‹ TournyChapitre 241 sur 494 · Ce sont les dispositions des deux ordonnances précitées · texte numérisé non relu

Ce sont les dispositions des deux ordonnances précitées

2. Ce renseignement est fourni par le mémoire sans date de la liasse C 969 aux Archives de la Gironde.

3. CI. Marie de Saint-Georges, op. cit. p. 20 et 22; G. Bussière, op. cit. p. 134.

.) moutons, ni bœufs. Le cheptel souffre à la fois des épizooties et de l’abandon des pâturages,

Pendant plusieurs années, l’épizootie fut menaçante aux confins nord et est de la généralité, en même temps qu’elle sévissait en Saintonge, en Angoumois, en Poitou et en Limousin. La première fois, elle pénétra en Périgord au mois de juillet 1746. Le subdélégué de Nontron proposa à Tourny d'établir une chaîne sanitaire. Maignol, subdélégué de Périgueux, en établit une de son côté? Le 19 août suivant, l’intendant rendit une ordonnance confirmative d’une décision de son prédécesseur, pour défendre aux riverains du Drot d'y faire rouir leurs chanvres, de peur que l’eau corrompue n’ageravât l'épidémie. Les maires et consuls’ des communautés intéressées furent chargés d’adresser aux subdélégués des procès-verbaux relatifs à l'application de l’ordonnance . Par une nouvelle décision datée du 30 août, Tourny commit le sieur Desmarest, juge de la juridiction royale de Créon, pour surveiller spécialement le marché du lieu, le plus important de la contrée. Il fut interdit d'y admettre le bétail provenant des contrées atteintes par le fléau .

La seconde fois, en 1749, l'administration se montra plus avisée encore. Non seulement le grand marché de Créon fut préservé de la contagion, mais les limites mêmes de la généralité ne semblent pas avoir été franchies. À deux reprises, le 4 décembre 1749 et 3e 31 août 1780. interdiction fut faite aux marchands des généralités voisines de conduire en Guienne leur bétail, et réciproquement aux marchands de la Guienne d’aller faire des achats dans les cantons de lextérieur, sous peine de 1.000 I. d’amende, avec confiscation du bétail qui serait tué et enterré sur place sans être

écorché 5.

1. Le fait est reconnu par le Journal économique, novembre 1756. Voir aussi Marie de Saint-Georges, op. cil., p. 16. M. Marion a étudié-la question dans son livre intitulé, État des classes rurales au XVrr1° siècle dans la généralité de Bordeaux, Paris, 1902, p. 87, sqq. =

2. A. D., Gir., CG 1525, 19 juillet 1746, lettre du subdélégué de Nontron à Tourny. Du même jour, un arrêt du Conseil, avec exécutoire de Tourny, au sujet des mesures à prendre, A. D., Gir., C 1551.

4, A. D., Gir., C 1525, 30 août 1746, ordonnance de Tourny.

5. Les décisions prises par Tourny, sous forme d'ordonnances, sont à chercher dans la liasse C 1525, aux Archives de la Gironde.

Plus que la lutte contre l’épizootie, la restauralion des pacages était une entreprise difficile. I s'agissait de réagir contre l’habi- “titude fâcheuse qu'avaient les communautés d’aliéner les terrains qui servaient naguère « au chauffage des habitants et au pacage des bestiaux. » Tourny s’opposa de son mieux à plusieurs projets d’aliénation, en observant au Conseil que «cette ressource, une fois enlevée, plongerait les cultivateurs dans l'impossibilité de nourrir leurs bestiaux 1, » Là où, faute de bétail, la conservation des pacages semblait devoir être inutile, l’intendant insista pour que les communaux fussent au moins exploités pour le bois. Au moment de l’arrivée du marquis, les paysans de Saint-Macaire s'étaient attribués 3000 journaux de vacants où la commune avait naguère des pacages. Par son ordonnance du 20 avril 1744, Tourny remit la Communauté en possession de ses vacants, avec ordre de les louer, pour « y planter des bois qui deviennent très rares dans le pays 2. »

l. Marie de Saint-Georges, op. cit, p. 18.

2 A. D., Gir., C 936, 20 avril 1744, ordonnance de Tourny.

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