‹ TorquemadaChapitre 157 sur 176 · ACTE II — SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II — SCÈNE IV

LE COMTE JEAN

Ah ! je vous en conjure.

Sortons d'abord d'ici. La nuit est très obscure. Nous avons à marcher deux heures dans les bois. Je ne vous Tôterai que dans Plessis-les-Rois. — En sûreté d'abord. — Avant tout, qu'on s'en aille I

A Tagus qui est occupé à consolider l'échelle.

Les habits ?

TAGUS

Sont en bas.

LE COMTE JEAN

Où?

TAGUS

Dans une broussaille.

LE COMTE JEAN

Bien. Dépêchons.

On entend le gouverneur heurter violemment à la plaque de la cheminée.

— Oui, cogne I

.'-.LIX, les yeux fixés avec joie sur le Masque.

Il est libre, ô bonheur !

LE COMTE JEAN

Il tire de sa poche un portefeuille et un crayon, puis il écrit sur son genou :

— Vous trouverez ici monsieur le gouverneur, —

Cela fait, il arrache le feuillet et le fixe sur la plaque de la cheminée à l'un des clous à crochet rivés dans la fonte. Puis il va à la fenêtre et examine Téchelle.

A Tagus.

Est-ce solide ?

TAGUS

Oh ! oui !

LE MASQUE, au comte Jean.

Le nom dont on vous nomme ?

LE COMTE JEAN

Vous le saurez plus tard.

Le gouvemem: continue à frapper sur la plaque.

Oui, cogne, mon bonhomme !

n leur fait signe à tous de se diriger vers la fenêtre. — A Tagus.

Toi d'abord.

Montrant Alix.

Elle après.

Au Masque.

Puis vous. — Moi le dernier.

Tagus enjambe la fenêtre, pose le pied sur l'échelle, on le voit descendre, puis il disparaît. Alix monte à son toiu:, aidée par le comte Jean.

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