CONTINUATION DE LA RUE DU COLOMBIER
DU CÔTÉ SEPTENTRIONAL
Quarre Maisons sans désignation (1505), dont la dernière faisait le coin occi- Ÿ 8
(® Les titres relatifs aux propriétés du Petit-Pré- moire touchant la seigneurie du Pré-aux-Cler
aux-Cleres se trouvent aux Archives nationales, car- appartenante à l’Université de Paris, pour servir ton S 6188, et ils ont élé résumés dans lopuscule d'instruction à ceux qui doivent entrer dans les charges anonyme publié, en 1694, sous le titre de Me- de l'Université, in-h° ; Paris. Get opuscule, récem-
dental de la rue de l'Échaudé, et qui furent élevées sur un terrain d'environ trente et une perches, baillé à bâtir, le 17 février 1541, au libraire Jean Longis. Les deux dernières de ces maisons eu formaient trois vers 1680 et n'en constituent
, . , . ET lus qu'une aujourd'hui.
La rue du Vieux-Colombier commençait autrefois à la rue du Petit-Bourbon (partie occidentale de la rue Saint-Sulpice), et finissait, comme aujourd'hui, au carrefour de la Croix-Rouge. Elle à maintenant son point de départ à Fouest de la place Saint-Sulpice.
Le nom de cette rue provient d'un colombier qui appartenait probablement aux moines de l’abbaye, lesquels, d'ailleurs, ne semblent pas avoir monopolisé le droit d'en posséder dans leur fief. Le censier de 13h mentionne la « masure du «+ Colombier, » que nous croyons avoir été voisine du carrefour. On l'appelait encore en 1547: «le lieu appellé le Coulombier et carrefour du Jeu de boulle. » Le rôle de la taille de 1299 renferme un article consacré aux contribuables de la «rue du Colombier; » elle est souvent indiquée par la formule «au Colombier, » et n'a commencé à être dite rue du Vieux-Colombier qu'au xvuf siècle, quand Fexistence d’une voie homonyme, devenue importante, a suggéré l'idée d'établir une distinction entre les deux.
Par suite de la proximité du territoire de Cassel, la rue du Vieux-Colombier a été parfois appelée «rue ou chemin de Cassel» (1/11). Dans un contrat de 1453, on la voit nommée « rue de Cassel, dite du Colombier; » dans d’autres pièces, « ruelle + par où l'en va par devant l'ostel de Cassel, en alant du chemin de Vaugirart (rue + du Cherche-Midi) devers Saint Soupplice » (1388); vicus per quem itur ad Sanchum Sulpittum (1272), et, si nous ne nous trompons, via per quan itur de Sancto Sulpicio apud Vallem-Viridem ® (1563). La rue a porté également les dénominations suivantes : + chemin qui va à Saint Supplice» (1/09); « Grant rue Sainct Sulpice » (1509, 1594); crue Sainct Sulpice» (1521); «rue qui vient de Sainct Supplice “à la Tuillerie» (1453); rue du Puys» (1360) ou «du Puys de Mauconseil> (1506, 1514); œrue de la Maladerie» (1414); «rue qui tend de la Maladerie à
# Sainet Sulpice» (1522). Mais la dernière de ces désignations s'appliquait seule-
went réimprimé dans les Variétés historiques de Midi et du Regard, ainsi qu'avec la rue du Pot-de- M. Éd. Fournier, est l'œuvre d'Edme Pourchot, Fer, elle conduisait effectivement de Saint-Sulpice recteur de l'Université. Dans ce travail, d'ailleurs à Vauvert. D'ailleurs, le terrain énoncé, dans la fort intéressant, se sont glissées plusieurs erreurs charte de 1267, comme attenant à la voie menant
que la comparaison avec les documents originaux nous a permis de rectifier. *
Communiqnant avec les rues du Cherche-
de Saint-Sulpice à Vauvert, est celui qu'on appela plus tard le clos Férou, et qui faisait le coin de la rue du Vieux-Colombier.
