SUR
MARIE, NOTRE MÉDIATRI EF 187
Main, s'adressant à Marie: Nul ne se sau e que par vous!"
Mais continuons à constater par d'autres paroles des saints, combien nous est nécéssaire l'inte rcession de la divine Mère,
Sans l'intercession de Marie, disait le glorieux saint Gaétan, nous pouvons bien demander, Mais jamais nous ne pourrons obtenir aucune grâce, Ce que saint Antonin EXprime si bien quand il dit : + Prier sans Marie, c'est pré ! tendre voler sans ailes 2 : * en d'autres termes, Quiconque se flatterait d'obtenir les grâces de Dieu en se passant de
l'intercession de Marie, ressemblerait à l'oiseau qui n'ayant
expliquant les songes du Pharaon
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plus d'ailes, tente de s'élever dans les airs. En effet, de même que”Pharaon, après avoir dit à Joseph: Poiei que je l'établis sur tonte la ter d'Egypte, lui envoyait toute deman-
1. Nullus est qui salvus fiat, nisi per te! De Zowa Deip 2. Qui petit sine ipsa duce, sine alis tentat volare. P. 4. t nS#C-22;
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Marin
Onne perséi ère que par Marie
de de secours et disait aux solliciteurs : 1/4: à Yoscph!, pareillement : A/es à Mari, dit le Seigneur à ceux qui sollicitent ses faveurs. Car lui-même, selon la doctrine de saint Bernard, a décidé de n'accorder aucune grâce que par les mains de Marie? C'est pourquoi Richard de Saint- Laurent a dit: * Notre salut est entre les mains de Marie ; aussi nous pouvons, nous autres chrétiens, lui tenir avec bien plus de raison le langage que tenaient les Egyptiens à Joseph: Vofre salut est dans vos mains" Ainsi parle également le vénérable Idiota: * C'est Marie qui tient notre salut entre ses mains 4" Et lorsque Cassien dit plus énergiquement encore ‘que le genre humain tout entier trouve son salut dans les innombrables bienfaits de Marie *," ilaffirme, on ne peut plus absolument, que nul ne se sauve, à moins d'être favorisé et protégé par Marie. Ainsi donc celui que Marie protège se sauve; mais il se perd, celui qu'elle ne protège pas. ) dispensatrice de toute grâce‘! lui dit saint Bernardin de Sienne, notre salut est dans vos mains. C'est comme s'il eût dit: O ma Souveraine, puisque vous êtes la dispensatrice des grâces, et qu'ainsi la grâce du salut ne nous parvient que par votre entremise, c'est donc de vous que dépend notre salut. F
Combien Richard de Saint-Laurent avait raison de dire que, semblable à une pierre qui roule dans l'abime quand le sol lui manque, notre âme, privée du secours de Marie, tombe d'abord dans le péché, et puis dans l'enfer ?