Catherine de la Gazelle, «dame de la Motte au grain,» au due de Luxembourg. Elle était attenante à son hôtel et y fut annexée, mais non oint immédiatement, car le censier de 1595 indique qu'elle était alors possédée ar les hoirs du sieur des Chastelliers, après l'avoir été par M. Leschient, et auaravant par M de la Motte.

HÔTEL DE LUXEMBOURG. Jaillot, le seul auteur qui se soit sérieusement eflorcé d'éclaireir l'origine très-mal connue de cet hôtel, dit que c'était primitivement une grande maison avec jardins, que Robert de Harlay de Saney fit élever au milieu du xvi siècle, et il ajoute qu'elle est qualifiée d'hôtel bati de neuf, dans un arrêt de la cour des aides, en vertu duquel, l'an 1564, elle fut adjugée à Jacqueline de Morinvilliers, veuve dudit de Harlay. La première de ces assertions est absolument fausse. Le conseiller au Parlement, Robert de Harlay, sieur de Sancy et baron de Montglas, n’a jamais possédé la maison en question; car il était mort

lorsque, le 21 juin 1564, elle fut adjugée à sa veuve, après avoir été mise en

criée sur le sieur de la Thourette, par lequel, en réalité , elle avait été construite ©).

La censive dont l'hôtel de Luxembourg dé- celles du chapitre Saint-Benoît , aucun document qui

pendait est fort douteuse, et celle circonstance fût directement relatif à l'hôtel de Luxembourg. Or

constitue la principale cause pour laquelle les renseignements sur l'origine de celle propriété sont si rares. Î[l a pu arriver que le président de la Thourette, profitant de ce que le fonds de terre de sa maison élait revendiqué par trois seigneurs, n'en ail jamais passé de déclaration. À la fin du xvu siècle, on ne trouvait, soit dans les archives des ab-

bayes Saint-Germain et Sainte-Geneviève, soit dans

l'hôtel était nécessairement compris dans le fief d'une

de ces trois communautés.

Le président de la Thouretle était poursuivi

par ses créanciers. Il paraît avoir obtenu des lettres

royaux portant rescision du décrel d'adjudication rendu à son préjudice, mais, le 15 novembre 1564, il en fit l'abandon, à la condition que la dame

de Morinvilliers lui louerait pour quatre ans son

Dans une déclaration de 1587, sont mentionnés les + maisons et jardins bastis par «feu M° Alexandre de la Thourette, cy devant président en la Cour des monnoies, «et à présent appellé l'hostel de Luxembourg.» D'autre part, le censier de 1595 contient cette phrase : « De mons. de Luxembourg, au lieu de mons. le président de «la Thorette, pour une grande maison, court, jardin, aysances et appartenances. » Un titre de 1546 énonce l'hôtel des Trois-Faucilles comme aboutissant à la maison du président de la Thourette; mais nous ignorons quand il en avait acquis le terrain, qu'il accrut d'un quartier de vignes que lui abandonna le chapitre Saint-Benoît, à la date du 31 décembre 1565. La dame de Morinvilliers, moyennant une rente de 1,000 livres tournois, céda son hôtel, le 25 octobre 1570, à François de Luxembourg, prince de Tingry, qui lui donna son nom 0). Les 19 et 23 mars 180,24 janvier et 1° février 1581, ce personnage remboursa au président de la Thourette le prix de certains matériaux demeurés sans emploi audit hôtel.

En 1564, l'hôtel du président de la Thourette se composait de plusieurs corps d'hôtel dont nous ne savons point les dimensions et qui avait pour dépendances un arpent de jardin, un autre arpent planté d'arbres fruitiers, ainsi que quatre arpents de vignes. L'arpent planté d'arbres à fruits est probablement celui à l’occasion duquel, le 9 novembre 1572, François de Luxembourg fut condamné à payer un denier parisis de cens et seize sous de rente à la grande confrérie, Cet arpent faisait partie de cinq quartiers de terre qui, ayant été baillés le 20 février 1364 à Jehan Mouchart, appartenaient à Philippot Régnier en 1390, échurent à Valleran de Hévez ), médecin du roi, le 27 janvier 1563, et semblent secon-

s située sur la limite méridionale

fondre avec la pièce de mille quatre-vingts toi du Clos-aux-Bourgeois, annexée à l'hôtel de Luxembourg avant 1585. La pièce dont il s'agit était sans doute comprise dans les trois arpents un quartier et deux perches de terre, dits «au Clos-aux-Bourgeois » et formant deux pièces, que le duc acheta, le 15 décembre 1571, de Jean de Hévez. I y joignit successivement : un arpent et demi acquis de Claude de Bragelonne, sieur de Charmoy, le 7 janvier

72: deux pièces, l'une d'un quartier, l'autre d’un arpent, acquises, le 4 août 1572, de Philippe Joulin, sieur de la Brosse; un quartier et demi acquis, le 22 novembre 1572, de Jacques Baston: cinq quartiers acquis, le 26 septembre 1573, du couvent des Chartreux; un jardin entouré de murailles, attenant au clos de l'hôtel, et acquis, le 22 mars 1575, du sieur de Balincourt; trois quarüiers acquis, le 2 mai 1584, du collége Mignon, et un demi-arpent acquis, le 6 janvier 1587, de Pierre Danneau.

hôtel. (Voir, à la bibliothèque de la Ville, la copie Luxembourg par la reine Marie de Médicis, ma-

de ces documents originaux.) — 1... nuscrit de la bibliothèque du palais, dont il existe 9 Arch. nat. cart. S 151. une copie à l'hôtel Carnavalet. — 1... Conferez la copie des titres d'acquisition du ®) Alias de Hèves, ab Heva.

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