‹ TorquemadaChapitre 102 sur 176 · ACTE PREMIER — SCÈNE I i8i · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER — SCÈNE I i8i

GUILLOT-GORJU

continuant son ofiSce de valet de chambre.

Je ne le connais pas.

Il montre mie masmre à droite.

Devant cette chaumière, Je lai vue une fois, la nuit et sans lumière.

L'HOMME

Le projet est hardi !

GUILLOT-GORJU

La dame est de haut lieu !

L'HOMME

Quel intérêt la pousse ?

GUILLOT-GORJU

A cet âge ? Eh ! mon Dieu, On cherche à dépenser, partout où Dieu nous mène, La générosité dont on a l'âme pleine, On veut se dévouer de toutes les façons. Et l'on prend un prétexte à défaut de raisons. Le premier vent qui passe emporte notre voile. N'allez pas Teffrayer et lui lever son voile.

L'HOMME

Et sait-elle le nom du prisonnier ?

i82 LES JUMEAUX

GUILLOT-GORJU

Oh non !

Personne ne connaît ce redoutable nom, Hors la reine et monsieur le cardinal.

L'HOMME

Compère, Comment s*adresse-t-elle à toi pour cette affaire ?

GUILLOT-GORJU

Pour les évasions nous sommes renommés.

Pour nous, grands murs à pic, barreaux, verrous fermés.

C'est un jeu. J'ai tiré Schomberg de la Bastille,

De Vincennes monsieur l'amiral de Castille,

Gif du Temple, et Lescur du vieux château d'Amiens.

Nous autres, tout nous sert ! Voleurs, bohémiens.

Nous avons des amis jusque chez les jésuites.

L'HOMME

Je pourrai t'employer si la chose a des suites. Ainsi, sans nul soupçon, pensant parler à toi, La dame me dira tous ses plans ?

GUILLOT-GORJU

Je le croi.

L'HOMME, lui remettant une bourse qu'il prend dans ses vêtements restés à terre.

Voici les cent louis.

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