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SAINT DOMINIQUE

fondateur de l'ordre des Frères Prêcheurs et premier apôtre

du Rosaire

(Fra Angelico.)

LIEU ratiques parti ulières de cette dévotion.

15 PRATIQUES EXTÉRIE! KES,

AA UOIQUE l'essentiel de cette dévo- Se tion consiste dans l'intérieur, elle ne laisse pas d'avoir plusieurs pratiques extérieures qu'il ne faut pas négliger: ec oportet J'acere et illa non omittere |; soit Parce que les pratiques extérieures bien faites aident les intérieures, soit Parce qu'elles font ressouvenir l'homme, qui se conduit toujours par les sens, de ce qu'il a fait ou doit faire, soit parce qu'elles Sont propres à édifier le Prochain qui les voit, ce que ne font pas celles qui sont intérieures. Qu'aucun mondain donc, ni critiques, ne viennent ici objecter que la vraie dévotion est dans le Cœur, qu'il faut éviter ce qui est extérieur, qu'il peut Y avoir de la vanité, qu'il faut cacher sa dévotion, Je leur réponds avec mon Maitre : OHENE,, hommes voient vos bonnes œuvres, afin qu'ils glorifient davir des

pratiques

votre Père qui est dans les cieux ; non Pas, Comme dit etrienres

EN, Matth,, xx, 32.

D re EL e

148 PRATIOU

saint Grégoire, qu'on doive faire ses actions et dévotions exterieures pour plaire aux hommes ct en tirer quelque

louange, ce serait vanité : mais on les fait quelquefois devant les hommes, dans la vue de plaire à Dieu et de le faire glorifier par là, sans se soucier des mépris ou des

louanges des hommes,

Je ne rapporterai qu'en abrégé quelques pratiques extéricures que je n'appelle pas ainsi parce qu'on les fait sans intérieur, mais parce qu'elles ont quelque chose d'extérieur, ! pour les distinguer de celles qui sont purement intérieures,

Ll'remière pratique. Ceux qui voudront entrer dans cette: ce en confrérie, À

dévotion particulière, qui n'est point cri quoique ce fût à souhaiter, après avoir, comme j'ai dit dans i À

iturse la première partie de cette préparation au règne de Jésus-

surtt Christ, employé douze jours au moins à se vider de l'esprit } etde du monde, contraire à celui de Jésus-Christ, emploieront ?

l'esprit du $

monde, trois semaines à se remplir de Jésus-Christ par la sainte | Vierge. Voici l'ordre qu'ils pourront garder : Ê

Pendant la première semaine, ils emploieront toutes

leurs oraisons et actions de piété à demander la connais- ;

sance d'eux-mêmes et la contrition de leurs péchés ; etils 1! le feront tout en esprit d'humilité, Pour cela, ils pourront, s'ils le veulent, méditer ce que j'ai dit de notre mauvais

fond, et ne se regarder, les six jours de cette semaine, que £

comme des escargots, limaçons, crapauds, pourceaux, serpents et boucs; ou bien ils méditeront ces trois paroles de saint Bernard: Cogita quid fueris, semen putridum ; cas stercorum ; quid futurus sis, esc@ vermiumn. rit de les

ES

quid à

Que je vous [ls prieront Notre-Seigneur et son Saint-l

ae éclairer par ces paroles: Domine, ut videam ; où Norerin

Mens OU L'eni Sante Spiritus, et diront tous les jours l'ex,

UT Maris Stella, et les litanies du Saint-Esprit ou les litanies de la sainte Vierge.

Pendant la seconde semaine, ils s'appliqueront, dans

toutes leurs oraisons et œuvres de chaque journée, à con-

naître la très sainte Vicrue, Lis demanderont cette con. naissance au Saint-lsprit, [IS pourront lire ct méditer ce que nous en avons dit. I]s réciteront, comme la première Semaine, les litanies du Saint-Esprit et lie, maris Stclla, ct de plus un rosaire tous les jours, où du moins un cha

pelet à cette intention,

Seigneur de

les guérir.

