Oculi omnium nostrum
ad manus Per manus ejus
aliquid boni accipi 3: Ecce enim ex hoc feat © 4 Ex hoc Beatam te dice nibus vitam et gloriam £ niunt in tternum,
Marix Semper debent res]
Amus, S%ee, 2, V. lect. Li am me dicent omnes £
icere, ut
€nerationes, enerationes, qua In te justi gratiam,
nt omnes £ enuisti, In Peut, s,
omnibus generitio.
Péccatores veniam inve.
D —— EEE "Er ë } 116 CHAPITRE TROISIÈME ?
Ave je l'ai moi-même donnée au monde comme le modèle de toutes les vertus, afin que vous appreniez d'elle à mener
quel soin Dieu l'a fagomnée une vie irréprochable, et comme une citadelle, afin que
à son ministère de
miséricorde: (ue personne ne tremble en sa présence et que personne ne craigne de l'approcher. Car j'ai eu soin, en formant cette créature bien-aimée, de lui donner un cœur d’une telle bonté et d'une si grande miséricorde, qu'elle ne sait dédaigner aucun de eeux qui viennent l'imp'orer, ni rien refuser à celui qui sollicite ses faveurs. Le sein de sa miséricorde est sans cesse ouvert à tous, et elle ne souffre pas
dans toutes vos peines, vous y trouviez un refuge assuré.
que personne se retire sans avoir à ses pieds trouvé le repos et la consolation !, Louée soit donc et bénie soit à jamais l'immense bonté de notre Dieu, pour nous avoir donné dans l’auguste Marie une mère et une avocate si bonne et
è ÿ ÿ à $ $ Ÿ $ $ | | | . " $ si aimante ! À Avec quelle © Dieu! qu'ils étaient tendres les sentiments de con- | $
confiance
fiance que saint Bonaventure, si embrasé d'amour, ressen-
sos tait en son âme pour notre très aimant Rédempteur
nous devons
Jésus-Christ et pour notre très aimante avocate Marie! “ Le Seigneur eût-il prononcé contre moi n'importe quelle sentence de réprobation, je sais qu'il ne peut se refuser à celui qui l'aime « qui le cherche de tout son cœur. Je le serrerai donc entre les bras de mon amour, et tant qu'il ne m'aura pas béni je ne le laisserai point partir; et s’il se retire, il devra m’emporter avec lui. Pour dernière ressource, je me cacherai au moins dans ses plaies et j'y resterai; et dès lors, il lui sera impossible de ne pas me trouver en lui Que si mon Rédempteur, ajoute-t-il, en
1. Matrem meam devotione præcipua venerate. Ego enim hanc mundo dedi in puritatis exemplum, in præsidium tutissimum, ut sit tribulatis asylum. Quam nemo formidet, nemo ad eam accedere trepidet ; propterea namque adeo feci eam mitem, adeo misericordem, ut neminem aspernetur, nulli se neget, omnibus pietatis sinum apertum teneat, neminem a se redire tristem
sinat, A/og, |, 1, p. 4. ©. 12.
Te Ve VOICE Ver MALUS Cr
Res.
| venait, pour mes péchés, à me chasser de ses pieds sacrés, {alors j'irais me jeter aux pieds de Marie, sa Mè Ÿ me relèverais pas qu'elle ne m'
Carelle ne sait, cette tendre
re, et je ne ait obtenu mon pardon, Mère de miséricorde, et jamais elle n'a su refuser sa CCMpassion aux misères des hommes, ni repousser les misérables qui viennent cours. Aussi s'emploiera-t-elle, sinon d’' Par compassion, à incliner son div Pour qu'il me pardonne !,” Disons donc, en terminant toute miséricordieuse, de miséricorde,
implorer son seoffice, au moins in Fils vers l'indulgence,
* avec Euthymius : “O Mère laissez tomber sur nous vo Puisque nous sommes vos servite nous avons mis en Vous toute notre
S regards urs et que espérance 4"
EXEMPLE
Parmi les miracles que renferme le on lit le suivant, arrivé à un gentilhom Extraordinaire pour la divine son palais un pieux or.
Trésor du Rosaire,
tion
Marie, devant laquelle il avait l'habitude de v
ment passer de longues heures
jour, mais même la nuit, interrompant >
aller rendre ses hommages à sa bien-aimée Souveraine. “PS Il était marié; sa femme, personne au reste de grande
Piété, remarquant qu'il la quittait à la faveur des ténèbres
de la nuit pour ne rentrer dans leur chambre qu'après une
absence prolongée, s'abandonna misérablement à la jalou-
1. Quantumeu:aque me Deus Præsciverit, scio quod seipsum negare non potest, Eum amplexabor, et, etiamsi non mihi benedixerit tam; et sine me recedere non valebit, | abscondam, ibique extra se me invenire n { (
+ Nec tunc dimit-
In cavernis vulnerum suorum me
on poterit. Ad Matris sux pedes
provolutus stabo, ut mihi veniam impetret, I sa enim non misereri ignorat, et miseris non satisfacere nunquam scivit, Ideoque ex Compassione mihi ad
indulgentiam Filium inclinabit, Sim, div. am. P. 3. c. 13.
\ 2. Kespice, o Mater misericordiosissima ! respice servos tuos
{ omnem Spem nostram collocavimus. Apud Sur, 31 aug,
; in te enim
Extraordi.
me d'une dévotion naire
x Ses préserva.
