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sept ans. En 17^9 il déploya de grands talens militaires, en combattant sous les drapeaux du général Wolfe, a l'endroit même où depuis il trouva la mort en défendant la liberté. La paix ayant été conclue en 1763, il donna sa démission et se dévoua tout entier au service de l'Amérique , sa patrie adoptive.
Dès l'origine de la révolution , Montgommery fut désigné pour conduire l'armée américaine à la conquête du Canada. Avant réussi à s'emparer de Mont- Réal, il se porta en diligence sur Québec, avec sa petite troupe, malgré que l'on fût au cœur de l'hiver. Il y fut rejoint par le général Arnold, avec lequel il avait concerté le plan d'attaque et les moyens d'exécution. Les deux détachemens, sous les ordres de leurs chefs, commencèrent simultanément leur attaque sur deux points. Montgommery marcha contre l'extrémité sud-ouest de la ville basse, au cap Diamant, tandis qu'Arnold le secondait à l'extrémité opposée. A mesure que Montgommery s'avançait l'ennemi fuyait a son approche; mais en tournant le cap Diamant d'énormes masses de neige et les pointes des rochers forcèrent les Américains de se frayer un sentier pour arriver à la barrière du Block-House (11). Montgommery fut retardé dans sa marche par l'âpreté du chemin; ses soldats ne pouvaient le suivre qu'un à un. Enfin il parvint à en rassembler à peu près 200, et les encourageant de la voix et de l'exemple , brisant et arrachant de ses propres mains les piquets*des palissades, il se porta vivement sur la barrière. Mais dans cet instant un canonnier anglais, qui avait abandonné la batterie, voyant l'ennemi s'arrêter revint à son poste, et prenant
une mèche qui brûlait encore, mit le feu à un canon chargé à mitraille : les Américains n'étaient plus qu'à 4o pas. Ce seul coup tiré au hasard tua le général Montgommery et les capitaines Macpherson et Cheesman, tous deux ses aides-de-camp.
Les restes de Montgommery, transportés en 1 8 i 8 de Québec à New -York, sont déposés à l'église Saint- Paul, dans le momyuent funèbre élevé par les Etats- Unis à la mémoire de cet officier. Le lieu de sa sépulture fut reconnu et indiqué par un vieux soldat qui était à ses côtés lorsqu'il reçut le coup mortel , et qui avait assisté à ses funérailles (12).
Plaines d' Abraham.
Elles s'étendent au sud et à l'ouest de Québec , et commencent au sortir de la porte Saint-Louis. Ce n'est pas sans de vives émotions que l'étranger promène ses regards sur cette terre historique. Dantiques forêts couvraient autrefois ces vastes plaines, il ne les voit plus : elles sont tombées en partie sous la hache du sapeur, pour faciliter la défense militaire du pays, et plus tard l'agriculteur industrieux a détruit ce qui res tait en y portant le fer et le feu. Ces forêts sont aujourd'hui remplacées par la verdure émaillée des prairies et par de riches et abondantes moissons; mais on n'a pas oublié, on n'oubliera jamais, les hauts faits d'armes qui ont rendu cette contrée le théâtre de la valeur et de l'héroïsme. C'est là que le marquis de Montcalm et le général Wolfe, à la tête de leurs armées, ont livré cette fameuse bataille où tous deux trouvèrent la mort, bataille qui fit écrouler la domi«
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nation française dans l'Amérique du Nord. Honneur au général Wolfe! Jamais la gloire d'un capitaine n'a brillé d'un plus bel éclat; jamais la bravoure n'a mérité des applaudissemens plus sincères *.