Ils emploicront la troisième semaine à Connaître Jésus-

{ Christ, Ils pourront lire ct méditer tout ce que nous en Î avons dit, et réciter l'oraison de Saint Augustin, qui se trouve dans la Première partie de ce Traité! fs Pourront, ave: le même saint, dire ct répéter cent ct cent fois par

Ce t'où

jour : Vocerim fe : « Seigneur, que je vous connaiss

bien Domine, nt t'édean : Scigneur, que je voie qui vous

! Oraison de S, Augustin, Page 42

au moins,

Se Jean vit une femme couronnée de douze

étoiles

150 PRATIQUES “étes!" Ils réciteront, comme aux semaines précédentes, les litanies du Saint-Esprit et lle, maris Stella, et ajouteront tous les jours les litanies du saint Nom de Jésus, Au bout de trois semaines, ils se confesseront ct communieront à l'intention de se donner à Jésus-Christ, en qualité d'esclaves d'amour, par les mains de Marie. Et après la Communion, qu'ils tâcheront de faire selon la méthode qui est ci-après, ils réciteront la formule de leur consécration, qu'ils trouveront aussi plus loin : il faudra qu'ils l'écrivent ou la fassent écrire, si elle n'est pas imprimée, et qu'ils la signent le même jour qu'ils l'auront faite, Il sera bon que, ce jour, ils payent quelque tribut à Jésus- Christ et à la sainte Vierge, soit pour pénitence de leur infidélité passée aux vœux de feur Baptème, soit pour protester de leur dépendance entière du domaine de Jésus- Christ et de Marie, Ce tribut sera selon la dévotion et la capacité de chacun: comme un jeûne, une mortification, une aumône, un cierge ; quand ils ne donneraient qu'une épingle en hommage, avec un bon cœur, c'en est assez pour Jésus, qui ne regarde que la bonne volonté, Tous les ans au moins, le même jour, ils renouvelleront la même

consécration, observant les mêmes pratiques pendant trois

semaines. Ils pourront même, tous les mois, tous les jours, renouveler tout ce qu'ils ont fait, par ce peu de paroles: Tuus totus ego sum, et omnia mea tua SuUnt: Je suis tout à vous, et tout ce que j'ai vous appartient ”, mon aimable Jésus, par Marie, votre sainte Mère.

Deuxièr e pratique—Ws réciteront tous les jours de leur vie, sans pourtant aucune gêne, la petite Couronne de la sainte Vierge, composée de trois Pater et douze Ave en l'honneur des douze privilèges et grandeurs de la très sainte Vierge. Cette pratique est fort ancienne, elle a son fondement dans l'Écriture sainte. Saint Jean vit une femme couronnée de douze étoiles, revêtue du soleil, et tenant la lune sous ses pieds, Cette femme, selon les inter-

prètes, est la très sainte Vicrere, Il y a plusieurs manières de bien dire cette petite Couronne : il serait trop long de les rapporter ici : le Saint-Esprit les apprendra à coux et

S: Jean vit

e lemme ronnée lune

celles qui seront les plus fidèles à cette devotion, Cependant, pour réciter cctt, Couronne tout simplement, il faut d'abord dire : Diguare me lantare le, Virgo sacrata ; da

mi virtutem contra hostes tes : ensuite on récitera Crede, puis un Pater, Puis quatre lie et un Gorie Pa encore un Pater, quatre li et un Gloria Patri, Ainsi du reste. À la fin on dit: Sy (UN presidinm, ete,

Troisième pratique 1 est très louable, très glorieux et très utile à ceux et celles qui se sont ainsi faits les esclaves de Jésus en Marie, de Porter pour marque de leur esclavage amoureux, de petites chaines de fer bénites d'une bénédiction particulière !,

1 On pourrait croire que certains décrets des Congrégations romaines ont défendu absolument l'usage des chaînettes, Nous ne

ÉR En

Ces marques extérieures ne sont pas, à la vérité, essen tielles, et une personne peut fort bien s'en passer, quoiqu'elle ait embrassé cette dévotion ; cependant je ne puis m'empêcher de louer beaucoup ceux ct celles qui, après avoir secoué les chaînes honteuses de l'esclavage du démon, dans lesquelles le péché originel et peut-être les péches actuels les avaient engagés, se sont volontairement soumis au glorieux esclavage de Jésus-Christ, et se glorifient avec saint Paul d'être dans les chaines pour Jésus-Christ, chai nes mille fois plus glorieuses et précieuses, quoique de fer, que tous colliers d'or des empereurs.