Mère, et qui possédait dans
atoire avec une fort belle image de de l'enfer, ls x Résurrecenir fréquem- tion d'une
à prier, non seulement Je , ‘pouse
obtenue par
ainsi son repos pour son pieux
sie et aux plus injustes soupçons. Afin d'ôter de son cœur |
cette épine qui le déchirait, voici qu'un jour ellese hasarde
à questionner son mari pour savoir si elle était toujours | À } | n à
l'unique objet de son affection. “* Sache, lui répond en souriant le gentilhomme, sache que j'aime la personne la plus aimable du monde, Je lui ai donné tout mon cœur et je mourrais plutôt que de jamais cesser de l'aimer. Toi-même, situ la connaissais, tu m'exciterais à l'aimer encore davantage.” C'était de la très sainte Vierge qu'il parlait et dont il se disait si épris. Mais sa femme n'en concevait que de plus violents soupçons. Enfin, pour s'assurer entièrement de la vérité, elle lui demanda s'il ne consacrait pas à cette femme tout le temps qu'il passait chaque nuit hors de leur chambre. Et sur la réponse affirmative du gentilhomme, qui ne soupçonnait pas quels orages ses paroles suscitaient, la pauvre femme ne douta plus ; et ainsi aveuglée par la passion, que fit-elle? Une nuit que son mari l'avait quittée comme de coutume, elle se laisse emporter par le désespoir, saisit un couteau, se coupe la gorge et expire un instant après. Le gentilhomme, après avoir accompli ses dévotions, rentre dans la chambre, Mais quand il veut se coucher, il trouve le lit tout humide. Il appelle sa femme qui ne répond pas, il la secoue : elle est insensible. Ayant alors fait de la lumière, il voit le lit plein de sang, et au milieu, le cadavre inanimé de sa femme. A l'instant, il comprend qu'elle s'est tuée par jalousie. Que fait donc le pieux gentilhomme ? Il sort de la chambre, la ferme à clef, et, de retour dans son oratoire, se prosterne devant la sainte Vierge: “ Ma Mère, lui dit-il en versant un torrent de larmes, voyez quelle est mon affliction, Si vous ne me consolez pas, à qui faut-il que j'aie recours? Songez que, si ma femme est morte et damnée, ce malheurme vient de ma fidélité à venir ici vous rendre mes hommages. Ma Mère, vous pouvez tout
PO
mg
réparer: je vous en Prie, réparez tout. Ah! qu'il est vrai que jamais on ne s'adresse à Marie avec confiance sans se voir exaucé! Le gentilhomme n'a pas plutôt fini sa prière, qu'il entend une servante lui dire de retourner dans sa chambre et que sa femme le demande, Mais il ne peut y croire de bonheur, “ Retournez donc, dit-il à la servante, et voyez si réellement ma femme me demande,” La servante y va et bientôt elle revient en disant : “ Allez vite, ma maîtresse vous attend.” Il court, ouvre la chambre et aperçoit sa femme pleine de vie et qui se jette à ses pieds en sanglotant et en lui demandant pardon. “Ah! mon ami, s'écrie-t-elle, grâce àtes prières, la Mère de Dieu vient de me délivrer de l'enfer.” Alors tous deux, pleurant de bonheur, se rendent à l'oratoire pour remercier la bienheureuse Vierve, Le lendemain, devant toute leur parenté réunie dans un festin, le gentilhomme fit raconter par sa femme le miracle qui s'était opéré ct dont elle portait la marque dans la cicatrice de sa blessure. À ce récit il n'y eut personne qui ne sentit s'accroître son amour pour Marie, PRIÈRE,
cte
A O Mère du saint amour, notre vie, notre refuge, notre d'espérance
Espérance, vous le Savez, votre Fils Jésus-Christ, non
en Marie notre
content de se faire lui-même notre perpétuel avocat au- Esnérance.
près du Père éternel, a voulu que vous aussi, vous vous employiez auprès de lui Pour nous obtenir ses divines miséricordes. Il ena porté le décret : vos prières doivent nous aider dans l'œuvre de notre salut, et il leur a donné assez de force pour obtenir tout ce que vous demandez, C'est donc vers vous, à Espérance des misérables, que je me tourne, moi misérable pécheur,
J'espère, o ma Reine, que par les mérites de Jésus-Christ et ensuite par votre intercession, je parviendrai à me sauver. Oui, je l'espère, et j'ai même une si grande con-
fiance en vous que, si mon salut était entre mes mains, aussitôt je vous le confierais ; car je compte bien plus sur votre miséricorde et sur votre protection que sur toutes mes bonnes œuvres,
Ma Mère et mon Espérance, ne m'abandonnez pas, comme je le mériterais. Voyez mes misères; puis, ayez pitié de moi, secourez-moi et sauvez-moi, Je le reconnais à ma honte et à ma confusion, j'ai bien des fois par mes péchés fermé la porte de mon âme aux lumières et aux grâces que vous m'aviez obtenues du Seigneur. Mais quelles que soient la multitude et la malice de mes méfaits, bien plus grandes sont votre commisération pour les misérables et votre puissance auprès de Dieu. Le ciel et la terre savent qu'une âme protégée par vous ne peut se perdre. Que toutes les créatures m'oublient donc; mais vous, à toute-puissante Mère de Dieu, ne m'oubliez pas. Dites à Dieu que je suis votre serviteur, dites-lui que vous m'avez pris sous votre protection : dès lors je serai sauvé.
O Marie, je compt te sur vous, C'esdans cette espérance que je vis; et c'est dans cette espérance
"que je veux et que
j'espère mourir, Oui, je le dis et je le dirai toujours : Mon unique Espérance, c'est
Jésus, et après Jésus, c'est vous, d Marie !!