‹ TournyChapitre 179 sur 494 · Marion, Machaull d'Arnouville, p · texte numérisé non relu

Marion, Machaull d'Arnouville, p

4. C’est en considération de ce double travail de refonte que des gratifications furent demandées pour les contrôleurs préposés au vingtième. Le sieur Papillon de Fonspertuis établit, à ce sujet, un mémoire pour M. de Courteille. Copie de ce

[ n’en fallait pas tant pour mécontenter les imposables et pour déchainer l'opposition des privilégiés. Que sa cote fat exagérée ou non, on trouve que le duc d'Aiguillon allait un peu loin, quand il écrivait à Tourny, en manière de badinage : « Comme mon sort est d'être volé par les gens qui m'ont le plus d'obligation, et inquiété par ceux à qui je n'ai rien fait, le Directeur du 20° de votre généralité s'est mis au ton général. 11 m'est revenu un mémoire dont l'objet est de faire augmenter l'imposition à laquelle je suis assujetli. J'en ai écrit à M. le Garde des Sceaux, en lui envoyant copie du mémoire et de ma réponse, et Je le prie de décider lui-même quelle doit être mon imposition, que j'y souscrirai, mais que j'espère qu'il imposera silence à ce Directeur et à toutes les harpies semblables. En vérité, il est dur que, sacrifiant mes plus belles années, ma vie, ma santé, mon bien, pour le service du Roi, et cela fort gratuitement. je sois encore exposé aux tracasseries et aux vexations de ces sangsues 1, » L'intendant répondit fort sagement que le directeur du vingtième faisait son office, que les décisions du Conseil étaient sans réplique : « Je n'ai garde d'approuver, continuait-il, que le Receveur du 20° d'Agen ait fait succéder de près à la demande du payement de votre 20° la menace de poursuites rigoureuses... Mais vous sentez, Monsieur,

que si les Receveurs ne font pas dans le temps le recouv

rement des impositions, et si, pour le faire, ils n'emploient pas les voies

qui leur sont données, leurs supérieurs les grondent et les pressent. Vous vous trouverez dans le c

as de le faire plus d’une fois ?, »

Tourny ne pouvait penser donner salisfaction à {out le monde,

au Pouvoir avide de plus-value. et aux imposables qui geignaient

loujours, el qui parfois adressaient directement leurs plaintes au roi et à ses ministres. Le roi semblait avoir deux volontés, pour son Trésor et l’autre pour ses privilé qui oserail reprocher à l’intendant d'avoi

l’une giés. Dans ces conditions, r eu lui-même deux volon-

mémoire est conservée dans Ja liasse C 321 octobre 1752, le sieur Mel écrivait dans le Gir.,.C° 3214 : et quelques jours plus tard, Tourny adressait à son tour une lettre à M. de Courteille, sous forme de compte rendu, A. D., Gir., C 3215, 30 octobre 1752. LAID Ge 0 3017, 30 novembre 1753, lettre du duc d'Aiguillon à Tourny. 2. A. D., Gir., C 3017, 18 décembre 1753, lettre de Tourny au duc d’Aiguillon,

5 des Archives de la Gironde. Le 17 même sens à M. de Courteille, A. D.,

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