Qu'autrefois il n'y eût rien de plus infâme que la croix, à présent ce bois ne laisse pas d'être la chose la plus glorieuse du christianisme, Disons de même des fers de l'esclavage, I n'y avait rien de plus ignominieux parmi les anciens, et même encore à présent parmi les païens ; mais, parmi les Chrétiens, il n'y a rien de plus illustre que ces chaines de Jésus-Christ, parce qu'elles nous délient et nous préservent des liens infâmes du péché et du démon ; parce qu'elles nous mettent en liberté, et nous lient à Jésus et à Marie, non pas par contrainte et par force, comme des forçats, mais par charité et par amour, comme des enfants: 7rahkam eos in vincudis caritatis\: “et je les attirerai à moi”, dit Dieu par la bouche d'un Prophète, “avec des chaînes de charité” : chaînes, par conséquent, qui sont fortes comme la mort, et plus fortes même, en quelque manière, en ceux qui sont fidèles à porter jusqu'à la mort

ces marques glorieuses, Car, quoique la mort détruise leur

corps en les réduisant en pourriture, elle ne détruira point les liens de leur esclavage, qui, étant de fer, ne se corrom-

dans ces décrets qui interdise cette pratique aux particuliers, surtout si l'on porte ces chaînettes comme symbole de l'esclaage de Jésus en Marie, ce qui est proprement la dévotion du R, P. de Montfort (Voy. .{naecta Juris l'ontificti, re série, col. 756.)

1 Osée, XI, 4.

er

Pront pas aisément :

ct peut-être qu'au jour de la résurrection des corps

! au grand jugement dernier, ces chaines qui licront encore leurs os, feront une partie de leur gloire,

ct seront changées en des chaines de lumière et de sloire, Ieureux, donc, mille fois be ureux les lives illustres de Jésus en Marie, qui portent leurs chaines Fra: tombeau!

Voici les raisons pour lesquelles on por chainettes : te C'est Pour faire ressens trle chrétien des vu ux et des

en

gements de son | ptéme, de | qu'ilen a faite par cette dévotion, où il est de s'y rendre

novation parfaite € letroite obligation fe! Come l'homme, qui si conduit souvent plus par les sens facilement ces obli objet extérieur qui les chaines servent me

“par Fi pure foi, oublie itions en D

eu, s'il n'a quelque lui remette en mémoire, ces petites

rveilleusement au chré rappeler les chaines du péché et l'esclavage du démon, dont le saint Baptème l'a délivré, et la dépendance à Jésus qu'il a vouée dans le saint Baptème, la rénovation de

en pour lui

ct ratifiée ensuite par ses vœux ; ct une des raisons pour lesquelles si peu de chrétiens pensent saint Baptême, ct Vivent avec autant Paiens, comme s'ils

à leurs obligations du de libertinage que les n'avaient rien Promis à Dieu, c'est qu'ils n'ont sur eux aucune marque extérieure qui les en fasse souvenir, 2° On Porte ces chaînes pour montrer qu'on ne rougit point de l'esclavage et servitude de Jésus-Christ, et qu'on renonce à l'esclavage du monde, du péché et du démon, 3" On les Porte pour se gar des chaînes du péché et du démon,

portions des chaines

antir et se préserver Car il faut que nous d'iniquité, ou des Chaînes de charité et de salut ; liner Peccatorum aut vin

O mon cher frère, brisons les ch pécheurs, du monde et de ses suppôts et rejetons loin de nous leur joug funeste : Dirum-

Pamus vincula eorum ot Lrojiciamns à nobis JUgUM ipsorum

“la caritatis.

aines des péchés et des ct des mondains, än diable

ss Mettons nos pieds, pour me ser-

1VEcoli. vi, #5, 26:

vir des termes du Saint-Esprit, dans les fers glorieux de Jésus- Christ, et notre cou dans ses colliers: /ujice pedem tuum in compedes illius, et in torques illius column tuum ; subjice lumerum duum et porta illam, et ne acedieris vinculis ejus Vous noterez que le Saint-Esprit, avant de dire ces paroles, y prépare l'âme, afin qu'elle ne rejette pas son conseil important, Voici ses paroles: ludi, fili, et accipe considium intellectus, et ne abjicias consélinum mreum*: “coute mon fils, et ‘ccois un conseil d'entendement, et ne rejette pas mon conseil”,

Vous voulez bien, mon trè, cher ami, qu'ici je m'unisse au Saint-Esprit, pour vous donner le mème conseil: Vincula illius HRSeS Chat nes sont des chaines de salut ”.

alligatura salutari.

