‹ TorquemadaChapitre 130 sur 176 · ACTE PREMIER — SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER — SCÈNE VII

Maintenant j'ai tout dit. Ne m'interrogez pas. Ne me connaissez plus, ne suivez point mes pas. Seulement, indignés, muets, en force, en nombre. Soyez prêts pour le jour où tout à coup dans l'ombre Je crierai, surgissant à vos yeux effarés : — A moi ! tout est fini. L'œuvre est faite, accourez !

M. DE BRÉZÊ.

Compte sur nous.

Les quatre seigneurs lui serrent la main de nouveau er silence avec un redoublement d'effusion.

LE COMTE JEAN

J'y compte. Adieu. L'heure est venue Où je dois rester seul.

Il reconduit les quatre seigneurs jusqu'à la sortie delà place, puis revient sur le devant du théâtre'et retombe dans sa profonde préoccupation.

L'allumeur survient, allume le réverbère, et passe. LE COMTE JEAN, le front dans sa main, rêvant.

— ... Cette femme inconntie !..,

La nuit est tout à fait venue. Quelques croisées s'allument aux maisons éloignées. Tagus paraît au fond de la place et court vers le comte Jean avec une expressiDn de joie étrange et effarée.

230 LES TU]\ŒAUX

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