‹ TorquemadaChapitre 145 sur 176 · ACTE II — SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II — SCÈNE II

LE MASQUE, lui prenant la main.

Ta main ! Je la réclame.

Alix, apercevant le soldat posté dans la galerie haute, se lève, court au geôlier qui est resté en observation sous la cheminée et lui montre le soldat avec inquiétude.

ALIX, bas au geôlier.

Cet homme ?...

LE GEÔLIER, l'interrompant, bas.

Il est à nous. Un des vôtres, madame.

LE MASQUE, ramenant Alix et la faisant rasseoir.

Pour s'en aller toujours je ne sais ce qu'elle a. Je veux te regarder, je t'aime, reste là.

ALIX

Il faut venir pourtant aux choses sérieuses.

Il est temps. Écoutez. Longtemps mystérieuses.

Mes visites avaient un but.

LE

MASQUE

Lequel

ALIX

Je viens

Vous délivrer

LE

MASQUE

0 ciel 1

Et j'en ai les moyens.

LE MASQUE, tombant à genoux.

O mon Dieu, vous avez exaucé ma prière ! La liberté ! l'amour ! c'est l'âme tout entière ! Ce sont les deux rayons, cachés pour les maudits. Dont vous faites le jour de votre paradis !

Il se relève.

Libre ! moi libre ! — 0 ciel ! — Éblouissante idée !

A Alix.

Mais comment feras-tu ? La tour est bien gardée !

— Non ! ne me le dis pas ! Qu'importe ? je te croi, Tout doit être possible aux auiges comme toi !

— Oh ! sera-ce bientôt ?

ALIX

Je l'espère. — Oui, peut-être

Elle va au geôlier et lui parle bas.

— A quand l'évasion ?

LE GEÔLIER, bas.

Pas encor.

ALIX, de même.

Mais quand, maître

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