RUE DU CANIVET
La rue du Camivet commence à la rue Servandoni et finit à la rue Férou.
Cette rue, percée à une époque que nous ne pouvons préciser, mais très-probablement peu après 1550, n'apparaît, en tout cas, qu'un peu plus tard, car la plus ancienne indication que nous en ayons rencontrée se trouve dans le censier
( L'enseigne de cette maison, sculptée en bas-relief dans le siècle passé, existe encore au moment où nous écrivons.
Dodo lon Be hole
ass tee
de 1595. Elle y est énoncée «rue des Fossoyeurs,» tandis que la vraie rue de ce nom y est appelée rue des Gordiers. On lit rue du Canivet dans le censier de 1628 et dans tous les documents postérieurs, qui ne fournissent d'ailleurs aucune donnée sur l’origine de cette désignation. Un canivet étant une sorte de canif, on suppose volontiers qu'elle provient d'une enseigne du Ganivet; mais il n'y à jamais eu, que nous sachions, de pareille enseigne dans cette rue, ni même dans aucune autre. Nous croyons devoir indiquer une étymologie fort différente. D'après le censier de 1595, les deux seules maisons ayant leur façade dans la rue appartenaient au tailleur «Jehan Caminet;» or ‘il est extrêmement vraisemblable que le copiste du cueilleret a écrit par erreur Jean Caminet au lieu de J. Cainivel ou Canivet. Rien, en ellet, n'est plus commun que de semblables méprises; nous constatons, en outre,.que, au xvi siècle, l'abbaye comptait parmi ses vassaux un # Nicolas Canyvet.» charpentier de bateaux, à la famille duquel pourrait avoir
appartenu le tailleur au nom douteux.
CÔTÉ MÉRIDIONAL
JUSTICE ET CENSIVE DE L'ABBAYE
Le côté méridional de la rue du Ganivet était bordé, au xvi siècle, par Île flanc d'une maison: aboutissant sur les rues Servandoni et Férou. Gette maison
avait son issue sur la rue du Canivet en 1628, et elle a été morcelée depuis, de
facon à former, le Jong de la rue du Canivet, deux propriétés distinetes.
CÔTÉ SEPTENTRIONAL
JUSTICE
ET CENSIVE DE L'ABBAYE
Deux maisons sans désignation (159b), dont la première faisait le com de la rue Férou. et la seconde celui de la rue Servandoni(?). Ge sont ces déux maisons qui appartenaient au tailleur Jehan Caminet; en 1628, comme de nos jours.
elles constituaient déjà trois maisons différentes.