En 1759, ce général obtint le commandement de l'armée cbargée de réduire Québec, et arriva sur le Saint-Laurent le 3i juillet de la même année. Il trouva la ville occupée par une forte gai^ison française sous le commandement du marquis de Montcalm. On ne pouvait s'approcher de la place qu'en repoussant l'ennemi dans ses murs. Pour y parvenir, les Anglais attaquèrent l'armée française à Montmorency; mais ils lurent repousses avec perte jusque dans leurs reIranchemens, à la pointe de Levi. Quelques jours après les troupes anglaises se rembarquèrent et furent transportées h trois lieues au dessus de la ville. Le ii septembre, à minuit, le général Wolfe et son armée quittèrent leurs vaisseaux et s'embarquèrent dans les chaloupes, avec l'intention de mettre pied à terre à une lieue environ au dessus du cap Diamant , pour gagner les hauteurs d'Abraham. Mais l'extrême rapidité du courant les Ht dériver et les jeta au dessous du point où ils voulaient aborder. Ils furent fréquemment hélés par les vigies postées le long de la cote , mais n'ayant point été aperçus des bateliers ils passèrent outre sans avoir élé inquiétés, et débarquèrent
* Un tel langage de la pari d'un Américain des Érats-Unis nous étonne; il n'aurait pas dû oublier les services que les Français ont rendus à son pays. Au surplus, son apothéose du général anglais \Yolfe peut être regardée comme renfermant aussi l'éloge indirect de rcnn( îTii que ce général eut à combattre. Son triom|.>he fut beau, parce c|u'il le pavA cher. {.Xoce du Traducteur.)
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dans la baie de Wolfe, un mille et demi au dessus de la ville.
Il s'agissait alors de parvenir au sommet d'une montagne de ] 5o à 200 pieds, hérissée de pointes de rochers et garnie d'arbres touffus dont les branches faisaient saillie jusque dans la baie. Les soldats étaient interdits; ils regardaient cette entreprise comme impossible; mais leur général doué d'un sang -froid et d'un courage que rien ne peut ébranler, se met à leur tête, les anime du geste et de la voix, et escaladant le morne à l'aide des pointes de rochers et des branches d'arbres et d'arbustes qu'il trouve à sa portée, ils parviennent, lui et sa troupe, à gagner le sommet, et le lendemain, à la pointe du jour, ils sont rangés en bataille, prêts à tenir tête à l'ennemi.
Au premier bruit que les Anglais se sont emparés des hauteurs, le général Montcalm lève son camp de Beaufort, traverse la rivière Saint -Charles, et commence l'attaque le 12 septembre, vers les 10 heures du matin. IjC nombre des combattans était à peu près égal de part et d'autre : les Anglais manquaient d'artillerie, ce qui donnait à Montcalm une supériorité qui, pendant un moment, fit pencher la balance de son côté; mais cet incident fâcheux, loin d'abattre les Anglais, sembla ranimer leur ardeur et leur courage. Après une lutte acharnée qui dura environ 1 heures et dans laquelle les deux chefs furent blessés à mort, les Français plièrent et abandonnèrent le champ de bataille aux vainqueurs.
Wolfe reçut le cou'j:) fatal au moment même o\x la victoire couronnait ses efforts. Dès le commencement
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de l'action il avait été frappé d'une balle au bras. Quelques minutes après il reçut un autre coup dans l'aine, et ce ne fut que lorsqu'une troisième balle l'eut frappé dans la poitrine qu'on put lui faire quitter le champ de bataille. « Je meurs satisfait » : telle fut son exclamation lorsque, dans les bras de la mort, il entendit les siens pousser les cris joyeux de la victoire. Une pierre brute indique le lieu oii ce héros reçut le trépas (i3). Adisson disait en parcourant les divers monumens de l'Italie qu'il croyait marcher sur une terre classique; pour moi je pense qu'on pourrait appeler le Canada une terre toute guerrière.
Les chutes de Montmorencj, sur la rivière du même nom, près de son embouchure dans le Saint-Laurent, se trouvent à 5 milles, nord de Québec; elles ont 110 pieds de hauteur perpendiculaire, et peuvent être comparées à celles du Niagara pour la beauté et l'étendue.
