‹ Torsion de l'ÉpiploonChapitre 19 sur 20 · DS · texte numérisé non relu

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nent malade sans cause appréciable avéc des douleurs très

fortes du côté droit el sentit du côté gauche sous la peau une tumeur. I se mil au lit. T. 383. Pas de vomissements, pas de nausées, il y avait des gaz, constipation. Le médecin admettait que la hernie s'était tordue, mais qu'en même temps, il y avait une appendicite. Le doigt s'introduit facilement dans le canal inguinal, mais ne peut pas passer au delà de’ l'orifice interne où il est arrêté par la tumeur abdominale. De plus par là palpation on trouve une tumeur dans le côté droit, de

la grosseur d'une tête d'enfant et douloureuse à la pression.

La pereussion de la tumeur donne une sonorité un peu mate, normale pour le reste de l'abdomen. Pour tous ces faits on diagnostique une appendicite, mais contre cette hypothèse, parlait le peu de symptômes, la vitesse d'apparition de la tuméfaclion; il y avait une belle ressemblance entre ce cas et les torsions de l’épiploon, si bien que j'émis l'hypothèse vraisem-

blable de torsion de l’épiploïque. A l'opération on trouve

Le contenu du sac herniaire est formé par une masse d’épi-

ploôn, grosse comme une pomme, traversée par des veines

fortement dilatées, cette tumeur se continue par un pédicule avec une autre tuméfaction abdominale. On ouvre le ventre et il en sort une grande quantité de liquide séro-sanguinalent : on trouve une tumeur analogue traversée par des veines fortement dilatées, et de coloration brun jaunâtre. Cetle tumeur pend au éôlon transverse par un pédicule mince qui est tordu de 180° de gauche à droite. Après l'avoir

Lgalurée, on l’enlève. Guérison.

OBSERVATION IX. (M. Pierre de Marchetts;.

Un homme d'Este, qui se trouvait à l'hôpital de Padoue, avail wie tumeur de la longueur d’une palme épaisse de 2 tra-

vers de doigt, qui faisait saillie dans l’aîne, là ou est le pro-

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-cessus du péritoine, représentant assez bien un membre

viril. Je n'enquis auprès du malade de l’origine de son mal,

et comme il niait que ce fût une descente de l'intestin, je <rus pouvoir conclure des renseignements qu'il me donna,

que c'était de l'épiploon enroulé. Il avait été, en effel, atteint auparavant d’un bunocèle, puis d’un abcès qui, s'étant ouvert, laissa échapper l’épiploon. Celui-ci s'était enroulé peu à peu ; comme il était érodé, des bourgeons Charnus s'étaient développés entre ces diverses circonvolutions et avaient pris la forme que j'ai dite. Je traifais de la manière suivante: après l'avoir purgé au préalable des humeurs trop abondantes, je coupai une partie de cette tumeur et j'agrandis la plaie jusqu'à ce que l'épiploon entortillé se fût montré au dehors. 2 où 3 Jours après, je le retranchai complètement jusqu'aux aines,

Jjobtüns ensuite la cicatrisation à l’aide des digestifs, puis des

dessicatifs accoutumés. Cet homme est encore bien portant

-et délivré de toute incommodité.

Les observations publiées jusqu'à 1908 sont résumées dans la thèse bien documentée de M. Fousseng. (Montpeller 1908).

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