‹ TorquemadaChapitre 155 sur 176 · ACTE II — SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II — SCÈNE IV

M. DE LA FERTÉ, bas au soldat.

Que veux-tu faire après ?

Gardons-nous ces gens-ci ?

LE SOLDAT

Non. Je m'en défierais.

Nous allons, s'il vous plaît, interroger ce drôle.

Il montre Tagus.

M. DE LA FERTÉ, aux guichetiers.

Sortez.

Les guichetiers obéissent. Le gouverneur va lui-même fermer la porte de fer, en pousse les verrous, puis revient vers le soldat.

Nous voilà seuls maintenant dans la geôle. Nul n'y peut aborder. Nous sommes sûrs ainsi...

LE SOLDAT, montrant la plaque de la cheminée qui est restée ouverte depuis l'entrée d'Alix.

Ah ! pardon. On pourrait nous prendre par ici.

M. DE LA FERTÉ, allant à la cheminée.

C'est juste. — Oui-da, l'issue où pénétrait la dame. Fermons-la.

LE SOLDAT, l'arrêtant.

Cette plaque est une épaisse lame.

Le geôlier seul connaît le secret de l'ouvrir. Mais les mutins pourraient fort bien y recourir.

M. DE LA FERTÉ

Où donne cette issue ?

LE SOLDAT, regardant.

En une chambre sombre Sans larmier, sans fenêtre, et dont je vois dans l'ombre La porte ouverte.

M. DE LA FERTÉ

Eh bien ! va la fermer.

Le soldat obéit et disparaît par la plaque entre-bâillée. On entend un bruit de clefs et de serrvires dans le caveau où donne cette ouverture, puis le soldat reparaît, deux clefs à la main.

LE SOLDAT, au gouverneur.

Les clefs Étaient à la serrure.

M. DE LA FERTÉ

Et les verrous ?

LE SOLDAT, faisant le geste de pousser les verrous.

Bouclés !

M. DE LA FERTÉ

Moi, je crains quelque trappe et quelque stratagème. As-tu bien fermé tout ?

LE SOLDAT. 1^-

Oui. Mais voyez vous-même.

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