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FIN DE LA DESCRIPTION DES RUES DU BOURG SAINT-GERMAIN

RUE DE VAUGIRARD

CÔTÉ SEPTENTRIONAL

JUSTICE ET CENSIVE DE L'ABBAYE SAINT-GERMAIN

Maison er cros du sieur de l'Aubépine, depuis couvent des Carmes déchaussés, faisant le coin occidental de la rue Cassette. Cette propriété, d’une superficie d'environ quatre arpents, fut formée par la réunion de plusieurs, dont la principale consistait en une pièce de sept quartiers, en hache, donnant sur les deux rues, el où l'on voyait un commencement de carrière, lorsque, le 1 1 octobre 1543, elle fut achetée de Jean Bart par le nommé Pierre de Valles. Celui-ci y fit bâtir un grand corps d'hôtel, une galerie, ainsi qu'un petit jeu de paume, et vendit le tout, à la date du 27 avril 1570, à Guillaume de lAubépine, abbé de Préaux et alors conseiller au Parlement. Il lui vendit en même temps deux places à bâtir : l'une formant l'encoignure des rues Cassette et de Vaugirard, et l'autre aboutissant aussi rue Cassette, mais séparée de la première place par un troisième terrain, large de douze toises et profond de dix-huit. Pierre de Valles l'avait baïllé au maçon Marc Le Comte, le 9 janvier 1569, et celui-ci le rétrocéda à Guillaume de VAubépine, le 15 mai 1570. Guillaume de VAubépine arrondit, en outre, son jardin d’une pièce d’un arpent et demi, qui y était attenante du côté de l'occident, et qu'il acquit, fe 1® juillet 1570, de Benoît Villain, beau-fils et héritier du boulanger Honoré Chevalier.

Le clos de Guillaume de l’'Aubépine lui fut acheté, le 29 juillet 1578, par M° Robert Barat, contrôleur général de l'argenterie du roi, et fut revendu par ce dernier, le 11 mai 1611, au prix de 15,000 livres tournois, à Nicolas Vivien,

Entre les rues du Regard et Cassette.

maître des comptes. Trois jours après, celui-ci abandonna aux Carmes déchaussés, ne leur demandant en retour qu'une somme de 6,550 livres, dont il leur fit d'ailleurs remise le 1% décembre 1612. L'établissement à Paris des Carmes déchaussés avait été autorisé dès le 15 juin 1610, et ils s'installèrent avec tant de rapidité dans leur nouvelle maison, que, une semaine seulement après leur arrivée, le nonce y célébra la messe le 29 mai, en consacrant comme chapelle une salle où les pro-

sée fut, au

testants avaient précédemment tenu leur prêche. Gette chapelle improvi surplus, remplacée immédiatement par une autre, qu'on put bénir le 6 novembre suivant, mais qui ne dura guère, car, le 7 février 1613, on entreprit une reconstruction générale des bâtiments claustraux, et, le 20 juillet de la même année, la reine Marie de Médicis posa la première pierre de la nouvelle et grande église qu'on voit encore (D,

Vers 1625, le couvent des Carmes était la dernière construction du côté sep-

tentrional de la rue-de Vaugirard, et l'on n'a bâti au delà que plus tard.

Mason sans désignation (1578) et sarnin, faisant le coin oriental de la rue Cassette et aboutissant rue Honoré-Chevalier. Elle fut construite sur deux pièces de terre, dont lune contenait deux petites masures et l'autre un jardin clos, et qui furent acquises, le 21 novembre 1561, par Pierre de Valles, de Benoît Villain et de sa femme Jeanne Chevalier, fille d'Honoré Chevalier, ancien possesseur du terrain. Le 9 janvier 1569, Pierre de Valles céda sa propriété au sieur Guillaume de l'Aubépine, et, le 29 juillet 1578, celui-ci la transmit, avec les constructions qu'on y avait élevées, à M° Robert Barat, qui la vendit, le 25 avril 1598. à Simon ie Bossu, maître ordinaire des comptes, duquel elle fut achetée,

La construction de la troisième chapelle des de la rue de Vaugirard, auquel avait été réuni ce-

Carmes dura près de sept ans; elle ne fut achevée lui de la rue des Billettes, devint, en 1789, un lieu

qu'en 1620, à peu près à la même époque que les de casernement, puis une prison pour les ecclésias-

grands bâtiments du palais du Luxembourg. L'édi tiques insermentés; cent di

ept prêtres et digni-

fice fut bénit le 10 mars de cette année par Ch taires de l'église y furent massacrés, le 2 septembre

de Lorraine, évêque de Verdun, et dédié cinq ans et demi plus tard, le 21 décembre 1695, par Éléonor d'Estampes de Valençay, évêque de Chartres, qui y avait élé sacré en 1621.

