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À JESUS l'AR MARIE
nons nos satisfactions pour les communiquer à qui bon lui
semblera, et pour la plus grande gloire de Dieu,
Marie pr tectrice des
ordres
religieux
(Garofolo.)
Il suit de là que: 1° par cette dévotion on donne à Jésus-Christ, de la manière la plus parfaite, puisque c'est
Re 10,
Le don de soi même à Marie ne dérange pas les obliga-
tions per-
sonnelles,
So DE LA PARFAITÉ CONSÉCRATION
par les mains de Marie, tout ce qu'on peut lui donner, ct beaucoup plus que par les autres dévotions, où on lui donne ou une partie de son temps, où une partie de ses bonnes sati
œuvres, ou une partie de ses actions et mortifications, Ici tout est donné ct consacré, jusqu'au droit de disposer de ses biens inférieurs, et des satisfactions qu'on gagne par ses bonnes œuvres, de jour en jour: ce qu'on ne fait même dans aucun ordre religieux, Dans les ordres reli-
ieux, on donne à Dieu les biens de fortune par le vœu
de pauvreté, les biens du corps par le vœu de chasteté, la propre volonté par le vœu d'obéissance, et quelquefois la liberté du corps par le vœu de clôture; mais on ne lui donne pas la liberté ou le droit qu'on a de disposer de la valeur de ses bonnes œuvres, et on ne se dépouille pas autant qu'on peut de ce que l'homme chrétien à de plus précieux et de plus cher, qui sont ses mérites et ses satisfactions.
2° Une personne qui s'est ainsi volontairement consacrée et sacrifice à Jésus-Christ par Marie ne peut plus disposer de la valeur d'aucune de ses bonnes actions; tout ce qu'elle souffre, tout ce qu'elle pense, dit et fait de bien, appartient à Marie, afin qu'elle en dispose selon la volonté de son Fils, et à sa plus grande gloire, sans cependant que cette dépendance préjudicie en aucune manière aux obligations de l'état où l'on est pour le présent, et où l'on pourra être pour l'avenir: par exemple, aux obligations d'un prêtre qui, par office et autement, doit appliquer la valeur satisfactoire et impétratoire de la sainte messe à un particulier; car on ne fait cette offrande que selon l’ordre de Dieu et les devoirs de son état.
3° On se consacre tout ensemble à la très sainte Vierge comme un moyen parfait que J sus-Christ a choisi pour s'unir à nous et nous unir à lui; et à Notre-Seigneur comme à notre dernière fin, auquel nous devons tout ce que nous sommes, comme à notre Rédempteur et à notre Dieu,
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À JÉSUS PAR MARIE Si
J'ai dit que cette dévotion peut fort bien une forte rénovation des vœux ou promesses du saint Baptème, Car tout Chrétien, avant son Baptème, était l'esclave du démon, parce qu'il lui appartenait ; mais dans son Baptème, il a, ou par lui-même, où par son parrain et
sa marraine, renoncé solennellement à Satan, à ses pompes
ct à ses œuvres, ct a pris Jésus-Christ pour son Maitre ct souverain Seigneur, pour dépendre de lui en qualité d'esclave d'amour. Or, c'est ce qu'on fait par la
présente dévotion: on renonce (comme il est
marqué dans la formule de consécration) au démon, au monde, au péché et à soi-même, et l'on se donne tout entier à
Jésus-Christ par les mains de Marie, On fait mêm
e quelque chose de plus, puisque, dans le Baptème, on parle
ordinairement par la bouche d'autrui, c'est-à-dire
par le parrain et la marraine :
on ne se donne à Jésus-Christ que dans cette dévotion, c'est par soi-méme, c'est volontaire. ment, c'est avec connaissance de cause, Baptême, on ne se donne pas à Jésus-Christ par les mains de Marie, du moins d'une manière expresse, et l'on ne donne pas à Jésus-Christ la voleur de ses on reste, après le Baptême, entièrement libre de l'appliquer à qui l'on voudra ou de la conserver pour par cette dévotion, on se donne Seigneur par les mains de Marie, et de toutes ses bonnes œuvres,
Les hommes, dit saint Thomas, font Baptème, de renoncer au démon et
par procureur ; mais,
Dans le saint
bonnes actions :
soi; mais, expressément à Notreon lui consacre la valeur
VŒU, au saint à ses pompes : /y Daptismo votent homines abrenuntiare diabolo et ponpis eus. Et ce vœu, dit saint Augustin, est le plus grand et le plus indispensable : Votum matvimun HOStrUNL quo vovimus nos Christo esse mansuros. C'est aussi ce que disent les canonistes: Precipuum votum est guod in baptismate facimus. Cependant, quel est celui qui garde ce vœu si important ?
Quel est celui qui tient fidèlement les promesses du saint
Eee nnno nr SENS
ètre appelée
pr
Baptéme ? Presque tous les Chrétiens ne trahissent-ils pas la foi promise à Jésus-Christ dans leur baptême? D'où
dolanême peut venir ce dérèglement universel, sinon de l'oubli où
La vraie
dévotion à
Marie
un remède À
ce désordre, [CS moyens, qui est la très sainte Vierg
l'on vi: des promess: < que l'on y à faites et des engagements qu'on ya conti ictés, et de ce que presque personne ne ratifie par soi-méme le contrat d'alliance qu'il a fait avec Dieu par ses parrain et marraine? Cela est si vrai que le Concile de Sens, convoqué par l'ordre de Louis le Débonnaire pour remédier aux grands désordres qui desolaient le royaume, jugea que la principale cause de cette corruption dans les mœurs venait de l'oubli et de l'ignorance où l'on vivait des engagements du saint Baptème : ct il ne trouva point de meilleur moyen de remédier à un si grand mal que de porter les Chrétiens à renouveler les promesses baptismales,
Le catéchisme du Concile de Trente, fidèle interprète de ce saint Concile, exhorte les curés à embrasser cette méme pratiqne et a rappeler fréquemment aux peupies qu'ils sont liés et consacrés à Notre-Seigneur Jésus-Christ, comme des esclaves à leur Rédempteur et Seigneur, Voici ses paroles: Parochus fidelem populum ad cam rationen cohortabitur ut sciat æquissimum esse... nos tps ac mancipia Redemptori nostro et Domino in perpeturum addicere et consecrare, (Cat. Conc. Trid., part. 1, art, 2, $ 19.)