‹ Tournée a la mode dans les États-UnisChapitre 7 sur 49 · ÔO TOURNÉE A LA MODE · texte numérisé non relu

ÔO TOURNÉE A LA MODE

\e Congrès, rHamlhon, le Grand-Rocher, le Colom- Lien, le Rocher-Plat, et le Président. A la distance d'un mille environ, à l'est, à l'endroit ou M. Taylor fait sa résidence, on a trouvé un amas de sources de cotte espèce, et on les appelle les dix sources (ten springs). Leurs eaux ont les mêmes propriétés que celles de Ballston-Spa, et on ne les distingue les unes des autres que par une légère différence dans les quantités relatives des mêmes inerédiens.

Congress -Spuing. Les eaux minérales du Congrès, se trouvent à l'extrémité sud du village de même nom , sur des terres appartenant à IVIM. Jean et Robert Livingston. La .source en fut découverte il y a vingt-sept ans; elle s'épanchait alors à travers la fente d'un rocher que l'on voit encore à quelques pieds de distance de la fontaine actuelle. Cette source continua de couler ainsi pendant plusieurs années, mais des travaux ayant été faits pour mettre en culture le terrain adjacent , un accident imprévu en dérangea le cours, et par suite elle reparut dans l'endroit oîi on la voit actuellement. Elle est renfermée dans un tube enfoncé de 12 à i4 pieds en terre, afin d'empêcher que la qualité de ses eaux ne soit altérée par le mélange d'eaux étrangères. Les travaux ayant pour objet de conserver cette source dans toute sa pureté, ont été récemment exécutés aux frais du docteur John Clark, de Nev/ - York . et par cet acte de générosité et de patriotisme , il s'est acquis des droits à la reconnaissance des habitans de Congress- Spring.

DANS LKS ÉTATS-ÎJINIS. 3r

Le Grand -Rocher (^the High' Rock), situé sur le côté ouest du valion adjacent, vers la partie orientale du villao^e, et à un demi-mllle environ au nord des eaux minérales du Congrès, est de forme pyramidale; sa base a 9 pieds de diamètre et sa hauteur €st de 5 pieds. Il semble avoir été formé par une concrétion de particules pierreuses amenées successivement par des eaux minérales jaillissantes qui coulaient ensuite sur son cratère par une i-igole d'environ 12 pouces de diamètre, en suivant exactement toutes les sinuosités ou contours du rocher, depuis la crête jusqu'à la base. Cette source fut visitée en 1767 par sir William Johnson; mais depuis long- temps elle était connue des Indiens, qui y furent conduits soit par l'effet du hasard, soit en donnant chasse aux animaux qui fréquentaient ces parages, alléchés par la salure de ses eaux. Antérieurement à la guerre de l'indépendance une maison de bains avait été construite en cet endroit, ensuite abandonnée, ensuite rétablie, et depuis lors leur grande réputation engagea plusieurs personnes à y former des établissemens.

Depuis quelques années l'eau reste à deux pieds au dessous du cratère; on prétend qu'elle a trouvé une issue à travers une fente occasionnée par la chute d'un arbre, et que par suite de cet accident elle a cessé de déborder; mais on est fondé à révoquer en àonie, cette opinion. Il est plus raisonnable de penser que ce rocher, formé non dans la profondeur du sol, mais seulement à sa surface, a péché par la base, c'est-à-dire que cette base, fatiguée et dégradée depuis long-temps par l'action continuelle des eaux, a fnii par céder, et

Jes a laissé filtrer entre elle et la terre humide et spongieuse qui l'environne. Cette idée acquiert de la consistance par la seule inspection du pied de ce rocher du coté de l'est; on est parvenu à y enfoncer des morceaux de fer et de bois jusqu'à la profondeur de plusieurs pouces.

Entre le Grand-Rocher et les eaux minérales du Congrès se trouve le grand nombre de sources qui abondent dans cette contrée. A proximité des deux sources principales, celles d'Hamilton et Monroe, on a construit des bains vastes et commodes qui sont des lieux de réunion tant pour le plaisir que pour la santé, durant la saison des chaleurs.

Une notice sur leurs propriétés et leur usage a été donnée par un homme très érudit, auteur d'une analyse des eaux minérales, publiée en 1819, et d'un ouvrage qui a paru dernièrement sur la géologie du comté de Saratoga; je veux parler du docteur John H. Steel , résidant aux eaux de Saratoga. Les remarques suivantes sont extraites de ce dernier ouvrage.

« Les eaux minérales de ce comté ont, dit-il, acquis à juste titre une grande réputation dans les Etats- Unis, et leur efficacilé incontestable dans le traitement de plusieurs maladies est avouée et reconnue, même en Europe. On peut les diviser en trois classes : eaux sulfureuses, eaux acidulo -sahnes, et eaux acidulochalybées.

« Les eaux sulfureuses, c'est-à-dire celles qui contiennent du gaz hydrogène sulfuré, se trouvent, en plusieurs endroits, à proximité des carrières d'ardoises argilacées, et elles doivent probablement leur origine

à la décomposition du sulfate de fer qui se rencontre •dans ce rocher (High-Rock ou Grand-Rocher, dont on a déjà parlé).

(c Les sources d'eaux minérales appartenant à cette classe sont situées sur la rive orientale du lac Saratoga, environ à un mille au dessus de Snake-Hill (montagne du Serpent), au fond d'un ravin qui, se prolongeant jusqu'au lac, laisse apercevoir une belle nappe d'eau. Cette fontaine est à quelques toises seulement du ravin; l'eau sort d'un lit formé de terre argileuse, et répand une forte odeur de soufre dans l'atmosphère; elle est très limpide quand on la puise, mais si on la laisse reposer quelque temps elle se dépouille d'une petite quantité de terre argileuse qui, jetée sur des charbons ardens, s'enflamme comme le soufre. On trouve quelquefois ce sédiment autour de la fontaine et sur le bord de l'eau courante qui en provient.

« Les parties constituantes de cette eau minérale sont l'hydrogène sulfuré et ime petite quantité d'alumine qu'elle tient en dissolution, et qui est trop faible pour nuire à sa limpidité.

(c On pourrait facilement construire des bains dans le voisinage, et y conduire l'eau de la fontaine, qui en fournit une quantité suffisante pour les alimenter constamment. Les bains d'eaux minérales de cette espèce sont vantés depuis long-temps, et avec raison, comme très efficaces dans la cure d'un grand nombre de maladies éruptives, et il est très probable que par la suite ces eaux deviendront un puissant auxiliaire pour celles de Saratoga et de Baîlston; elles n'en sont

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