‹ TournyChapitre 319 sur 494 · Plan 44, aux Archives de la Gironde · texte numérisé non relu

Plan 44, aux Archives de la Gironde

2. Tourny insiste sur cette réduction de trajet, dans sa lettre à d’Argenson, datée du 30 juin 1746. A. D., Gir., C 1219.

3. A. D., Gir., G 1965, 14 septembre 1745, compte rendu Chalimon.

4. A. D., Gir., G 1972, 1er septembre 1746, ordonnance de Tourny.

5. Voir notamment la lettre adressée par Tourny à d’Argenson, le 30 juin 1746, déja citée, AND, .Gir.;:C 1219! Ca

Re QT

part ou plate-forme, plantée de plusieurs allées d'arbres, plus élevée de 20 pieds que le sol du jardin et de 7 que les embrasures des casernes qui, du côté du château, forment la clôture de ce Jjardin. Il est aisé de penser que,:si l'on avait cru que la sûreté des fortifications de ce château eût demandé une certaine attention, on n'aurait jamais laissé subsister une pareille plate-forme Le château du HÂ, dont les fortifications sont très peu de choses, et qui, en conséquence, peut être considéré plutôt comme un poste de récompense d’un vieil officier qui a bien servi que comme un objet de force, où pour ou contre la ville, acquerra plus d'avantage que de préjudice par le rasement de la plate-forme et son remplacement en maisons, telles que celles bâties au nord et à lorient dudit château !. »

La plale-forme-une fois sacrifiée, on portera à 35 toises en avant le mur, du côté du midi, et on avancera le mur du cquchant jusqu'au coin du jardin du château du Hà, pour qu’il joigne le premier par un angle grand ouvert ?.

Ce projet, conçu par Tourny dès 17473, ne vint à exécution qu'à la suite de la délibération de Jurade du 9 février 1754, confirmée elle-même par une lettre de d’Argenson du 23 février, et par les arrêts du Conseil des 19 mars et 4 mai suivants ®.

L'’attention de la Jurade, comme celle de l’intendant, se trouva attirée par le morceau le plus intéressant de cette façade, les abords de la porte Sainte-Eulalie. La porte ancienne ne pouvait plus être conservée, surtout après le réquisitoire prononcé contre elle par le procureur syndic. « Indépendamment de ce que la porte Sainte- Eulalie est étroite, vilaine, incommode, avait-il dit, elle ne se trouve placée ni dans lalignement, ni à l'endroit où il serait à propos qu’elle fût5.» Elle devait être rétablie plus en avant, en raison

1. À. C., Bordeaux, carton non classé, 6 mars 1754, lettre de Tourny à d’Argenson,

2. Voir la lettre de Tourny à d’Argenson, datée du 6 mars 1754. A. C., Bordeaux, carton non classé.

3. À. D., Gir., C 1219, 6 mars 1747, lettre de Tourny à d’Argenson.

4. Délibération de Jurade, A..D., Gir., C 1165 et. A. C., Bordeaux, BB, 9 février 1754. Approbation de d’Argenson mentionnée dans une lettre de Tourny à d’Argenson, du 5 mars 1754, A. C., Bordeaux, carton non classé; arrêts du Conseil, extraits des registres, A. C., Bordeaux, D D 35, 19 mars 1754, et BB, 4 mai 1754. ;

5. Délibération de Jurade du 9 février 1754, déjà citée, A. D., Gir., C 1165 et À, C., Bordeaux, BB, © février 1754.

même du déplacement du mur de ville, et comme l’intendant avait mis dans ses projets de prolonger la rue des Minimes, vers l'extérieur, en arrière de la plate-forme, la porte à construire devait conduire à la fois la rue des Minimes prolongée et la rue Sainte- Bulalie au-devant du chemin de Saint-Genès, dérivation du chemin de Bayonne. Tout comme à la place Dauphine, l'intendant faire aboutir le plus de voies possible au même

se proposait de ans le cadre d’une place régulière. Seulement,

carrefour, aménagé d il avait dans l’idée, cette fois, d'établir la place à l'intérieur des murs et de faire aboutir les deux voies de la ville, non pas à deux portes séparées, comme l’étaient les portes Dijeaux et Dauphine, mais à une porte unique à deux arceaux, «Ce qui pourrait être d’une singularité assez agréable ?. »

Malheureusement ce projet d'ouvrages ne devait jamais être exécuté. Il &ut élaboré trop tard. Le 15 septembre 1754, les jurats vinrent en grande pompe procéder avec l'intendant à la pose de la première pierre, et à la dédicace du monument en l'honneur du due de Berry’. La porte de Berry ne fut jamais construite, pas plus que la grande place sur laquelle elle devait s’ouvrir*. L’exécution des travaux ne suivit pas les autorisations données les 19 mars et 4 mai 1754 par le Conseil, les décisions prises en Jurade le 7 juillet 17564, et la nouvelle permission octroyée par le roi à la date du 9 avril 17575.

Après comme avant, et malgré Tourny, le trafic de la route de Bayonne continua de se déverser sur la place d'Aquitaine, cons-

tamment encombrée$.

1. Consulter le plan de la liasse C 1165. Voir aussi le plan géométral de la liasse C 3667, 5 juin 1796.

2. Procès-verbal de délibération du 15 septembre 1754, recueil Baurein.

3. Il est permis de regretter, sinon la porte, du moins la place, La place aurait été un carrefour important, qui fait défaut dans le dispositif actuel de la voirie. Le trafie continue d’engorger la place d'Aquitaine (place de la Victoire) et ül utilise trop peu la rue Saint-Genès, qui est seulement une rue bourgeoise, et qui aurait pu être une rue commerçante, en tant que trait d’union entre la ville et la banlieue. Sur les projets de Tourny, voir Bernadau, Spicilège, 7131 t XXXVII, p. 336, Le Viographe bordelais. \ :

4. A, C., Bordeaux, D D 93, 7 juillet 1756, délibération de Jurade, concernant la place et la porte.

Page 1