Le monastère était l'un des plus importants de

Paris : il comptait, au moment de la Révolution, soixante-quatre religieux, dont quarante-deux

prêtres,

et jouissait de revenus considérables. Il possédait une bibliothèque composée de douze mille volumes, et des manuscrits, parmi lesquels on remarquait un exemplaire de la chronique Flodoard. (Voir les Anciennes bibliothèques de Paris, t. If,

On sait que le couvent des Carmes déchaussés

1792, par une bande d’égorgeurs, qui travailla également àla Force et à l'Abbaye. Ces scènes d’horreur, racontées par tous les historiens de la Révolu-

tion, ont élé très-exactement exposées par M. A.

Sorel dans son ouvrage sur le couvent des Carm M. H. Cocheris a décri

«chapelle des Martyrs,» et relevé les nombreuses

son tour, la fameuse

inscriptions commémoralives qui la décorent. (Votes el additions à l'ouvrage de Le Beuf, &. IT, p. 166 et suiv.)

Le couvent et la chapelle des Carmes ont leur histoire depuis le rétablissement du culte; mais cette histoire appartient à la période contempo-

raine. LM T.

RUE DE VAUGIRARD. 327 en 16192, par demoiselle Doulein de Lude. Peu de temps après, elle fut morcelée en plusieurs maisons, parmi lesquelles deux étaient en bordure sur la rue de Vaugirard. La première de celles-ci, formant le coin de la rue Cassette, a eu pour enseigne «le Demy-Lion; » la seconde a été annexée au monastère des Bernardines.

Marsox sans désignation (1595), qui fut ruinée pendant le siége de Paris, et rebâtie, vers l'an 1600, par le sieur de Bonigalle, premier huissier du Trésor. L'héritier de celui-ci, et sans doute son fils, Antoine de Bonigalle, conseiller du roi, la vendit pour vingt mille livres, le 10 décembre 1658, aux Bernardines du Précieux-Sang, et elle a servi de couvent à ces religieuses jusqu'à la suppression des monastères. La rue Madame a été prolongée sur cet emplacement en vertu d'une ordonnance de 1824.

La maison de Bonigalle aboutissait précédemment à la rue Honoré-Chevalier: mais la partie qui donnait sur cette rue, détachée de celle qui avait sa façade sur Ja rue de Vaugirard, forma, dès 1628, trois maisons distinctes U). Acquises successivement par les Bernardines, elles paraissent avoir subi un retranchement destiné à agrandir le jardin du couvent; car la maison où il fut établi n'avait que vingt-six foises et demie de profondeur en 1658, suivant l'acte de vente: or les plans postérieurs indiquent une profondeur d’une douzaine de toises plus considérable.

Maison sans désignation (1595), rebâtie en même temps que la précédente par l'huissier de Bonigalle, et vendue par son héritier, le 10 décembre 1658, à Charlotte de Ligny, dame de Herse. Sur l'emplacement de cette maison il existait, en 1529, une pièce de neuf quartiers qui appartenait à Honoré Chevalier, et qui. en 1231, morcelée en plusieurs lots, était déjà couverte de « maisons manables, »

Mason sans désignation (1595), faisant le coin occidental de la rue du Potde-Fer. Ce même coin de la rue du Pot-de-Fer était formé, en 1529, par le Jjardm de la maison de Michel Raimbaut, lequel était attenant à une pièce de terre contenant neuf quartiers.

Jannin (1542), puis maso sans désignation (1595), formant le coin oriental de la rue du Pot-de-Fer. Gette propriété faisait d’abord partie d’une pièce de cinq quartiers, dépendant de la grande maison de Henry du Verger aboutissant à Îa rue du Vieux-Golombier. En 154», elle appartenait à Me Michel Raimbaut, héritier des Du Verger par sa femme Catherine, et, en 1628, elle était au président Brion. Elle passa ensuite au fils de celui-ci, à M° Francois Pingré et à Pierre-Nicolas Aunillon, premier président à l'élection de Paris, duquel elle fut achetée, au mois d'avril 1738, pour l'établissement des Filles de l'instruction chré-

( L'une de ces trois maisons, celle du milieu, thieu Lenain , sieur de la Jumelle, peintre du roi. Les fut vendue, en 1658, par Antoine Bonigalle à Ma- Bernardines n'en firent l'acquisition qu'en 1077.

Entre lesrues du Pot-de-Fer et Férou.

Eutre

les rues Férou et Servandoni.

Eutre ervandoni

ancière

tienne. Elle paraît s'être étendue, dès l'origine, jusqu'à la ruelle de l'impasse Férou. Comme la suivante, elle provenait d’un morcellement de l'ancien clos Lorin-Gauldry. (Voir Rue Férou.)

Graxo garmin faisant le coin occidental de la rue Férou. II contenait environ un arpent et un üiers, et devait exister déjà en 1549. Il appartenait, vers le commencement du xvn siècle. à Nicolas Bollard, sieur de Cressé, avocat au Parlement. Par sentence du 11 octobre 1630, ce jardin fut divisé entre les religieuses du Calvaire, qui en avaient acquis la moitié par indivis, le 17 août 1627, et Fiacre Bollard. un des deux héritiers de son père. Suivant le partage, effectué le 1 août 1631, la moitié orientale échut aux religieuses, desquelles elle fut achetée, le 28 août 1640, par le sieur de la Vergne; la moitié occidentale demeura à Fiacre Bollard. Ce dernier lot fut plus tard morcelé; sur une de ses deux parcelles. celle du couchant, fut élevé l'hôtel d'Elbeuf ou de Kerveneau, et sur l'autre. l'hôtel de Montataire. L'hôtel d'Elbeul aboutissait dans l'impasse Férou.