Comme Jésus-Christ en croix doit attirer tout à lui, bon gré mal gré, il attirera les réprouvés par les chaines de leurs péchés, pour les enchainer comme des forçats et des diables, à son ire éternelle et à sa justice vengeresse; mais il attirera, particulièrement en ces derniers temps,

DE LA VRAIE DÉV« TION 155 les prédestinés Par des chaînes de Charité: Omnia tralan ad Mmeipsun \ Tyakam COS En vénculis carrlatis ? Ces fidèles esclaves ou enchaînés de Jésus-Christ, téncti Christi, Peuvent porter leurs chaines où à leur cou où à leurs pieds. Le Père Vincent Caraffa, septième Ge. né

al de la Compagnie de Jésus, qui mourut en odeur de sainteté l'an 1043, portait POUur marque de sa servitude, un cercle de fer aux Pieds, ct disait que Sa douleur était qu'il ne pouvait Pas trainer publiquement sa chaine, La Mère Agnès de Jésus, dont nous AVOns parlé, portait une chaine de fer autour de ses reins, Quelques autres person nes l'ont portée au SOU, pour faire pénitence des colliers de perles qu'elles avaient portés dans le monde, D'autres l'ont portée à leurs bras, Pour se faire Souvenir, dans les travaux de leurs mains, qu'ils sont esclaves de Jésus- Christ,

Quatrième lratique.

— Ils auront une très grande dévotion pour le grand mystère de l'Incarnation du Ver.

be, dont la fête se cé.

lèbre le 25 mars : c'est le mystère propre de cette dévotion, parce qu'elle a été inspirée du Saint-Esprit: jo pour honorer et imiter la dépendance ineffable que Dieu le Fils a voulu avoir de Marie, pour la gloire de Dieu son Père et pour notre salut, dépendance qui paraît Particulièrement dans l'Incarnation, ou Jésus se rend Captif et esclave dans le sein de

IS, Jean, AI, 23.

2 Osée, XH, 4,

DR En US RP Rte gen +

Le mystère de l'Incarna-

tion, le 25 mars

L'Annon lation est le Principal mystère de

la vr

RSR 156 PRATIQUES la divine Marie, et où il dépend d'elle pour toutes choses ; 2° pour remercier Dieu des grâces incomparables qu'il a faites à Marie, particulièrement de l'avoir choisie pour sa très digne Mère, lequel choix à été fait dans ce mystère : ce sont là les deux principales fins de l'esclavage de Jésus- Christ en Marie,

Remarquez s'il vous plaît, que je dis ordinairement : l'esclatve de Fésus en Marie, l'esclave de Marie en Fesus. On peut, à la vérité, comme plusieurs ont fait jusqu'ici, dire l'esclare de Marie, l'esclavage de la sainte Vierge ; mais je crois qu'il vaut mieux qu'on se dise l'esclave de Jésus en Marie, comme le conseillait M. Tronson, supérieur général du séminaire de Saint-Sulpice, renommé pour sa rare prudence et sa piété consommée, à un ecclésiastique qui le consultait sur ce sujet. En voici les raisons :

1° Comme nous sommes dans un sièçle orgueilleux, où il y a un grand nombre de savants enflés, d'esprits forts et critiques, qui trouvent à redire dans les pratiques de piété les mieux ctablies et les plus solides, pour ne pas leur donner une occasion de critique sans nécessité, il vaut mieux dire l'esclavage de ésus en Mari, et se dire l'esclave de Jésus-Christ, que l'esclave de Marie; prenant la dénomination de cette dévotion, plutôt de safin dernière, qui est Jésus-Christ, que du chemin et du moyen pour arriver à cette fin, qui est Marie; quoiqu'on puisse, dans la vérité, faire l’un et l'autre sans scrupule, ainsi que je fais. Par exemple, un homme qui va d'Orléans à Tours, par le chemin d'A mboise, peut fort bien dire qu'il va à Amboise et qu'il va à Tours ; qu'il est voyageur d'Amboise et voya-

