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III. — La question des dépenses

Tout devait aller pour le mieux ; mais les dépenses s'ajoutaient, la note s’allongeait. IF élait permis de se demander où l’on trouverail de l'argent, quand le royaume était en guerre, quand le trésor de l'État et les caisses des villes étaient plus qu'obérés, et quand on avait pour contrôleur général un incorruptible économe. Le dernier passage de princesse avait coûté 150.000 livres.

Les jurats de Bordeaux ne pensaient pas pouvoir dépenser moins. Ils demandaient d’être autorisés à prendre les 150.000 1. nécessaires dans la caisse des 3 sous pour livre qui étaient perçus en supplément de tous les droits payés par les marchandises, dans les bureaux des fermes de la généralité. L'intendant et le contrôleur général ne pensèrent pas que cette proposition püt être adinise, sans qu'elle eût élé l’objet du plus sérieux examen !.

Tourny formula le premier des observations. Au moment de sa nomination à l'intendance, les jurats étaient sur le point d'einprunter 100.000 I. aux fermiers de la ville. I! avait, pour sa part, empêché la conclusion de l'emprunt, dans l’espoir que les finances municipales se rétabliraient vite. Le passage de la dauphine dérangeait ses plans. Après la construction de la Bourse, après les travaux de la porte Saint-Germain et l'armement d'un garde-côle destiné à surveiller la Gironde, les fonds de la caisse des 3 sous pour livre étaient en baisse, ils se trouvaient réduits à 320.000 1. L'intendant proposa d'autoriser la ville à prendre 70 à 80.000 1. sur ses deniers d'octroi, à charge pour elle de trouver le reste sur son crédit et sur le retard qui pourrait être apporté aux paiements ordinaires ?. : |

Le Pouvoir central n’était pas d’avis de fermer les yeux. D'Argenson préchait l’économie #, et Philibert Orry semblait vouloir

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