‹ Torsion de l'ÉpiploonChapitre 18 sur 20 · PRES CU · texte numérisé non relu

PRES CU

faite. de bas en haut : à sa face interne adhéraïient de nombreuses anses grêles, qu'on décolla peu à peu, avec prudence, car les parois intestinales étaient un peu infiltrées et la tunique musculaire externe se serail éffritée aisément ; du liquide hématique, en quantité assez notable, s'écoula de la cavité abdominale, une fois ouverte. Finalement la masse épiploïque étant libérée jusqu'en haut, on découvrit, tout près du côlon transverse, son pédicule, tordu 3 fois, au moins, sur lui-même, du volume du pouce, non infiltré, d'ailleurs, et qui se laissa aisément délordre lorsqu'on agit sur la grosse tumeur appendue. Il fut lié avec deux catguts, enchaînés, et sectionné. On apercut l'appendice, qui adhérait aussi à la masse épiploïque, on l'enleva par écrasement, el l'on péritonisa son point d'implantation. Un peu de sang suintait en nappe de son pourtour, au niveau des adhérences rompues ; un léger suintement analogue persistait sur les anses grêles : on laissa deux pelils drains, et, le sac herniaire avant élé réséqué, toute la paroi fut réunie.

L'opéré guéril sans incident et quitta l'hôpital le 15 janvier.

OBSERVATION AV. (M. Périer, Paris).

Le 11 mars 1909, entre d'urgence à l'hôpital Necker. Île nommé 0. H. 0... âgé de 30 ans, avec le diagnostic de « hernie ancienne irréductible engouée ». C'est un homme obèse, présentant une grosse ‘épiplocèle inguinale droite irréductible depuis fort longtemps et maintenue par un bandage. A gauche, hernie moins volumineuse et réductible. |

Depuis la veilie, Je malade a été pris de coliques peu violentes, la hernie droite est devenue douloureuse et la palpalion à ce niveau est pénible. Selle le matin, et depuis, de nombreux gaz. Ni vomissement, ni nausées. Ventre un peu ballonné ; légère douleur el un peu de défense au point de

Jus CAES

Mac Burney. Langue saburrale, humide, facies excellent. Ürines rares, très Chargées, ne contenant ni sucre nt albumine. T. 39%, pouls 120.

Une large vessie de glace est appliquée sur le ventre et sur la hernie droite : le malade, très soulagé, passe une bonne nuit.

Le lendemain matin. 12 mars, on percoit un plastron abdominal, très nettement délimité par une courbe à convexité supérieure, remontant jusqu'à 2 travers de doigt audessous de lombilic, se poursuivant d'autre part jusqu'au pubis également à droite et à gauche. Cette masse, absolument médiane est dure, non fluctuante, submate, immobile et indolore. Le ventre est souple au-dessus, la peau absolument normale. Selle et gaz. Ni vomissement, ni nausées. T. 38°, pouls 120 ; urines rares.

Le soir, la température est 38°2 ; et le pouls bien frappé, est un peu plus accéléré à 128.

Le troisième jour, l'état local ne s’est pas modifié. Le pouls est toujours rapide, la température tend à baisser. Le malade se plaint d’un peu de gêne de la respiration ; on le fait asseoir pour l'ausculler ; il n'y a rien aux poumons ni au cœur, mais une demi-heure après avoir déplacé le malade, celui-ci présente une oppression extrême avec angoisse, toux, sueurs profuses, pouls filant, et il meurt quelques minutes après d'embolie foudroyante.

A l'aulopsié, nous avons pu constater qu'il s'agissait de torsion intra-abdominale du grand épiploon.

OBSERVATION V. M. Schænholzer (lraduite par nos soins).

