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Es.e Mir. p. 1. es

re ré BASE RAS Dre me MARIE, NOTRE VIF, NOTRE DOUCEUR 81

et ayant entendu un sérmon sur le Rosaire, eut soin, avant de rentrer chez elle, d'acheter un chapelet. Elle le tenait Soigneusement caché, et elle se mit à le réciter. Ce fut d’abord sans dévotion. Mais la sainte Vierge lui fit néanmoins goûter dans cet exercice tant de consolation et de douceur, que bientôt Hélène ne put plus se rassasier de dire des chapelets. De là elle en vint à concevoir une telle horreur de ses désordres, que, ne trouvant plus un instant de repos, elle fut Comme contrainte d'aller se confesser, et elle le fit avec une si grande contrition, que le confesseur en était dans l’étonnement.

Sa confession faite, elle va se Prosterner au pied de l'autel de Marie Pour remercier sa bienfaitrice : et pendant qu'elle récite son chapelet, elle entend la sainte Vierge qui lui dit : “ Hélène, jusqu'ici tu n'as que trop offensé ton Dieu et moi, Désormais, mène une autre vie et je te promets de mon côté que mes faveurs ne te feront pas défaut.”

Là à ALES

Mo rinnnes

: RER ESS er

Étonnée et émue, la pauvre pécheresse s'écrie: “Ah1 Vierge très sainte, il est vrai que jusqu'ici j'ai été une aidez-moi donc, main-

Et voilà

Hélène distribue aux une vie toute de pénirent l’assaillir: mais se à la Mère de Dieu, prophéties, révélations,

jours après, la visite de

gnée de Notre-Seigneur.

expira, on vit son âme a forme d’une fort belle colombe,

PRIÈRE

Lepauvre © Marie, Mère de Dieu et mon unique espérance, voici h : : ” OR us CRE vos pieds un pauvre pécheur qui implore votre pitié, Marie Dans toute l'Église et parmi tous les fidèles il n'y a qu'une

tout ce que . , Jeuwa VOoiX pour vous proclamer le refuge des pécheurs : vous ra êtes donc mon refuge, et c'est à vous de me sauver.

Vous savez, Ô très douce Mère de Dieu! vous savez quel intérêt nous porte Jésus, le fruit béni de vos entrailles, combien notre salut lui tient au cœur !, et tout ce qu’il a souffert pour l'assurer. Je vous présente, 6 ma tendre Mère! les souffrances de Jésus-Christ : le froid qu'ilendura dans l'étable, chacun des pas de sa fuite en Egypte, toutes les fatigues de sa vie publique, les gouttes de sueur et de sarg qu'il répandit, cette mort en croix par laquelle, à force de tourments, il consomma sous vos yeux son sacrifice. Ah! faites connaître votre amour pour votre Fils, puisque c'est pour l'amour de ce Fils bien-aimé que je vous prie de me secourir, Tendez votre main vers un malheureux qui du fond de l'abime implore votre pitié. Si j'étais un saint, je ne vous demanderais pas grâce et miséricorde; mais je ne suis qu'un pécheur: j'ai donc recours à vous qui êtes la Mère des miséricordes,

Je le sais, votre cœur si plein de commisération pour les malheurer:x se fait un bonheur de secourir tous ceux que leur obstination ne rend pas indignes de vos bontés. Aujourd’hui donc, comblez les vœux de votre cœur compatissant et comblez aussi les miens: voici pour vous l'occasion de me sauver, moi, pauvre pécheur, condamné à l'enfer ; il ne tient qu'à vous de me venir en aide, puisque je ne veux pas m'obstiner dans le mal. Je m'abandonne entièrement à vous: dites-moi ce que j'ai à faire, et obte-

1. Tu enim, dulcissima Dei Mater, nosti quantum placeat benedicto Filio tuo salus nostra. AA. div, c. 18. Î

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RER DOTE eme che j MARIE, NOTRE VIE, NO1 RE DOUCEUR 83

nez-moi la force d'y mettre Ja Main ; car à quelque prix que ce soit, je veux rentrer En grâce avec Dieu. Je me réfugie sous votre Manteau, Jésus lui-même veut que j'aie recours à vous, car vous êtes sa Mère, ct Pour votre gloire temps que pour Ja sienne, tous les secours nécessaires au salut me doivent venir non seulement par son Sang adorable, mais même par vos Prières, C'est bien lui | qui m'envoie vous demander votre assistance, À Me voici donc, 6 M | Vous mes espérances, Priez, dites aussi Pour moi seulement une parole, Dites à ‘ Dieu que vous voulez mon salut, et Certainement Dieu me

! Sauvera, Dites au Seigneur que je vous appartiens ; et je {1€ Vous demande rien de plus.

en même

arie, je recours à vous et je

mets en Vous vous intéressez à t

ant d'autres :

| \ Marie est encore otre vie, parce qu'elle nous obtient la À

Persévérance.

À persévérance finale est un don de Dieu, et, comme l'a déclaré le saint Concile de Trente, un don si grand, qu'il est entièrement gratuit et en dehors des grâces q mériter. Mais,

ue nous pouvons ainsi que l'enseigne saint Augustin, tous CEUX qui de-

H - mandent et redemandent à Dieu la À Persévérance, l'ebtiennent, Et, ajoute Suarez, ils l'obtien- { è

nent infailliblement, s'ils ne cessent de la demander jusqu'à la fin de leur vie; car, ainsi que le remarque Bellarmin,

Pour avoir chaque jour cette grâce de la persévérance, il faut la demander chaque jour!

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