Maisox sans désignation (159b), faisant le coin oriental de la rue Férou. En 1626, elle était séparée de la maison du Fer-à-Cheval, formant le coin occidental de la rue Servandoni, par une autre maison dont nous n'avons point constaté

l'existence au xvi° siècle.

Maisox sans désignation (1595), faisant le com oriental de la rue Servandoni. En 1628, il y avait, entre cette maison et la suivante, une maison intermédiaire dont nous n'avons point non plus trouvé, au xvr siècle, d'indication intelligible. Il existe bien, dans les archives de l'abbaye, plusieurs actes relatifs aux terrains de cette région et aux maisons qu'on } bâtissait vers 1530; mais nous n'avons pu faire l'application des renseignements fort obscurs que ces documents contiennent.

Musox sans désignation, faisant le coin occidental de la rue Garancière. Elle existait déjà en 1531, et avait été bâtie par Jean Allain sur l'emplacement de l'ancien pressoir bannier de l'Abbaye lt, indiqué, en 1523, comme étant encore une place vide. Elle appartint ensuite à M Pierre Mesme. Elle éfait énoncée «un «jardin clos de trois quartiers, » lorsqu'elle fut cédée, le 15 juillet 1583, par M: Denis Grasseteau au duc de Luxembourg, dont le fils la vendit, le 2 avril 1619. à la reine Marie de Médicis, en même temps que le grand hôtel de l'autre côté de la rue. Dans l'acte de vente, la maison est déclarée aboutir sur les rues de Vaugirard, Garancière et du Fer-à-Cheval, c'est-à-dire à la rue Servandoni, ce qui impliquerait qu'elle avait une issue sur cette dernière voie; mais les autres documents ne font point mention de cette circonstance. La maison du coin de Îa

La création des pressoirs banniers des Halles de la Foire est probablement la cause de la suppression de celui-ci.

RUE DE VAUGIRARD. 329 rue Servandoni à été ensuite une dépendance de Fhôtel du Petit-Luxembourg et a passé pareillement à la duchesse d'Aïguillon ainsi qu’à la princesse Anne, palatine de Bavière. Celle-ci la fit rebâtir pour y placer ses écuries et ses cuisines, et parait en avoir augmenté la surface de deux maisons, acquises l'une le 11 juillet 1678, et l'autre le 14 août 1710.

Maison sans désignation (1595), faisant le coin oriental de la rue Garancière. Cette maison fut bâtie après la reddition de Paris, sur l'emplacement de deux autres qui avaient été ruinées pendant le siége.

Mason pe L'Imace Sanr-Lours, déjà divisée en deux, vers 1599, et contiguë à la maison faisant le coin occidental de la rue de Tournon. Ainsi que la précédente, cle provenait d’un morcellement de cette dernière.

Jarpin ou Maison faisant le coin oriental de la rue de Tournon et le coin occidental de la rue de Condé. (Voir à l'article de cette rue.)

Maison pu Heaume, faisant le coin oriental de la rue de Condé. (Voir rue de Condé.)

Jarnix d'environ un arpent (1531), qui appartenait à l'église Saint-Benoît et que le censier de 1547 énonce comme ayant été «naguères en voyrie et non val- «leur.» H était absorbé dans l'hôtel de Gondi avant 159.

Maison sans désignation (1595), de laquelle dépendait un grand jardin, et qui doit avoir eu pour origine un morcellement de la propriété suivante. Le jardin faisait partie de l'hôtel de Gondi avant 1595.

Gran e1os ou Jarnin (1523), contigu à la maison faisant le coin de la rue Monsieur-le-Prince (), et s'étendant derrière les maisons en bordure sur cette rue. Ï appartenait à Ange Coignet et formait une grande partie de sa pièce de cinq arpents, dont le reste était occupé par les maisons bâties le long de la rue sur les bas fossés. Il s'étendait vers le nord jusqu’à la maison que Coignet avait dans cette rue, et offrait ainsi une profondeur d’au moins quatre-vingts toises. A la fin du xvr siècle on y avait bâti, du côté de la rue de Vaugirard, une habitation qui subsista longtemps après qu'on en eut annexé les jardins à l'hôtel de Gondi, car elle semble se confondre avec la maison du Peut-Bel-Air, achetée par le prince de Condé le 18 août 1703.

® Ou à la partie postérieure d’une maison attenante à celle du coin. ( Voir rue Monsieur-le-Prince. )

lil La

Entre les rues

rancière et de Tournon

Entre les rues de Tournon et de Condé

Entre les rues de Condé et Monsieur-le-Prince

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