RACE
découvrit des adhérences molles, certainement récentes, que l’on décolla facilement et qui uñissaient la vessie à l’épiploon tordu.
YI. Occlusion intestinale. — Il est rare, en raison de l'absence d’anse intestinale dans le sac herniaire, d’observer l’occlusion vraie. Elle peut être rattachée à plusieurs causes :
soit à la traction exercée par la tumeur épiploïque, assez lourde, sur le côlon : celui-ci se coude dans sa portion transverse, de facon à prendre la forme d’un M ;
soit à la formation d’adhérences, amenant une coudure de l’intestin :
soit à un enroulement d’anses intestinales qui fixées à l’épiploon, l’ont suivi dans son mouvement de torsion.
VIT. Il est intéressant de signaler la complication survenue chez les malades de MM. Demons, Moresco et Eiselsberg, et qu'il est possible d'éviter. Eiselshberg avait opéré d’une épiplocèle étranglée un homme qui mourut le lendemain de l'intervention ; à l’autopsie, on reconnut que « le reste de l’épiploon laissé dans l'abdomen était lui-même tordu, ce qui expliquerait la mort ». Cette complication, sera facile à éviter si l’on se rappelle, que la torsion intra-sacculaire existe rarement seule et qu’elle est souvent accompagnée d’une seconde torsion beaucoup plus élevée, abdominale.