RUE DU VIEUX COLOMBIER. 71 ment au tronçon oriental de la rue, lequel est, en outre, énoncé rue des Champs dans certains titres des années 1509, 1920 et 1524, qui sont tous relatifs à la maison du seigneur de Villacoublay.
Ce manoir, qui faisait le coin des rues du Vieux-Colombier et des Canettes, est décrit comme ayant sa façade sur Ja rue Saint-Sulpice (des Canettes) et son flanc sur la rue des Champs. ne faut donc pas admettre, avec Jaillot, que la rue du Gindre représente la rue des Champs. Cette dernière rue avait été ainsi dénommée parce que, pendant bien longtemps, il n'y eut guère au delà, dans la direction du midi, que des terres en culture, sans groupes de maisons.
Le puits de Mauconseil, que l’on nommait aussi «puits de l'église Saint Sulcpice» (1473), était situé en face de la rue des Canettes; il existait encore au milieu du xvi siècle, et on le trouve déjà mentionné dans le rôle de la taille
de 1296.
CÔTÉ MÉRIDIONAL
JUSTICE
ET CENSIVE DE L'ABBAYE
Maison sans désignation (1521). faisant le coin occidental de la rue Férou. Le terrain qu’elle occupait, avec la suivante, dépendait du clos Férou, et était en nature de jardin. Dans une transaction de 1525 relative à ce clos, elle est dite «de présent appellée la maison Todissée.» Vers 1539, elle était possédée par Guillaume Audrant, protonotaire du Saint-Siége. En 159, elle est mentionnée comme appartenant aux «hoirs Estienne Faron (sic), nommez messieurs les « Boullardz.» Elle était, en 1628, la propriété de Robert Fusée, sieur d'A: qui, le 9 septembre 1655, la vendit à Michel Le Boutiller, dit La Plante, mar-
chand de vin à l'enseigne de /a Nouvelle Plante. Elle fut acquise, le 23 janvier
1730, par la fabrique de Saint-Sulpice, et son emplacement a servi à l'agrandissement de l'église.
Mason sans désignation en 1591, puis De l'Imace-Sanr-Pierre-au-PavizzoN (1595), qui appartint également à Étienne Férou. Vers 1698, elle était divisée en deux parties, dont la première a eu pour enseigne les Trois-Justes (1687), et fut vendue, le 28 août 1724, à la fabrique Saint-Sulpice. La seconde maison a eu pour enseigne les Trois-Poissons (1628-1643), puis le Pied-de-PBiche (1683- Deux maisons sans désignation, dans l'une desquelles était une étable à pour-
17b0), et a été cédée aux marguilliers de Saint-Sulpice, le 9 décembre 1 Te
ceaux, vers 1523. Judas Beaufils, «sieur de Rinarenne, » après les avoir rebâties,
Entre les rues Férou et du Pot-de-Fer
Eutre lesrues du Pot-de-Fer
1 du Gindre
Entre es ruës du Gindre
et Casselle
en fit don à Daniel, seigneur de Cernay, et celui-ci, le 30 avril 1547, les vendit à Gilles Bourdin, avocat, puis procureur général au Parlement. Elles sont dites être, l'une petite et l'autre grande, dans l'acte du 12 octobre 1643, par lequel d'Es-
dligny et président aux Enquêtes du Parlement. Elles furent acquises pour la fon-
Gilles Bourdin. s° de Genouilly, les donna en échange à Blaise Méliaud, J Le]
dation du grand séminaire Saint-Sulpice, le 27 mai 1645. Nousne savons rien de positif sur leur profondeur; mais il est fort probable qu'elles s'étendaient jusqu'au terrain où s'éleva, dans la suite, le petit séminaire.