Les chutes de la Chaudière portent aussi le nom de la rivière où elles se trouvent ; elles ont 240 pieds de largeur et 1 00 pieds de hauteur perpendiculaire (ï 4).
Ces deux cataractes, la belle île d'Orléans et son immense horizon, les sites de Beaufort et de la pointe Levi, fontpartie de ces grands et magnifiques accidens de la nature , si nombreux dans cette portion de l'Amérique septentrionale.
Pour remonter le fleuve Saint-Laurent on conçoit facilement que le voyage est plus long et plus pénible que pour le descendre. Des bateaux à vapeur, au nombre de 7 ou 8 , se rendent en 36 heures de Mont- Réal à Québec , mais pour en revenir il leur faut ordinairement deux jours et demi. Le prix du passage
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de Mont-Réal à Québec est de i o piastres , et de Québec à Mont-Réal , 1 1 piastres.
Pour se rendre de Mont-Réal à Longueville, distant de 1 milles, on traverse le fleuve sur un bac tiré par des chevaux. Après Longueville le pays est plat jusqu'à Chambly , i 3 milles plus loin.
Chambly, sur la rivière Sorel, est une ville considérable. On y a construit de très belles casernes pour loger les troupes de la garnison. Dans le voisinage se trouve la Grande-Montagne (High-Mountain), dont le sommet, de forme pyramidale, contient un lac remarquable par la limpidité de ses eaux. Le fort bâti en pierre est carré et ressemble à ces vieux châteaux du douzième siècle. De Chambly à Saint-Jean , qui en est à 12 milles, la route suit le cours de la rivière.
Saint-Jean, poste important pendant la guerre entre la France et l'Angleterre, et pendant celle de l'indépendance américaine, fut pris à cette dernière époque, et après une vigoureuse résistance, par le général Montgommery, qui s'empara également de Chambly. Sa population n'excède pas 8oo habitans ; mais il s'y fait un commerce considérable. Le bateau à vapeur le Congres part de Saint - Jean pour Whitehall , les lundis, mercredis et vendredis. Le prix du passage est de I o piastres. Si l'on veut s'arrêter en chemin , on ne paie qu'au prorata de la distance parcourue.
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Lac Champlain.
LelacChamplain forme une partie des limites entre l'état de New-York et celui de Vermont. Il a i*4o milles de long sur \[\ dans sa plus grande largeur. La plus grande partie des terres environnantes reste en friche, et en quelques endroits, mais surtout à l'extrémité nord , elies sont basses et marécageuses. Cependant à mesure que l'on approche du territoire des Etats-Unis, on aperçoit un pays plus peuplé et des terres mieux cultivées; tous les villages des environs oni: un aspect riant et un air de vie. Le lac, proprement dit, se termine au mont de Flndépendance, et depuis ce point jusqu'à Whitehall, c'est-à-dire sur une étendue de 3o milles, il ressemble à une rivière tellement étroite qu'un bateau peut à peine y manœuvrer. L'histoire de Champlain comprend plusieurs événemens intéressans liés aux guerres des Français et à celle de l'indépendance américaine. A ces deux époques on construisit plusieurs fortifications qui depuis ont été quelquefois réparées, mais qui maintenant tombent en ruines. On voit encore quelques vestiges des anciens forts de Ticondéroga et de Crown-Point.
Rouse's-Poiivt, à l'embouchure de la rivière Soreî, dans le lac Champlain, contient un fort en pierre construit par les Etats-Unis ; mais en vertu de la décision des commissaires nommés pour établir la ligne de démarcation" entre les possessions des Etats - Unis et celles de la Grande -Bretagne, Rouse's -Point fait actuellement partie du territoire anglais.
Plattsbourg, avantageusement situé à Tembouchure de la rivière Saranack, est sur le coté ouest du lac Champlain. Ce village contient environ loo maisons, outre le palais de justice et la prison du comté, et il a près de 900 habitans.
