‹ TournyChapitre 289 sur 494 · D’Argenson, Mémoires, L. VI, 12 novembre · texte numérisé non relu

D’Argenson, Mémoires, L. VI, 12 novembre

4, À. D., Gir., G 1219, 11 août 1746, lettre de Tourny au contrôleur général,

à la ville de Paris. « J'ai cru pouvoir me flatter, écrivait à Tourny l'intendant de Paris, M. de Bernage, que la ville de Bordeaux voudrait bien nous aider de connaissances que son zèle... l’a mis à portée d'acquérir. Il est naturel de chercher à profiter de ceux qui nous ont précédés, ont fait et pensé avant nous, dans de semblables occasions, dont plusieurs siècles rassemblés fournissent à peine un petit nombre d'exemples. C’est le seul moyen de perfectionner les arts. Je m'adresse à quelqu'un qui les aime, qui les protège, et qui se fera un plaisir de contribuer à ce que cette perfection, réunie à l’objet que nous nous proposons, doit présenter d’intéressant.… Je me flatte que vous voudrez bien faire ce qui dépendra de vous pour procurer à la ville ce secours, dont je vous aurai, en mon particulier, la plus grande obligation ?. » Ainsi, Bordeaux jouait son rôle de capitale. On l’appelait d’ailleurs «la petite Paris, » et l’on disait encore que la petite Paris dépassait la grande «en opulence, en dédain de l’argent, en cherté et en audace?.»

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