‹ TournyChapitre 253 sur 494 · A. D., Gir., C 1988, 25 septembre · texte numérisé non relu

A. D., Gir., C 1988, 25 septembre

8. A. D., Gir., C 1867, 5 juillet 1756, lettre de Tourny au contrôleur général, déjà citée,

ne devrait vouloir se soustraire à cette obligation. «Chacun devrait s'y porter, d'autant que rien n’est plus utile au publie que la réparation des chémins!, » D'autre part, les corvées ne devraient être employées que pour les travaux d'intérêt général : « Les gens, dit l’intendant, ne se soucient guère de corvées, que quand il s’agit d'utilité publique?, » Pour ne pas devenir une surcharge préjudiciable aux paysans, « la corvée ‘devrait peser aussi sur les gens des villes%» Tous les corvéables devraient s'acquitter de leur tâche en conscience, les syndics étant tenus, tous les premiers, de donner le meilleur exemplef. L'égalité la plus stricte devrait régner dans les ateliers; des primes et des secours, en espèces ou en nature”, devraient être distribués aux meilleurs corvoyeurs.

Quel que fût son désir d'employer surtout les corvées, Tourny dut avoir recours tout d’abord à la main d'œuvre salariée, pour soulager ses administrés, au lieu de les accabler, au moment des années de guerre et de misère. Grâce aux ateliers de charité, il put ne pas attendre la fin de la guerre pour commencer son œuvre de grand voyer et de bâtisseur. Il inaugura ainsi ses « remuements de terre qui ont fait vivre une infinité de familles dans ces temps de disetteS », et la Jurade bordelaise eut raison de l’en féliciter : « Ces travaux deviendront même, Monseigneur, lui écrivait-elle, une grande ressource et un soulagement pour une infinité d’ouvriérs, qui, sans cela, soufiriraient beaucoup de la calamité qui afflige cette province 7. »

1. A. D. Gir.,.C 1835, 13 août 1744, lettre de Tourny aux jurats d'Agen, minute autographe.

2. A. D., Gir., C 1865, 12 septembre 1755, lettre de Tourny. Voir, comme exemple, l'affaire des moines de Verdelais, A. C., Saint-Macaire, B B 3, Z mai 1747.

3. À. D., Gir., C 1256, 14 mars 1750, ordonnance de Tourny applicable à la ville de Périgueux.

4. Le rôle des syndies est clairement défini par l'ordonnance de Tourny du 24 avril 1746, À. D., Gir., C 4. ;

9. (Je voudrais, écrit Tourny à son subdélégué de Villeneuve, que pour aider à tous les pauvres corvoyeurs, on ajoutât aux deux tiers des grains conservés de l’année dernière deux autres tiers de ceux de celle-ci, et que l’on distribuât l’autre tiers de la façon la plus utile aux pauvres, dans le temps qu'il leur conviendra le mieux. » A. D., Gir., CG 683, 25 mai 1745: copie de la lettre de Tourny:

6 Cité par J. Benzacar, Règles économiques de l'administration d’Aubert de Tourny, p. 69, d’après une lettre de Tourny, datée du 26 mai ÉPAS TARDE Gr CO IPA4T:

7. À. C., Bordeaux, BB, 4 mars 1748, lettre des jurats de Bordeaux,

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