RUE DE L’ANCIENNE-CO
La rue de l’Ancienne-Comédie commence à la rue de Bussy et finit à la rue des Boucheries (de l'École-de-Médecine).
Ancien chemin ménagé le long des fossés de la ville, cette rue s'est appelée « la rue Neufve du fossé» au commencement du xvi° siècle, et, depuis, la vue des Fossés-Saint-Germain; mais elle n'avait d'abord aucun nom particulier, et on la désignait par les appellations suivantes : «sur les fossez,» «chemin par lequel «l’on va sur les fossez de ladite ville» (1502), et «chemin allant à la rivière de «Seyne et au Pré aux Clercs» (1507). Un titre de 1560 l'énonce «la rue ou «chemyn qui est sur les fossez, entre les portes Sainct Germain des Prez et de r Bussy; » c'est à cette époque, en effet, que le chemin se transforma en rue. Les inventaires de l'abbaye mentionnent, à la date du 21 janvier 1560, le procèsverbal de Toussaint Villette, voyer du monastère, « pour faire l'alignement de la
«rue des Fossés, entre la porte de Bussy et celle de Saint-Germain. » Le côté occi-
dental de la voie était alors et depuis longtemps bordé de constructions, tandis que le côté oriental n'était qu'imparfaitement bâti. Circonstance assez surprenante, il paraît que, de ce dernier côté, il avait existé une fontaine, dite «la fontaine « des fossez Sainet Germain» en 1521. Elle était moins rapprochée de la porte de Bussy que de la porte Saint-Germain, et nous ne l'avons vue indiquée qu'en
1591 et 15923.
CÔTÉ ORIENTAL
AROISSE SAINT-SULPICE.
JUSTICE
ET CENSIVE DU PARLOIR AUX BOURGEOIS
Maison sans désignation (1610), contiguë à la maison faisant le coin de la rue Saint-André-des-Arts. Elle fut abattue en 1589, et rebâtie sur le même terrain, baillé par le Prévôt des Marchands, le 5 août 1605, à Jean Thibaut, fils de celui qui la possédait lorsqu'elle fut démolie. Elle avait pour enseigne + l'Eseu Daulphin »
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en 1614; sa profondeur était d’abord d'environ sept Loises et demie par le milieu; mais, comme les deux maisons suivantes, elle fut augmentée, le 11 août 1614, d’une partie du fossé, ce qui lui donna les proportions qu'elle présente aujourd'hui. Mason pe L'Inags-Sanre-Grxeviève (1578-1635). Elle fut ruinée pendant le siége de Paris, et ce qui en restait fut baillé, le 1 4 août 1604, au nommé Nicolas Caron, qui la reconstruisit.
Maison sans désignation (1610), élevée sur un terrain large de trois toises et profond de cinq, que Jean Pichard prit à bail le 10 novembre 1578. Abattue pendant le siége de Paris, elle fut remplacée par un autre bâtiment construit sur un terrain large de cinq toises et demie, que Nicolas Dubois acheta le 26 septembre 1606.
Deux maisons sans désignation (1610), bâties sur une place dite large de quatre toises et demie) et profonde seulement de trois et demie, qu'on bailla à Simon
Turpin, le 24 mars 1607. Au xvr siècle, sur l'emplacement de ces maisons, il
existait deux autres constructions contiguës, qui furent détruites en 1589 et dont nous ignorons les dimensions. La première était attenante à celle de J. Pichard.
Mason sans désignation, bâtie sur une place large de trois toises, baillée au nommé Cheveneu, le 1* juin 1607, et sur une autre place large d'environ deux toises et un quart, qu'il avail acquise de Jean Lepaintre, le 22 mai précédent. La profondeur de cette maison et de la suivante fut augmentée en 1632.
Mason sans désignation (1610), construite sur la seconde moitié d'un terrain large de quatre toises et demie, baïllé à Jean Lepaintre, le 18 mai 1607; l'autre
moitié fut comprise dans la maison précédente.
Maisox sans désignation (1610), bâtie sur une place large de trois toises, cédée
à Louis Billonneau, le 18 décembre 1607, et formant la moitié d'une place large de six toises et profonde de cinq, baillée à Guillaume Clément, le 24 no-
vembre 1607. Gette maison et les deux précédentes sont actuellement réunies et forment celle du café Procope. Procope Coutraux les acquit les 8 octobre 1695, 13 août 1699 et 21 décembre 1740.
Mason ou Sozmi-n On (1616), bâtie sur une place large de trois toises, que Guillaume Clément retrancha de la sienne, le 28 novembre 1607, au profit d'Étienne Miot. Elle fut augmentée, le 14 juin 1617, d'un terrain de quatre toises et demie de profondeur et de quatre toises de largeur, qui s'étendait un peu derrière la maison suivante. !
Trois maisons sans désignation en 1610, dont la dernière a eu l'enseigne de La Courowe-»' On. en 1620. Elles furent élevées sur trois lots de terrain, larges chacun de trois toises, et baillés, le premier, le 26 novembre 1607, à Pierre Clavier; le
deuxième, le 24 novembre 1607, à Jacques Geoflroy, et le troisième, le 27 no-
I faut probablement lire cinq toises et demie,