‹ Topographie historique du vieux ParisChapitre 46 sur 202 · E DE L'ABBAYE · texte numérisé non relu

E DE L'ABBAYE

Jannis (1517) faisant le coin de la rue de Vaugirard et aboutissant rue de Tournon. Il fut vendu par Robert Thierry à Jean Bruneau, le 8 janvier 1518; à la fin du xwi siècle, il était, en pare, remplacé par une maison, qui appartint ensuite au maréchal d'Añcre, et où ce dernier plaça ses écuries. Cette maison ayant été confisquée, le 8 juillet 1617, fut possédée par la reine Marie de Médicis el vendue, le 6 septembre 1657, à Armand de Peyre, comte de Troisvilles, d'où est venu le nom d'hôtel de Troisvilles ou Tréville, qu'elle à longtemps porté.

Mason pe L'Imace-Sainre-Banpe (15 3-1 534), aboutissant rue de Tournon. Vers 1595, elle appartenait au conseiller au Parlement « Coustel 0). » Il semble qu'elle dépendait de la précédente, en 1581.

Maison sans désignation en 1523, dite pu « Cnevar-n Era» en 1581, et abouüissant rue de Tournon. Elle fut acquise par le roi du nommé Pierre Spine, qui y avait fait élever un bâtiment propre à la fonte d'une statue équestre, confiée au sculpteur florentin Jean Francisque. Les Archives curieuses renferment'à ce sujet l'article que voici, extrait des comptes royaux : «28 avril 1531. À Pierre Spine, «la somme de 3,890 livres tournois, que le Roy lui a ordonné et ordonne pour

«son remboursement de pareille somme qu'il a advancée et fournie par ordon-

:nance verbale du dit seigneur pour faire construire le cheval de fonte que icelluy

*selpneur à ordonné estre faict par Jehan Francisque, Fleurentin, maistre sculp-

‘teur, lequel besongne ès faulxbourg Saint Germain des Prez lès Paris. Ces!

‘assavoir, pour l'achapt d’une maison pour faire le dit cheval et loger icelluy “maistre Jean Krancisque et son train, la somme de 500 livres tournois. et

: : . Ta «290 livres tourn. pour le bastiment de la granche qu'il a convenu faire pour

:ses besongnes. Plus, pour dix milliers de cuyvre fourni au dit maistre Jehan « Francisque, à raison de six vingt cinq livres tournois le millier, dont il est de- «meuré de reste jusques à près de trois à quatre milliers, duquel cuyvre s'en

« pourra faire la statue qui sera sur le dit cheval, douze cens cinquante livres. Et

! Le catalogue de Blanchard ne mentionne blée compta encore parmi ses conseillers Antoine

qu'un Jacques Cotel, r

u conseiller au Parlement Cotel, auteur de poésies légères, né à Paris en

de Paris le 1° mars 1595. Cependant cette assem- 12bo et mort en 1610.

Entre les rues de Vaugirard et du Petit-Lion

sat mage Se «see +"

«la somme de 1.850 livres tournois, Lant pour le vivre d'icelluy Francisque et de F } q

«son dit train, que pour faire la fonte du dit cheval 0,»

Par lettres patentes délivrées à Tournan-en-Brie, au mois de juillet 1539,

Francois [* fit don de cette maison à l'illustre poëte Clément Marot, pour ses

«bons, continuelz et agréables services. » Ï

«une maison, grange et jardrin (sic), le tout encloz de murailles

pra propriété est énoncée dans les lettres :

en la rue du

- Cloz Bonneau; ouquel lieu a esté fondu ung grant cheval de cuivre que nous }

“avons faict faire P); laquelle maison et jardrin a esté, pour cest effect, ey-devant

“acquise par nostre commandement de M° Jehan Bymont, presbstre, et Pierre

« Espine 6). » La maison du Cheval-d’Airain fut possédée, du temps de Henri IE,

par Guillaume d'Elbenne. conseiller au Grand Conseil, et, du temps de Henri IV,

par Maillet, seigneur de Losson.

Mason

sannis sans désignation (1523), aboutissant rue de Tournon. En

1593, elle appartenait au président Barjot®, et, comme celui-ci était alors

«absent et tenant le party contraire, » les Échevins la louèrent, le 12 février de

celte année, à Catherine Rochefort, veuve de Jean Catin, chaufle-cire de la chan-

cellerie. La partie centrale de la maison s'appelait, en 1681 et 1727, l'hôtel de

Caderousse, et l'extrémité contiguë, vers le nord, était désionée sous le nom

d'hôtel de Valois.

Deux Maisons énoncées, en 1023, comme une seule, et contenant deux jeux de

paume. La première parait avoir été un jardin en 1599, et toutes deux aboutis-

saient d'abord rue de Tournon. Le terrain de la seconde de ces maisons, conte-

nant environ un quartier et une perche, fut baillé, en 1510, à Pierre

Archives curieuses, 1" série, t. IE, p. 85.

Le texte des lettres patentes, qui ont élé signalées par M. de Fréville (Athenœwnm du 19 mai 1855), se trouve dans le registre des Archives coté JJ 254, n° 301. On ignore ce qu'était ce che-

val de bronze fondu par ordre de François [, et

quelle en fut la destinée. Il parait que l'artiste qui l'exéeuta eut un collaborateur, ou plutôt qu'il était aussi connu sous un nom autre que celui de Jean Francisque, car nous avons trouvé dans les acquits au comptant une pièce contenant l'article suivant :

1 Francois Roustien, sculpteur, lequel fact

«le grant cheval de cuivre, à Paris, pour sa pen- +sion de sept mois entiers, commencez le premier -jour de juing mil v' xxx et finissant le dernier -jour de décembre ensuivant, à © 1. tournois par # mois : appoinelé moilié sur le quartier de juillet «et l'autre moitié sur octobre, novembre, décembre #prouchain venans. Pour ce vn°L.r (Arch. nat.