Ce lieu est devenu célèbre par la brillante victoire que les généraux Macdonough et Macomb ont remportée sur les troupes anglaises de terre et de mer, commandées par sir George Prévost et le commodore Downie. Le combat naval fut livré en face du village qui domine la vaste baie du même nom. Le commodore américain ayant jeté l'ancre dans cette baie, l'escadre anglaise parut à la liauteur de Cumberland, le II septembre i8i4, vers les buit beures du matin. Le premier coup de canon de Tescadre était le signal convenu pour commencer l'attaque par terre. Dès qu'il se fît entendre , sir George Prévost , à la tête de 1 4,000 hommes, donna l'assaut aux ouvrages avancés de la place, et en même tems le combat s'engageait avec le plus grand acharnement entre les deux escadres, en vue de leurs armées respectives. Le général Macomb , avec sa brave petite armée n'excédant pas 3, 000 hommes de nouvelles recrues , parvint à déconcerter les efforts réitérés de l'ennemi. Enfin l'escadre britannique fut forcée d'amener pavillon et de se rendre, après une action de deux heures, et sir George Prévost battit en retraite, avec perte de 2,5oo hommes et d'une grande quantité de bagages et munitions. La force américaine sur le lac était de 86 canons et 820 hommes; celle des Anglais était de gS canons et i,o5o hommes. Telle fut l'issue de la bataille de Plattsbourg , aussi honorable
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pour la bravoure américaine qu'humiliante pour les armes britanniques. Le commodore Downie, officier du plus grand mérite, fut tué dans l'action : il ne s'était point rangé à l'avis des autres officiers quant au plan d'attaque contre l'escadre américaine, et l'événement prouve qu'il avait raison. Les bâtimens qui composaient ces deux petites escadres sont actuellement démâtés et mouillés a Whitehall Q.
Burlington, sur le bord oriental du lac Champlain , au sud de Plattsbourg , est un des beaux villages de la Nouvelle-Angleterre (i6) , qui se font remarquer des étrangers. Sur un terrain en pente douce, à partir du lac, il forme un amphithéâtre parsemé d'arbres et couvert de jolies maisons , au nombre de 200 : on distingue la banque, la cour de justice, la geôle, le collège et deux églises. Le collège, siège de Funiversité de l'état de Vermont, fondé en 1791 , est situé sur un plateau et domine entièrement le village. L'édifice a 160 pieds sur 45, et quatre étages; il se trouve à 33o pieds au dessus du niveau du lac. Quarante jeunes gens y reçoivent annuellement leur éducation.
Crov^n-Point est à 3o milles de Burlington , sur le bord occidental du lac Champlain qui, en cet endroit, forme une baie vaste et profonde couronnée par un morne très élevé. Cet emplacement avantageux comme poste mihtaire, fut occupé en i-ySi par les
* Voyez aussi sur les événemens de la guerre de i8iaài8i5la note i5, relative à la bataille de la Nouvelle -Orléans, État de la Louisiane. (Noie du Traducteur.)
Français, qui l'ëvacuèrent en 17^9, et le général Amherst s'en étant emparé, fit bâtir le fort Frédéric. On voit encore les ruines de cet ancien fort, en face de la pointe de la Cheminée (Chimney-Point), sur le bord méridional de la baie. Depuis la paix de i ^63 , il était occupé par une simple sauvegarde, mais il fut brûlé par accident, quelque temps avant l'indépendance des Etats-Unis. En 1 776, il tomba au pouvoir des Américains, qui l'ëvacuèrent sur la nouvelle de l'approche du général Burgoyne, en 1776. H y a quelques années, on y trouva par hasard un grand nombre de guinées; la terre du rivage où elles avaient été enfouies s'étant détachée par petites parcelles , les laissa à découvert.
