A. N., E 2319, 7 mars 1752, arrêt d'attribution
5. Pour Agen, A. C., H H 24, 12 juin 1752. — pour Bergerac, t. x11 des jurades, p. 140, sqq. — pour Périgueux, A. C., B B 37, f° 4. — pour Sainte-Foy, A. C., BB 12, 1e* septembre 1752. — pour Libourne, A. C., F F 33, 3 septembre 1752.
6. Sur requête de d'Orgemont, Tourny prend l'ordonnance du 20 février 1754, qui impose aux fabricants les visites de l'inspecteur, A. D., Gir., C 1587, et l’ordonnance du 20 novembre de la même année, relative à la fabrique des toiles, qui doi-
vent compter un nombre de fils déterminé et qui doivent être marquées chacune de linitiale du fabricant, A. D., Gir., CG 1585.
dans le temps où le Conseil prépare les deux édits concernant les corps de métier, le Pouvoir central a l'air de vouloir réformer aussi le système du contrôle. Trudaine écrit à Tourny : « On m'a fait des représentations au sujet des fonctions d’un inspecteur des manufactures à Bordeaux. On m'assure qu’elles sont plus préjudiciables au commerce qu’elles ne lui sont avantageuses... Qu'en pensez-vous 1? » L'intendant eut le courage de défendre le principe du contrôle plus hardiment qu'il n'avait fait pour l’organisation des corps et métiers. Il répond à Trudaine : « Sile Conseil n'a plus envie de tenir la main à l’exécution des règlements faits pour les manufactures, les fonctions d'un inspecteur à Bordeaux y sont assurément inutiles; mais comme dans le système de débarrasser le commerce de beaucoup de gêne je ne croirai jamais qu'il y doive entrer de laisser les manufacturiers se comporter à leur fantaisie bonne ou mauvaise, car le mauvais résultera plutôt que le bon, j'imagine qu’une ville comme celle-ci où il s’apporte et s’enlève tant de différentes draperies, toileries, et autres marchandises de cette nature, a besoin d’un inspecteur pour veiller aux abus, les empêcher de s’introduire, de s’augmenter ou de se multiplier ?. » |
L'intendant suivit, comme il put, dans la suite, les tendances nouvelles du Pouvoir central. Il reconnut que souvent l’application des règlements donnait lieu à des difficultés, et qu’à la rigueur on pouvait se borner à ordonner aux fabricants de mettre dans leurs produits « la force, la bonté et la finesse proportionnées à la qualités. » Quand le Pouvoir central s'abstint de renouveler sa commission de 1752, pour la connaissance des contraventions en matière d'industrie, ce fut pour lui une surprise, mais il se garda bien d’insister. Il expliqua qu'il n'aurait pas demandé le renouvellement en question, « utile au service », s’il avait été au courant des intentions du Pouvoir.
1. A. D., Gir., C 1588, 9 décembre 1755, lettre de Trudaine à Tourny.
2. A. D., Gir., C 1588, 24 décembre 1755, lettre de Tourny à Trudaine.
3. A. D., Gir., C 1577, 5 juillet 1756, lettre de Tourny, citée par Benzacar, Les règles économiques de l'administration d'Aubert de Tourny, p. 56.
4. Voir les lettres échangées dans le courant du mois de niars (TS TRADE RGITS C 1585.