‹ Torsion du Grand ÉpiploonChapitre 40 sur 45 · TE · texte numérisé non relu

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el surtout à cause de la résistance du plan musculaire vraiment développé. Je liai, sectionnai le cordon épiploïque et reconstituai la paroi, craignant qu'un débridement transversal du droit n'affaiblit ultérieurement la paroï chez un manouvrier astreint à un travail pénible.

Faisant alors une laparotomie médiane, il me fut aisé de suivre le cordon. Il s’enfonçait dans le bassin et les tours de spire cessant, l’épiploon s'étalait de nouveau en lrois masses du volume d'une noix, de couleur noirâtre, absolument adhérentes au périloine du cul-de-sac vésico-rectal. Je les décollai en partie, mais il restait quelques débris d'épiploon saignant en nappe, bien greffés sur le péritoine. Rassuré sur leur vitalité, j'eus vite raison du suintement par quelques atlouchements au thermo. Je mis un drain el sulurai la paroi en {rois plans.

Guérison au vingt-sixième jour. À

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Homme de 37 ans. Hernie inguinale droite depuis l’âge de 17 ans, réductible, indolente, maintenue par un bandage ; est pris subitement de coliques et de douleurs généralisées à tout l'abdomen, mais qui irradiaient surtout dans le trajet herniaire. Nausées et vomissements bilieux. Température 39°. La hernie était sorlie mais n'élait pas tendue el se laissail facilement réduire. Un médecin avait porté le diagnostic d'appendicite, et voyant grossir la tumeur iliaque les jours suivants avait conclu à la suppuration appendiculaire.

On sentait, en effet, dans la moilié droite du ventre, une masse très volumineuse, qui descendait jusqu'à lParcade crurale, remplissail là fosse iliaque et le flanc,'se prolongeant à deux travers de doigt au-dessus de la ligne ombilicale ; celte masse, qui soulevail visiblement la paroi, élait vaguement arrondie, ovoïde plutôt, de surface légèremént convexe, assez bien délimitée en dedans, mais sans rebord net toutefois ; non mobilisable, elle se laissait un peu refouler en bloc de dedans en dehors; elle étail empâtée, épaisse, ferme, un peu bosselée, nullement fluctuante. Le palper en était uniformément douloureux, sans localisation, sans point fixe nt prédominant ; en bas celle tumeur était réunie par un gros cordon

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avec le contenu herniaire, lui-même épais, ferme, un peu crépitant sous le doigt, irréductible, non douloureux. J'ajoute que la matité élait complète au niveau de la hernie el de toute la masse abdominale. [n'y avait plus de réaction, plus de nausées, les selles étaient faciles, le pouls normal, la température à 37°5 et 38°. Elait-ce là un énorme plastron appendiculaire, recouvrant une collection suppurée et coexistant avec une épiplocèle ? Je ne le pensai pas : une pareille tumeur eût signifié une suppuration profonde considérable, dont la présence cadrait mal avec si peu de réactions douloureuse et fébrile ; la combinaison des deux masses, abdominale et inguinale, leur continuité au niveau de l’arcade, leur consistance particulière me rappelèrent un autre fait que j'ai observé, il y a plusieurs années, et dans lequel précisément, croyant opérer une appendicite, j'avais trouvé une Lorsion épiploïque. Cette fois, après avoir discuté toules ces raisons, je fis le diagnostic de torsion intra-abdominale du grand épiploon.

L'opération pratiquée démontra que le diagnostic était exact. Kélotomie, puis incision agrandie. Torsion en masse du grand épiploon. Guérison.

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