A. D., Gir., C. 1842, 17 juillet 1748. à
3. À. D., Gir., C. 1835, 10 janvier 1754, minute autographe de Tourny, commission décernée à Santin pour lever le plan de la route de Villeneuve à Bergerac, avec ses divers embranchements.
4. Mention en est faite dans la lettre de Santin à Tourny, du 15 juin 1753, A. D., Gir °C 1885:
ss En 1754, elle est tout au moins portée sur l’état des alignements, A. D., Gir., C 1852.
6. En ce qui concerne Sainte-Foy, voir l'ordonnance de Tourny du 20 octobre 1746, À. D., Gir., C 389, Sur Sauveterre, voir la notice du Bulletin polymathique du Muséum ISIL Pod Œuvres héréditairés: ASS YEN pe Lo:
7, A, D., Gir,, C 1849, 24 février 1747, avis de Tourny,
septembre 1745, l’adjudicataire général des poudres, préposé à la direction du moulin de Saint-Médard, se plaignit à Tourny de l’état de la route qui y conduisait depuis Bordeaux!. L’intendant répondit qu'il avait constaté de ses veux les défectuosités de ce chemin, mais qu'il n'avait pu y faire travailler parce que les corvoyeurs étaient occupés ailleurs sur une route plus nécessare encore?. Îl se disposait à y faire travailler peu après; mais alors il eut à répondre aux critiques de l’adjudicataire, qui se permettait de discuter son projet d’alignement. Tourny ne s’arrêta pas à ses dires; il rendit compte à Trudaine qu'il rapprocherait le plus péssible le nouveau tracé de l’ancien; il ajoutait qu'autant il s’inquiétait peu d’éviter les empiétements pour l'établissement des grands chemins, « autant il cherche à ménaser les propriétaires quand il s’agit de travaux de moindre utilité et de moindre importance, comme c’est le cas pour la route de Bordeaux à Saint-Médard 3. »
Il ne répond pas autrement au mémoire de Bertin, son collèoue de Lyon, quand celui-ci lui demande la réparation et le redressement du chemin qui relie au port du Moustier la forge d’Ans en Périgord, et quand de puissants seigneurs, comme le duc d'Aven et le maréchal de Noailles, réclament la réparation du chemin qui relie le port de Caudon à Sarlat ?. Il sait tout l’in-
1. Les doléances de l’adjudicataire général furent transmises par d'Ormesson à Tourny, le 6 septembre 1745, A. D., Gir., C 1848 lettre de d’Ormesson.
2. À. D., Gir.;, C 1848, 30 septembre 1745, réponse de Tourny à d'Ormesson, minute autographe.
3. Par sa lettre du 29 avril 1746, Trudaine avait adressé à Tourny un mémoire contre son projet d’alignement. Tourny répond, le 7 mai 1746, que ce mémoire «ne mérite aucune attention». A. D., Gir., C 1849.
4. Le 3 mai 1751 et encore le 8 juillet suivant, le ministre de k Marine atlirail l'attention de Tourny sur l'utilité qu’il pourrait | 4 avoir à réparer les chemins de la forge d’Ans, au port du Moustier, pour le transport des canons de marine fabriqués à la forge. A. N., Ministère de la Marine, B2? 341, registre du Ponant. Trudaine revient à la charge quatre ans plus tard. Par sa lettre du 7 septembre 1755, il appuie le mémoire de M. Bertin. Tourny répond le 12 septembre, qu'il comprend l'importance de ce travail, qu’il y donnera ses soins, mais que « les gens ne se soucient guère de corvées que quand il s’agit d'utilité publique. Là, ,ils croient qu'ils travaillent à accroître le bénéiice de l'usine, et ils n’y tiennent pas ». Le marquis s’efforcera de les convaincre A. D., Gir., C 1865. Une nouvelle supplique est encore adressée à Tourny, le 18 septembre 1756 : 5 ou 6 jours de corvée suffiraient. A. D., Gir., C 962.
5. Tourny écrit sur la requête qu'il s’est déjà informé de l'utilité de ce chemin, et qu'on lui a répondu, «qu’il n’en avait guère. » A. D., Gir., C 962, requête du 4 octobre 1756, réponse du 14 novembre suivant,
térêt des chemins qui conduisent aux rivières, mais il considère ces voies de communication comme étant d'intérêt local, et il laisse aux intéressés le soin d’en prendre la réfection à leur charge, comme Île firent les gens de la Tresne, quand il voulurent avoir une route de leur paroisse au port d’Arcins.
I a l'air ainsi d'abandonner à l'initiative privée le développement du réseau des voies de communication. Les seigneurs les plus riches, les villes les mieux dotées, les Communautés les mieux averlies de leurs véritables intérêts, n'auront qu'à suivre son propre exemple. Ils trouveront dans son œuvre l’ébauche et la promesse de celle qu'ils réaliseront.
VIII — Les Postes.
Pour jouer complètement leur rôle de trait d'union, les routes doivent être desservies par un service de postes qui fonctionne avec régularité.
Sur les voies secondaires, les courriers de poste sont rares. Is sont nommés par les Communautés, en conformité de délibérations de Jurade autorisées par l’intendant '. Quant au service public des Postes, qui est placé sous la direction d’un directeur des Postes, résidant à Paris, il n’est établi que sur les chemins suivants : Bordeaux-Paris par Barbezieux, Bordeaux-Bayonne par les grandes Landes, Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Limoges ?.
Pour cette dernière route, l'itinéraire fut changé en vertu d’une ordonnance de Tourny du 16 mars 1750 : au lieu de passer par Saint-Pardoux, Saint-Privat et Coutras, le courrier desservit les centres plus importants de Chalus, Thiviers, Périgueux, Mussidan et Montpont 5,
L'ensemble du service est placé sous le contrôle immédiat du
1. Pour servir d'exemple, la délibération de la Jurade de Monflanquin, à la date du 21 août 1755, A. C., Monflanquin, BB 9.
2. Voir les petits indicateurs des Postes, ‘publiés périodiquement. Voir aussi diverses listes des Postes, aux Archives de la Gironde, C 2546, C 2574, C 2576, etc.
3. À. D., Gir., C 2537, 16 mars 1750, ordonnance de Tourny. En 1755, le. 21 octobre, l’intendant d'Étigny demande au marquis d'établir le service des postes de Bor
deaux, sur la route des petites Landes. La question était encore en litige sous le successeur de Tourny, A. D, Gir,:C12574: