‹ TournyChapitre 331 sur 494 · A. N., E 2347, 23 septembre 1755, arrêt du Conseil · texte numérisé non relu

A. N., E 2347, 23 septembre 1755, arrêt du Conseil

2. À la date du 24 avril 1756, environ un an avant son départ, Tourny rappelait à M. de Moras qu'il avait envoyé, le 13 mars, à M. de Séchelles les plans des deux projets de l'hôtel de ville. Il le priait de donner des ordres pour que les travaux fussent assez avancés à l’entrée de la mauvaise saison.

3. Dossier sur l'incendie de l'intendance, A. D., Gir., C 1193.

4. A. D., Gir., C 1193, 14 février 1756, lettre de Tourny au contrôleur général.

5. Pour les travaux divers, voir la liasse C 1193 aux Archives de la Gironde; pour la salle du concert, en particulier liasse C 1974.

6. D’après un mémoire sans date de la liasse C 1193, aux Archives de la Gironde. Le plan de l’Intendance de Bordeaux est conservé aux Archives nationales, N, rt1e classe, n° 37. On trouve des devis estimatifs des plans détaillés et des correspondances dans un carton non classé; aux Archives communales de Bordeaux.

7. Au sujet du Palais-Gallien, Tourny demanda vraisemblablement à Portier de lui fournir un plan, pour tenter la restauration des ruines romaines. Dans une lettre du 30 août 1755, Portier faisait connaître à l'intendant que sur les deux entrées de l'ancien cirque, une seule pouvait être rétablie, celle du côté nord. Dans la même lettre, Portier adressait à l'intendant les plans de réparation du clocher Saint-Michel, A. D., GinenNCM1006, ù

Pa )\ Li, Le | Leg

QUARTIERS ET FAUBOURGS D99 chercher dans la périphérie une place pour recevoir les établissements susceptibles d'y être transférés, comme la Monnaie par exemple.

III — Les Quartiers dé la Périphérie.

L'attraction du tour de ville s’exerça directement sur les quartiers de la périphérie, par les percées que lintendant multiplia en arrière de ses portes.

Au débouché de la nouvelle place Royale, la rue Saint-Rémy fut aménagée une fois de plus. Elle trouva un pendant dans la rue Royale, « ladite rue tombant obliquement au point de la statue équestre à pareille ouverture d’angle que celle de Saint- Rémy. » L'ouverture de la rue Royale était déjà prévue par l’arrêt du Conseil du 7 février 1730. Tourny n'eut qu’à prendre une ordonnance en application !, et à continuer les expropriations et les adjudications déjà commencées?. D'autre part, il eut l’idée, d'accord avec les jurats, d'établir la place du Marché Royal à l'extrémité opposée de la rue Royale, vers la rue du Parlement. On se contenterait de démolir l’ilot de maisons entre les rues Castignac et des Écuries. Le 29 janvier 1754, la Jurade prit une délibération à cet effet. La place « agrandie, formerait un local très considérable pour y établir un marché dont le quartier avait grand besoin*. » Le sieur Jean Barnabé Réveillaud, procureur du Parlement, fit le sacrifice d’un grand immeuble en vue de « seconder, disait-il à Tourny, les vues de votre Grandeur ‘. » La place du Marché Royal se dessina peu à peu au cours des années qui suivirent, avec sa fontaine au revêtement de marbre et avec le cadre uniforme de ses maisons ?.

Après beaucoup de démarches et de contre-ordres, la rue Jean-

1; A. D. Gir., C 1249.

Page 1