TicoNDÉROGA. A 1 5 milles au-delà de Crown-Point, en se dirigeant vers le sud , existait jadis la fameuse forteresse de Ticondéroga : ce n'est plus qu'un amas de ruines et de décombres; mais, dans sa décadence même, on juge encore aujourd'hui de ce qu'elle fut autrefois. La pointe qu'elle occupait s'avance entre le lac George, qui de là se porte brusquement à l'ouest, et la crique qui joint les eaux de ce lac à celles du lac Champlain, et forme la limite méridionale de cette pointe. A l'opposite du lac George, au sud-est, on voit la montagne de l'Indépendance; celle de la Défiance est du coté sud. Ces hauteurs étaient occupées par l'artillerie du général Burgoyne, en 1777, lorsque les Américains furent obligés d'évacuer Ticondéroga. Les Français construisirent cette forteresse en 1766; et le général Abercrombie l'ayant attaquée deux ans après fut repoussé avec perte de 2,000 hommes. En T759,
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sur la nouvelle de l'approche du général Amshert , les Français l'évacuèrent précipitamment, ainsi que Crown -Point. Ticondéroga resta au pouvoir des Anglais ; mais en 1775 le colonel Allen s'en empara par surprise. En évacuant ce fort en 1777, le général américain Saint-Clair donna ordre à un détachement d'accompagner les munitions et bagages de l'armée jusqu'à Skeenborough; le convoi fut contrarié dans sa marche par le général Burgoyne, qui le poursuivit jusqu'au fort Sainte-Anne : on escarmoucha rudement; les Anglais eurent le dessous, et essuyèrent une perte considérable. Le corps d'armée principal avait battu en retraite depuis Ticondéroga jusqu'à Hubbarton; là, un détachement d'un millier d'hommes, commandés par le colonel Warner, fut surpris par l'avant-garde anglaise, et après une action très chaude il fallut céder au nombre et abandonner le champ de bataille. Ce détachement alla ensuite rejoindre le général Schuyler au fort Edouard, le 11 juillet 1777-
Whitehall , village incorporé , contenant environ 60 maisons et 5oo habitans, est dans un bas-fond et n'a rien d'agréable. Sa plus grande ressource actuelle provient de la navigation sur le lac, qui porte jusqu'à Saint-Jean des chaloupes de 80 tonneaux ; mais le canal du nord , en offrant bientôt un moyen de communication entre Albany et Whitehall, favorisera beaucoup ces industrieux villageois. Des voitures publiques partent de Whitehall pour Albany tous les jours de la semaine, en passant par Granville, le fort Sainte-Anne, Saudy-Hill, Saratoga, Stillwater et Waterford.
Distance dc Mont-Real à Albany y en passant par le lac Cham plat
iin.
milLs. milles.
Longueville 2 Whitehall 3o
Chambly i3 Fort Sainte- Anne .12
Saint-Jean 12 Sandy-Hiil 10
lie aux noix x4 Fort-Édouard 3
Wind-miil-Point 12 Schuylersville i3
Plattsbouig 17 Borough ifi
Burlington 18 Waterford 8
Crown-Poiut 3o Troy 4
Ticonderoga i 5 Albany 6
D'Albany pour Boston, à la distance de 167 milles, les voitures partent trois fois la semaine, et arrivent en deux jours. Le départ d'Albany et de Boston a lieu les lundis, mercredis et vendredis, à deux heures de l'après-midi. D'autres voitures pour la même destination passent par Bennington et Brattleborougli dans l'état de Vermont; mais la route la plus fréquentée est par Kew-Lébanon , Pittsfield, Northampton, Brookfield, Worcester et Watertown.
New-Lébanon est un joli village dépendant de la corporation municipale de Canaan , état de New-York , près de Pittsfield, dans le Massachussets , à ^5 milles d'Albany. Ses eaux minérales sont en réputation et attirent chaque année grand nombre de valétudinaires; cependant elles ne peuvent, pour la qualité, être mises en parallèle avec celles de Saratoga. Leur source est sur le revers d'une colline escarpée; elles sont douces, limpides, et coulent en si grande abondance, qu'on peut en remplir neuf barils par minute; aussi font-elles