geur de Tours; avec cette différence cependant qu'Am-

boise n'est que sa route droite pour aller à Tours, et que

Tours seul est sa fin dernière et le terme de son voyage. 2: Comme le principal mystère qu'on célèbre et qu'on

honore en cette dévotion est celui de l'Incarnation, où l'on

ne peut voir Jésus-Christ qu'en Marie, et incarné dans son

sein, il cst plus à propos de dire l'esclavage de Jésus en Marie, de Jésus résidant et régnant en Marie, selon cette belle prière de tant de grands hommes : © Fesus vivant en Marie, venez et vivez on HOUS, en votre esprit de sainteté, ete, 3" Cette manière de parler montre davantage l'union intime qu'il y a entre Jésus et Marie, Ils sont unis si étroitement que l'un est tout dans l'autre: Jésus est tout en Marie, et Marie toute en Jésus ; où plutôt, elle n'est plus, Mais Jésus est tout seul en Marie ; et On séparerait plutôt nn Deitt

éparer * “ . Marie dk peut nommer Notre-Scigneur Jésus de Marie, et la sainte Je

Vierge Marie de Jesus.

la lumière du soleil, que Marie de Jésus. En sorte qu'on

Le temps ne me Permettant pas de m'arrèter ici pour Expliquer les excellences ct les grandeurs du mystère de Jésus vivant ct régrant en Marie, où de l'Incarnation du Verbe, je me cont nterai de dire en trois mots que c'est ici le premier mystere de Jésus-Christ, le plus caché, le plus relevé et Le moins connu : que c'est en ce mystère que Jésus, de concert avec Marie, dans son sein Virginal, qui est Pour cela appelé par les Saints la salle des secrets de Dicu, a choisi tous les élus : que c'est en ce mystère qu'il à op ré tous les mystères de sa vie qui ont suivi, par l'acceptation qu'il en fit : Jesus ingrediens Mundi dicit : Eee 277 ut faciam, Deus, c'ountatem tua let, Par conséquent, que ce mystère est un abrégé de tous les mystères, et 11

renferme la volonté et la grâce de tous ; enfin, que ce mys-

tère est le trône de la miséricorde, de Ja libéralité et de la

gloire de Dicu, C'est le trône de sa miséricorde Pour nous, Parce que, comme on ne peut approcher de Jésus que par Marie, on ne peut voir Jésus ni lui parler que par Marie, Jésus, qui exauce toujours sa chère Mère, accorde toujours sa grâce et sa miséricorde AUX pauvres pécheurs : Adams 80 Cu fiducia ad thronm gratte À C'est le trône de

D Hebr, x, 5.9 2 Hebr. 1v, 16.

sa libéralité pour Marie, parce que, tandis que ce nouvel Adam a demeuré dans ce vrai paradis terrestre, il y à opéré tant de merveilles en secret, que niles Anges ni les hommes ne les comprennent point, C'est pourquoi les Saints appellent Marie la magnificence de Dieu; Jagnificentia ; Dei, comme si Dieu Marie Trône | KI il à n'était magnifique

de la divine

qu'en Marie : Solumn-

prâce

(Granacui.) | Q Ÿ T1 N al modo tibi magnificus

Dominus'. C'est Île trone de sa gloire pour son Père, parce que c'est en Marie que Jésus-Christ a parfaitement calmé

son Père, irrité contre les hommes ; qu'il a préparé la gloire que le péché lui avait ravie, et que,

par le sacrifice qu'il a fait de sa vo onté et de lui-même, il lui a procuré plus de gloire que jamais ne lui en auraient donné tous les sacrifices de l'ancienne loi, et enfin qu'il lui a donné une gloire infinie, que jamais il n'avait encore reçue de l'homme.

Cinquième pratique—Ws auront une grande dévotion à dire lire Maria où la Salutation Angélique dont peu de chrétiens, quoique éclairés, connaissent le prix, le mérite, l'excellence et la nécessité. Il a fallu que la sainte Vierge

sublimité et

ait apparu plusieurs fois à de grands saints fort éclairés,

à nécessite

delire pour leur en montrer le mérite, commu à saint Dominique,

1 Isaie, XXXIII, 21.

à saint Jean de Capistran, au bienheureux Alain de la Roche, Ils ont composé des livres entiers des merveilles et de l'efficace de cette Prière pour convertir les âmes ils

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