Granog maison sans désignation, faisant le coin oriental de la rue du Pot-de-Fer et aboutissant à la rue de Vaugirard, après avoir d’abord abouti à la maison précédente. Elle fut bâtie, vers la fin du xv° sièele, par le boulanger Henry du Verger, et fut donnée, le 3 juillet 1515, par sa veuve Marguerite à leur fils Jean du Verger, qui exerçait le même métier que son père. Honoré Chevalier la posséda ensuite du chef de sa femme, fille de Jean du Verger. Elle était alors fort délabrée. et le nouvel héritier la morcela de telle sorte qu'elle forma, le long de la rue du Pot-de-Fer, plusieurs propriétés, dont nous n'avons jamais trouvé le détail. La partie qui faisait front sur la rue du Vieux-Colombier constituait, en 1698. trois maisons distinctes, dont deux furent achetées par le séminaire Saint- Sulpice, le 15 septembre 1655. La troisième, celle du coin, large de quatre toises et demie, fut acquise par le séminaire, le 18 septembre 17 8; mais elle n'y fut point absorbée comme les autres, et elle a subsisté jusqu'à la destruction de
l'établissement,
Mason sans désignation (1523), faisant le coin occidental de la rue du Pot-de- Fer, Le terrain de cette maison parait avoir encore été en culture vers le commencement du xvi siècle.
Mausox sans désignation, qui, en 1593, dépendait de la précédente. Toutes deux occupaient une superficie d'environ un demi-arpent, et, après avoir appartenu à Pierre de Bresme et à Millet Perrot, elles furent possédées par les hoirs de ce dernier, ainsi que la maison suivante.
Mausox sans désignation (1523), faisant le com oriental de la rue du Gindre, et attenante auparavant à des terres en culture. Antérieurement à 1595, elle avait déjà subi deux morcellements dans le sens de sa profondeur; ce qui en subsistait. sur la rue du Vieux-Colombier, était divisé en deux parties dès 1628.
Mason sans désignation (1586), faisant le coin occidental de la rue du Gindre. Elle fut donnée à l’église Saint-Sulpice par Jean Lemaire, dont le testament est
daté du 5 octobre 1617. Le terrain occupé par cette maison et par celles qui
suivent, jusqu'à la rue Cassette, était encore cultivé vers 1529. La pièce de cinq
quartiers, qui avait existé en cet endroit, était déjà couverte de maisons en 12)9.
RUE DU VIEUX COLOMBIER. 73 Maisons qui sont dites, en 1595, appartenir aux héritiers de Jean Martin. voyer de l'abbaye Saint-Germain, et qui, en 1628, étaient au nombre de quatre. La deuxième a eu pour enseigne le Compas-Couronné (1641), puis le Barillet (1663). Elle fut donnée, le 15 septembre 1663, par la dame Rousseau aux Filles de lInstruction chrétienne. Elle avait été bâtie sur une place contenant quatorze pieds et demi de largeur dans œuvre, par devant, sur quatorze toises deux pieds de profondeur, place cédée, le 14 décembre 1 1979, par Marin Loret à Fourey Lefèvre, et provenant d’un morcellement de la maison de Loret, laquelle constituait la première des quatre. La troisième maison a eu pour enseigne la Croix-Verte (1628-1687). Elle est aussi mentionnée en 1579, mais nous ne savons si elle était alors distincte de la quatrième. Avec celle-ci et la deuxième, elle a été absorbée dans l'établissement des Orphelins de la paroisse Saint- Sulpice.
Deux maisons sans désignation Ê 59).
Maisons sans désignation en 159 , puis «pu Mycrox von» (1628-1687), faisant le coin oriental de la rue Ca
sette.
Musox sans désignation en 1523, puis «ne La Pyen (1595-1698), faisant le coin occidental de la rue Cassette. Dans la première moitié du xvi siècle, elle renfermait les deux suivantes :
Maison sans désignation en 159.
Mason ou « Porre-Ensrrene » (1595).
Maisox pe za Tour (1595) ou Tour-v'Ancer (1698).