Une jeune fille de 20 ans arrive à la clinique le 2 décembre 1908 avec le diagnostic d'appendicite aiguë. La maladie débuta le 28 novembre, mais elle avail éprouvé quelques

jours auparavant, du côté droit de l'abdomen, des douleurs: qui, d’ abord légères, ne firent qu'augmenter de jour en jour, devinrent si violentes le jour précédant son entrée à l'hôpital, que le médecin ordonna le repos au lit et l'opium. Jusqu'alors la malade avait pu travailler comme de coutume, mais elle devait se reposer de temps en temps à cause des douleurs qu'elle ressentait dans le ventre. Jusqu'au 30 novembre, il y avait eu des selles, puis il y eut arrêt stercoral, mais les saz passaient toujours. En juillet 1908, elle avait eut plusieurs attaques semblables qui duraient 1 ou 2 jours et se répétaient. — A son entrée à l'hôpital, le 2 décembre 1908 à 2 heures, on l’examine : C’est une personne d’une laille moyenne, forte, sa physionomie est souffrante ; elle à des douleurs dans le côté droit, T. 37°9, pouls à 120. Langue humide, blanche, respiration costale, ventre un peu ballonné, pas de contracture. On trouve, dans le côté droit de l’abdomen, une tumeur, grosse comme le poing, qui s'étend de la hauteur de l'ombilic jusqu'à dans la région iléo-cœcale. Ses limites précises sur son côté interne, le sont moins en dehors. A la percussion, dans la partie droite de l’abdomen, submatité. Entre la fosse iliaque et la tumeur zone avec du iympanisme. Pas d'ictère, pas de hernie. On met la malade en observation, glace sur le ventre. Les douleurs continuent, le soir T. 384, pouis à 132. Le facies devenant plus mauvais el la tumeur augmentant de volume en hauteur, on opère, 6 heures après l'entrée de la malade à l'hôpital :

On ouvre le ventre sur la tumeur ; pas de liquide dans l'abdomen ; l’épiploon est fortement œdématié, de coloration bleu foncé, avec des zones brillantes, graisseuses. Le doigt, introduit dans le ventre, (rouve une tumeur de l’épiploon qui va jusqu’à l'entrée du petit bassin. On en détache les adhérences, on continue en haut ef on reconnait qu'on à affaire à une lorsion de l'épiploon dont les lours de spire se répar-

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tissent sur toute la hauteur de la tumeur, au nombre de: quatre et dirigés de gauche à droite. L'épiploon est appendu en haut au côlon transverse par une corde solide en forme deüire-bouchon. Le côlon àa- la forme d’un M. Plus de la moitié de l’épiploon est prise par la tumeur. L'extirpation se fait facilement après ligature au catgut. Guérison sans complications: le 12 décembre la malade se lève et part le 17.

OBSERVATION VI. M. Cernezzi (traduite par nos soins).

Ouvrier adulte porteur d'une hernie ancienne el assez volumineuse, hernie inguino-serotale droite, ordinairement irréductible, présentait des accidents d'étranglement épiploïque depuis 5 jours. L'opération permit de constater une torsion de l'épiploon tendu entre deux points fixes, son insertion normale au côlon et son adhérence pathologique au sac herniaire. Il s'agissait donc là d’une torsion à la fois intra et extra - péritonéale par rotation entre deux points fixes. La résection du segment épiploïque tordu et la cure opératoire de la hernie imguinale furent suivies de guérison rapide.

OBSERVATION VII. M. Schænholzer (traduite par nos soins)

J'eus l’occasion de voir une torsion secondaire de. l’épiploon. A l'opération on trouve une torsion primitive de l'appendice qui avait eu comme suite une torsion secondaire de l'épiploon, qui lui élait devenu adhérent, à la suite d'attaques antérieures d’appendicite. Le déroulement ne se fit pas parce qu'il y avait des formations fibrilleuses qui l'avait fixé dans cette situation.

OBSERVATION VII. M. Litthauer (traduite par nos soins). W. W. boucher, âgé de 30 ans souffre depuis 10 ans

d'une hernie inguinale droite. Le 7 janvier il tombe subite-

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