Pommier.

L'article du censier de 1547 est ainsi conçu : «Des ayans cause de Clément Marot, par donnation «à luy faiete par le Roy, nostre sire; qui estoit ou «lieu dudict feu Pierre Spine; lequel Spine avoit resté en la place de maistre Pierre Vymont , banc-

#quier, qui avoit esté où lieu de la vefve et héri-

«tiers feu Hector Hardoyn , en son vivant tonnelier,

-demourant à Paris, rue de la Huchette: pour une +aullre maison et jardin assis en ladicte rue Neufve, où, puis naguères, le Roy, nostre diet seigneur, -y feist faire ung cheval d’arain. Gontenant ledict “lieu demy quartier, que ledit Hardoyn acquisl -dudict maistre Jehan Guichard.» (Arch. nat. reg. LL 1195, fol. 140 v°.)

Apparemment Philibert de Barjot, qui, comme son frère Claude I de Barjot, mort peu après 1579, fut premier président du Conseil d'État. I se montra fidèle au parti du roi pendant la Ligue. C'est l'auteur de la branche des Barjot

d'Auneuil.

RUE DE CONDÉ. 85 Celui de la première paraît avoir élé baillé, en la même année, au nommé Baudart.

Mason sans désignation (1523), qui aboutissait d'abord à une place vide; elle est énoncée comme ayant dix-neuf toises deux pieds de profondeur sur huit de largeur. En 1531, elle appartenait à Michel Dumayne, «orloger du Palais. » Le terrain en avait été baillé à Jean Motu, le 27 mai 1510.

Mason pe L'Aventure (1522) el pe LA Pouus-ne-Pin (1628). Le terrain, contenant huit toises sur seize, en fut baillé, le 10 décembre 1510, au nommé Jacques Canefitte.

Jannix (1523), puis Mason sans désignation en 1547, et pes Drux-Baizes en 1595. Elle contenait huit toises de largeur sur seize de profondeur, et le terrain en fut baiïllé à Philippe Leroy, le o décembre 1510.

Mason sans désignation en 1523, puis ou Bauer (1543) et du Soreti-Baxvé (1 628).

Mason sans désignation en 1523, puis pu Penr-Crocrix (1568-1727).

Maison sans désignation en 1523, puis Du Penr-Écu (1568), faisant le coin méridional de la rue du Petit-Lion. Avec les deux maisons précédentes, elle fut élevée sur une place vague, qui avait été baillée à Thomas Vaucombert, le 27 février 1510 (1514), et qui mesurait dix-huit toises de face sur les deux rues. Ces dimensions ne sont plus les mêmes aujourd’hui; mais on les rétablit en supprimant la brisure de l'alignement actuel. On crée alors un autre alignement qui prolonge en ligne droite celui du reste de la rue; d'où il semble résulter que la brisure ne remonte point à 1511. Cependant, lorsque, le 31 décembre 1515, Vaucombert retrancha de sa propriété, au profit des brodeurs chasubliers J. Jouan et Cardin, le jardin où ceux-ci bâtirent les deux maisons du Petit-Crucifix et du Petit-Écu, ce jardin avait quinze toises de profondeur; ce qui prouve qu'à cette époque l'alignement était

le même que de nos jours.

Janoix (1532) formant le com septentrional de la rue du Petit-Lion, et faisant hache derrière la maison suivante, de façon à aboutir sur la rue des Quatre-Vents. En 1595, au lieu de ce jardin, existaient deux maisons avec un jeu de paume établi déjà en 1547, époque où l'on ne voyait là qu'une seule maison, récemment bâtie et ayant pour enseigne le Tarte du Mont-Valléryen.

Jarnix (1523), puis matsox faisant le coin méridional de la rue des Quatre-Vents,

sans désignation en 1532, et nommée pes Trois-Couroxes en 1999. Le terrain de cette maison et de la précédente, contenant environ un demi-quartier, fut

baillé, comme place vide, le 26 août 1501, à Durand Parques.

( Le Tarte, pour le tertre, ou la butte. Dans un titre de 16/4, il est question da «sentier du tartre

“au mont Valérien.»

Entre les rues du Petit-Lion

et des Quatre-Vents

Entre les rues Quatre-Vents et

s Boucheries

Janin (1523), puis masox et galerie (1534) faisant le coin septentrional de la rue des Quatre-Vents. La maison occupait l'emplacement d'un terrain baillé au libraire Jean Pelit, le 22 août 1509, et dépendait d'abord de la propriété faisant le coin de la rue des Boucheries. En 1595. on y voyait un jeu de paume. Après avoir été saccagée pendant le siége de Paris, la maison fut rebâtie, avec les maisons suivantes, par le bailli de Saint-Germain.

Maison sans désignation (1595).

Le] t

Maison sans désignation en 1595, puis pe l'mace-Sannr-Craune (1698-1687). Maison sans désignation en 1595, puis pe L'Ansre-pe-Vye (1628), contiguë à la maison faisant le coin de la rue des Boucheries. Ainsi que les deux maisons pré-

cédentes, elle faisait anciennement partie de cette dernière propriété.

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