‹ Torsion du Grand ÉpiploonChapitre 13 sur 45 · CR PR · texte numérisé non relu

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droit. Souvent, surtout durant ces dernières années, il ressent des douleurs ou plutôt une sensation pénible dans le bas-ventre. Il a toujours été constipé. Le médecin qui le soignait lui ordonna de porter un bandage. Mais, comme celui-ci paraissait lui augmenter les douleurs, il cesse de le porter et va consulter Trinkler, qui diagnostique une hernie épiploïque chroniquement étranglée. Il s'agissait d'une torsion de l'épiploon. » D'autres fois l’évolution est subaiguë : la malade de Lucas-Championnière et Mauban a été prise depuis sept à huit jours d'accidents du côté de la hernie qu'elle portait depuis vingtans, lorsque des vomissements et des douleurs vives dans l'abdomen et la hernie forcèrent à l'intervention. Riedel a bien aussi montré cette évolution lente de l’omentovolvulus. Dans trois de ses observations que nous reproduisons plus loin, la crise terminale avait été précédée à un mois, trois mois, dix-huit mois de l'opération, d'une crise larvée caractérisée par quelques vomissements et des douleurs abdominales. Cette crise initiale plus ou moins atténuée peut passer inaperçue au médecin, et 1l est probable que ces crises sont plus fréquentes qu'on ne le croit et peuvent expliquer un certain nombre d'accidents survenant chez les herniaires.

Signalons en terminant que la torsion de lépiploon peut passer totalement inaperçue et n'être révélée par aucun symptôme durant la vie. Le cas de Trémolières en est un exemple, ce fut l’autopsie de son malade atteint de cancer du pylore qui révéla la torsion épiploïque.

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