Tunene, puis cos Cnérapame, faisant le coin oriental de la rue du Cherche- Midi. La tuilerie située sur ce point existait déjà en 1414, et il y avait alors à l'encoignure de la rue du Cherche-Midi «une haulte maison. » Au commencement du xv° siècle, elle s'appelait la Vieille-Tuilerie ou la Tuilerie-Bailly, du nom d'un de ses propriétaires, mort avant 1522, et elle contenait environ un arpent, plus cinquante perches situées derrière. Le lieu appartint ensuite à «scientiflicque per- «sonne M° Jehan Chéradame, professeur des trois langues, c’est assavoir : grec « hébraïcque et latin W. » Le censier de 1536 consacre un article à ce personnage, à cause de sa maison, «qu'il a de nouvel fait bastir, avec galleries, estuddes, “cour, caves et jardin, dedans lequel jardin il a, ceste année, fait bastir, sur ung «petit mont environné de arbres, une petite maison pour servir à se aler recréer “aux escolliers;» le tout «anciennement appellé la Vieille-Tuilerie et de présent le « Colléve de ?, Academye Chéradame. » D’ après le censier de 1595, le clos Chéra- :
dame, considérablement augmenté puisqu'il renfermait alors quatre arpents, était
Jean Chéradame, savant français, originaire des dictionnaires et des grammaires. [l tenait évid’Argentan, vivait au commencement du xvr' siècle. demment, dans sa maison de la rue du Vieux-Co- I fut un des premiers professeurs de grec au collége lombier, une sorte de pédagogie d' enseignement Royal. On lui doit plusieurs ouvrages, notamment supérieur. — L. MT.
Lan nd.
PRE rs
possédé par un nommé Bouchardeau, qui y avait construit plusieurs maisons. En 1698, ces maisons, sur la rue du Vieux-Colombier, étaient au nombre de deux, et celle du coin avait pour enseigne la Croix-Blanche. À la même époque, d'autres maisons, le long de la rue du Cherche-Midi, couvraient l'emplacement du elos, dont les limites vers le midi sont toujours confuses par suite des fausses énon-
cialions des titres, et sur la transformation duquel les documents font défaut.
CÔTÉ SEPTENTRIONAL
JUSTICE
ET CENSIVE DE L'ABBAYE
Entre le carrefour TuLeRiE, puis MAISON DES Quarne-Venrs (1595), faisant le coin du carrefour de de
la Croix-Rouge
la Croix-Rouge. (Voir Rue du Four.) ét) Partie postérieure de la Masox ne L'lnaér-Norre-Danr, située rue du Four. C'était une propriété distincte, dès le commencement du xvu° siècle, et Adrien Drappier, qui Facheta de Jean Cabry, le 16 juin 1603, la donna, le 12 mars 1626, à l'hôpital des Petites-Maisons. Elle a été rebâtie ensuite en deux, puis en quatre maisons.
Partie postérieure des maisons pe La Vigizze-Foxrane et ne LA Fonrane, ayant
leur principale entrée rue du Four.
Maison sans désignation en 1523, puis pu Grin-Freunt (1623), faisant le com occidental de la rue Beurrière. Ainsi que les deux précédentes, elle fut élevée sur la place vendue, en 1511, à Vaucombert; nous en avons parlé à l’article de la rue Beurrière.
Partie postérieure de la muson pe za Conne-ve-Crr, faisant le coin oriental de la rue Beurrière. Elle était tout à fait distincte de cette maison, à la fin du xwr siècle, et bientôt après elle a formé deux ou trois propriétés différentes, dont l'agencement est devenu méconnaissable par suite des modifications radicales qui furent apportées dans la disposition du lotissement, à l'occasion du percement de la rue Guillemin.
Mason sans désignation (1595), où fut établi, en 1651, le couvent des Filles de la Miséricorde. Les titres de cette communauté ne remontant pas au delà de 1630, il est impossible de constater si la maison qu'elle occupait représente , comme cela est vraisemblable, certaine propriété d'environ trois quartiers de superficie, laquelle était, vers 1593, intermédiaire entre la maison du coin de la rue Beurrière et la maison du coin de la rue des Canettes.
Masons sans désignation (1595), contiguës à celles du coin occidental de la rue
RUE DE L'ANCIENNE COMÉDIE. nf des Canettes. Ces maisons, probablement au nombre de deux, ont été abattues pour l'agrandissement de l'Académie de Vaudreuil, et il ne reste plus de trace appréciable de leurs limites du côté de lorient, Du temps de François I”, il y avait sur le même emplacement une grange enclävée dans la grande maison faisant le
coin de la rue des Canettes.