‹ TournyChapitre 267 sur 494 · A. D., Gir., C 1865, 30 juin 1737, adjudication · texte numérisé non relu

A. D., Gir., C 1865, 30 juin 1737, adjudication

3. Voir lettre de Toôurny à Trudaine du 6 décembre 748% A, DeGir.;: G\IS495 64 celles des 10 et 12 mai 1744, A. D.,-Gir:, CGHS47:

4. Dans sa lettre du ?3 janvier 1746, Tourny soumet à Trudaine, entre autres projets, celui de cette entreprise «qu’il a méditée cet hiver» A. D:;-Gir: °° C041849"

5. Ces plaintes sont consignées dans les Archives de Casteljaloux, dans le courant de 1748, A. C., Casteljaloux, BB 20.

6. A. D., Gir., G 1937, Srayril 1749, commission délivrée par Tourny au sieur La Guette, :

d'ouvrages pour le tronçon Bazas-Casteljaloux!. La route commença à être utilisée aux environs de 17602.

Plus qu’à cette route, dont l'idée revient Loute à Tourny, d'Étigny, intendant d'Auch, tenait à celle qui menait tout droit d'Agen à Auch par Lectoure#. Le marquis y fit travailler et confia la direction de l’entreprise au sieur Gimbrède, mais il semble ne s’y être appliqué que pendant les dernières années de son intendance, el sur la demande expresse de son collègue d'Auch. En 1755, est établi le plan d’un pont de 9 pieds d’ouverture à construire sur le ruisseau de Freyminet, qui sert de frontière aux deux généralités; l’ouvrage est adjugé l’année suivante. Les corvées sont employées au même moment au chemin de Layrac à Astaffort *.

Au nord de la Garonne, la vallée du Lot semblait appeler la route qui devait atteindre Cahors. C’est le sous-inspecteur Santin qui eut à lever le plan et à marquer les alignements du nouveau chemin”. « La ravine des eaux ayant emporté le terrain, » entre Clairac et Aiguillon, Tourny ordonna la réfection de ce tronçon de la route à la fin de 17516. En 1753, les corvoyeurs travaillaient entre Fumel et Villeneuve?.

La vallée du Lot n’avait que peu d’attrait, auprès de celle de la Dordogne. Cette dernière devait encore fournir à l’intendant l’occasion de dériver un nouvel embranchement de la route de Toulouse. Ce-:fut le grand chemin de Bordeaux à Brive par

1. Voir, à ce sujet, une lettre écrite le 29 juillet 1756 par le sieur Bertin de Grignols, A. D., Gir., C 962, et une adjudication du 30 juin 1757, A. D., Lot-et-Garonne, GC 15.

2. G. Labadie-Lagrave, De Nérac à Paris en 1764, dans la Revue de l’Agenais, 1913, oc D 193

3. Voir lettre du 1° mars 1756, adressée par l’intendant d'Étigny à son collègue de Bordeaux, A. D., Gir., C 1836.

4. A. D, Gir., G@ 1836, 10 mars 1756, réponse de Tourny à son «cher confrère » d'Étigny, sous forme de minute autographe. Voir aussi, A. D., Lot-et-Garonne, C 15, plan du pont frontière, 1755; A. D., Gir., C 1866, 30 juin 1756, adjudication, et Fournié, op. cit., dans la Revue de l’Agenais, 1887, t. XIV, p. 219.

5. Fournié, op. cit., dans la Revue de l'Agenais, 1887, L&. XIV, p. 219.

6. A. C., Clairac, D D 1, 2 décembre 1751, ordonnance de Tourny, comme suite à une supplique du Corps de ville.

7. Voir, à ce sujet, plusieurs pièces, dans la liasse C 1835, aux Archives de la Gironde.

8. A propos de cette route, on lit dans le Bulletin polymathique du Muséum ,Bernadau, Œuvres héréditaires, 7131, t. xxvV1, p. 258: «en la parcourant, on ne se rappelle pas, sans reconnaissance, qu’elle est l'ouvrage de M. de Tourny, célèbre intendant dé Guienne, qui a laissé dans cette province {ant de monuments de son immortelle et trop courte administration, »

Branne, Castillon, Sainte-Foy et Bergerac. Il devait être l’un des plus beaux de France. Jarrin fut chargé de lever les plans. Les travaux commencèrent à la fois de Bordeaux à Bergerac sur 17 lieues, et de Bergerac à Brive sur 19 lieues en Guienne ?. L’intendant découvrit à point, dans le voisinage de Bergerac, une carrière de beaux grès. À partir de 1750, on procède à l’adjudication de plusieurs ponts. On en prévoit un à Branne et deux autres entre Sainte-Foy et Gardonne, dans la boucle de la rivière que le chemin laisse plus au nord’. Malheureusement le travail n’avance pas au point d’origine de la route, du côté de la Bastide, dans l’Entre-deux-Mers. Malgré les objurgations de Tourny, les paysans refusent la corvée et le Parlement les soutient. L’intendant se lamente; il écrit à Trudaine, le 16 septembre 1754 : «Il y a 6 à 7 années qu'est commencée la réparation du cheinin de la Bastide à Branne... La Bastide est un port sur la Garonne de l’autre côté de Bordeaux et vis-à-vis: Branne est un autre pont sur la Dordogne. Le chemin en question a pour objet de communiquer de l’une à l’autre rivière et de conduire ensuite à Castillon, Sainte-Foy, Bergerac et autres villes de ma généralité; 1l est d’ailleurs très nécessaire pour l'exploitation de l’Entre-deux-Mers qu'il traverse... Depuis que ce chemin est attaqué, il serait fini il y a du temps. » Mais la grande ville est trop proche, et les corvoyeurs récalcitrants y trouvent parmi les parlementaires de trop puissants appuis. Trudaine répond

1. Renseignement fourni par l’état des sous-inspecteurs, conducteurs, piqueurs et autres qui sont émployés à diriger les travaux qui se font par eorvées sur différentes routes de la généralité de Bordeaux, A. D., Gir., C 1854.

2. Voir iettre de Tourny à Trudaine datée du 23 janvier 1746, À. D., Gir., C 1849. Voir aussi la réclamation formulée par un prieur, à propos du chemin de Castillon à Bergerac : on a pris un terrain dans l’enclos du prieuré. À. D., Gir., H 1144, 1er mars 1746, requête de D. Antoine Raynaud, prieur.

3. En bon architecte, le marquis a le goût de la pierre. Il écrit à Trudaine, le 4 juillet 1747 : « Dans un voyage que je fis il y a quelque temps à Bergerac, j’apereus, à environ une lieue de cette ville, et peu loin de la Dordogne, une grande quantité de gros blocs de grès. Les ayant examinés de près et jugés de bonne nature à former du pavé, j'ai envoyé d'ici trois ouvriers que j'ai cru les plus habiles à en débiter; ils en ont fait près de 3 milliers dont j'ai actuellement ici la plus grande partie. Je ne crois pas meilleur celui qu'on à à Paris; mais il est mieux travaillé et, sans doute, revient moins cher, parce que les ouvriers qu'on y emploie sont plus au fait.» A. DIGG C 1854, 4 juillet 1747, minute autographe.

4. Les formules d’adjudication se trouvent dans les liasses C 1859 et C.1860, aux Archives de la Gironde.

L'OEUVRE DES ROUTES 429 aux plantes de l’intendant de Guienne en l’encourageant à passer outre aux réclamations don£ il est assailli!.

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