DIAGNOSTIC
Avec M. Lejars, nous envisagerons les trois hypothèses
suivantes :
1° Torsions épiploïques combinées à une hernie. D -- — — un sac vide.
2 — — sans hernie.
4° La torsion se fait soit dans le sac, soit dans l’abdomen, soit en masse.
a) Torsion intra-sacculaire.
Il faut s'assurer d’abord que la hernie est une épiplocèle, c’est-à-dire une tumeur donnant l’impulsion de consistance lobulée et souple, dépourvue d’élasticité et de plus qu'elle est irréductible.
Ce premier point acquis, divers accidents aigus peuvent survenir dans cette hernie : épiploïte ou étranglement.
Mais dans les épiploïtes aiguës, les accidents, surtout locaux, retentissent très peu sur l’état général et sur le tube digestif : les vomissements sont rares, la constipation, jamais absolue. Les phénomènes généraux, l’anxiété, la dépression font défaut ou, du moins, ne revêtent jamais l’allure grave qu'ils prennent dans l’omento-volvulus.
Parfois, les signes locaux et fonctionnels ne sont pas
assez caractéristiques, ni assez nets pour. qu'on ait la certitude qu’il ne s’agit pas d’étranglement intestinal. Dans les hernies un peu volumineuses on se demande si une anse d’intestin n’est pas à l’examen passée inaperçue, perdue au milieu de la grosse masse épiploïque ; l’erreur est d’autant plus difficile à éviter que la suppression des gaz et des matières peut être complète. Seule l’opération tranche le diagnostic hésitant.
b) Torsion abdominale. — On l’a confondue avec l’appendicite, mais, la présence d’une hernie est un point de « repère important » pour le diagnostic.
ec) Torsion en masse. — Le début brusque des accidents, l'apparition de deux tumeurs douloureuses, l’une herniaire et irréductible, l’autre, abdominale et volumineuse, leur continuité par un pédicule permettent d'affirmer l’omentovolvulus.
Trois signes locaux permettent donc d'affirmer le diagnostie d’omento-volvulus : Les deux tumeurs abdominale et herniaire, sur lesquelles nous avons assez insisté ; cependant, nous devons signaler que la hernie n’est pas toujours, irréductible (obs. Lejars), puis le cordon qui, parti du pôle inférieur de la masse abdominale, vient, à sa sortie du trajet inguinal, se continuer avec l'extrémité supérieure de l’épiplocèle. Il est volumineux, assez dur et porte le nom de « corde épiploïque » (sorte de masse, toile, bride ou corde, d’une certaine fermeté, remplissant le canal inguinal et constituant la racine de tumeur. Velpeau). Cette corde épiploïque serait toujours constatée, à la seule condition que l’épiploon ait