‹ TorquemadaChapitre 75 sur 176 · DEUXIÈME PARTIE — ACTE II · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE — ACTE II

LE ROT

A mort ! - ^

LE MARQUIS

Quelque reître ?

LE ROI

^ A la chaîne I

I^rends cent coupe-jarrets de ma garde africaine. C'est assez pour forcer un cloître.

LE MARQUIS, à part.

P Haut. ^* même deux.

Quoique venant du roi, ce coup est hasardeux.

LE ROI

Va!

LE MARQUIS

Quand j'aurai l'infante, il faut la cacher.

LE ROI

Certe.

LE MARQUIS

Où ?

LE ROI

Dans mon parc secret, place obscure et déserte. Tu sais ? je pars ce soir.

LE MARQUIS

Je le sais. Pour un jour.

140 rOROUEMADA

LE ROI

Je vais à Triana. Je veux à mon retour Trouver l'infante...

LE MARQUIS

Au parc secret.

LE ROI

Là, je suis maître.

Mais la clef ?

Le roi va à la crédence, et en ouvre un tiroir. LE ROI.

J'en ai deux, car moi seul j'y pénètre.

Il tire du meuble deux clefs, et en remet une au marquis.

Et je t'en confie une.

Il remet l'autre clef dans le tiroir qu'il repousse. Gucho, derrière le dos tourné du roi, se glisse en rampant sous le meuble, rouvre le tiroir, et prend la clef que le roi vient d'y mettre.

GUCHO, à part.

Et l'autre, je la prends.

Il referme le tiroir et fourre la clef dans sa poche. LE ROI.

Ah ! les moines sont forts ! Ah ! les prêtres sont grands ! Ah ! Torquemada règne ! On verra.

LA VOIX D'UN HUISSIER, du dehors, annonçant.

Son altesse La reine notre dame.

Page 1