‹ TournyChapitre 101 sur 494 · Cf. Brives-Cazes, op. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. Brives-Cazes, op. cit., p

2. Lettre très importante de Tourny à Orry, du 13 novembre 1744. Lettre écrite de

Bazas, où l'intendant surveille les travaux de réfection des routes, APSDEACIES C 3638.

3, Après avoir recommandé à l'intendant de ne pas porter trop haut certaines dépenses, d'Argenson ajoutait : « Si le Roi ne veut pas que ceux qui le serviront dans cet accompagnement dé Madame la Dauphine subissent les eflets de l'avidité des habitants des provinces, Sa Majesté ne veut pas aussi que ces derniers subissent les effets d’une autorité qui les obligerait à fournir leurs denrées à un moindre prix que ne le comporte l'état des provinces. » A. D., Gir., C 3638,

70 LINTENDANT DE BORDEAUX

éplucher soigneusement les comptes des dépenses. Si Tourny voulait réussir mieux que ses prédécesseurs, le contrôleur général voulait retrancher beaucoup des prodigalilés que ses prédécesseurs à lui s'étaient permises : « Il est très convenable, écrivait-il, que la ville de Bordeaux fasse ce qu'il faut dans une circonstance pareille, mais ce doit être avec raison et sans sortir des bornes particulières !. » En tout cas, les fonds ne devaient pas être pris à la caisse des 3 sous pour livre, qui élait affectée à des dépenses d'un genre tout différent. Orry promettait d'aider la ville, quand il connaîtrait ses intentions. À ce propos, il demandait aux Jurats de Bordeaux de renoncer à leurs honorifiques, et d'employer pour la nouvelle réception des ornements utilisés lors des précédents passages. Cette dernière proposition semblait inacceptable à l'intendant, autant que la précédente l'était pour les jurats.

Il fallut négocier encore. Tourny se porta avec empressement à toutes les concessions possibles. La dépense serait réduite à 120.000 L., chiffre maximum; les jurats prendraient 15.000 [., dans la caisse dite des maisons démolies, destinée originairement au remboursement des propriétaires expropriés au moment de l’agrandissement du Château-Trompette ?. Un gros négociant consentait à la ville une créance de 3.600 I. On tirerait encore 10 à 12.000 I. de la caisse des deniers patrimoniaux, en retardant le paiement des parties prenantes. Pour le reste, on s’en remettrait à la générosité du contrôleur général. Sur le chapitre des honorifiques d'usage, Tourny renonçait généreusement à l’article qui le concernait. « Il y a dans ces présents, écrivait-il, un article qui regarde le Commissaire du Conseil. Je crois n'avoir pas besoin de vous dire avec quelle satisfaction je m'en détache, pour servir d'exemple si M. le Contrôleur veut rejeter plusieurs des autres 3. »

L'intendant, qui s'offre en victime, est loué et approuvé. Finalement, M. de la Houssaye ratifie, au nom d'Orry, les dispositions financières qui sont prises. 1l veut bien laisser leurs honorifiques aux jurals, mais il reporte la discussion sur d’autres points el parle encore de réduire la dépense prévue. Il débat le prix des

1. À. D., Gir., C 3638, lettre d'Orry à Tourny du 3 décembre 1744. 2. Cf. Brives-Cazes, op. cit., p. 67.

», À. D., Gir., C 3638, lettre de Tourny du 11 décembre 1744.

ornements, il épilogue sur la robe de brocard qu'ose porter le sousmaire, simple officier municipal. Finalement il se borne à exiger que la décoration et lout l’'ameublement d'apparat soit conservé pour pouvoir resservir |.

Le règlement des comptes se fit attendre un an après le passage de la princesse. À ce moment des articles nouveaux étaient venus allenger la note, à la suite de circonstances diverses que l’intendant n'avait pas pu prévoir. \

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