‹ Tout ou rienChapitre 16 sur 109 · PREMIÈRE PARTIE, GHAP. I · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE, GHAP. I

à écouter sa fille , dont la douce causerie ou le chant sans prétention retentissait plus harmonieusement à son oreille que le bruit des discussions parlementaires.

Un autre goût l'occupait encore, celui des médailles, dont il avait formé une collection qui valait une somme considérable. C'était dans ces affections et ces habitudes qu'était toute la vie de Campbell.

Quant à mistriss Campbell , nous aurons indiqué ses penchants et peint son caractère en prononçant le nom de sa fille, sa seule pensée au monde avec son mari , dont elle ne la séparait pas. L'éducation de cette fille unique, c'avait été son devoir à elle et le but de sa carrière. Elle y avait réussi en effet : son Hannah était devenue une noble et admirable créature, digne de tout respect,

mais dont le caractère était malheureusement plus digne d'une belle destinée, qu'approprié à celle que lui réservait la Providence.

Hannah , dont le sort occupera nos lecteurs dans tout le cours de cette histoire, était une belle et grande jeune fille dont le front haut et le teint pur reproduisaient au degré le plus éminent le type de la beauté de son pays. Rien n'égalait la finesse de ses cheveux, si ce n'est celle de sa peau,dont aucune nuance, même sur les joues , n'altérait la blancheur. L'ame d'Hannah, formée sous la double inspiration de l'austère Campbell et de sa femme si aimante , n'avait pas de sentiment ou d'idée qui ne se rapportassent à ces deux mots : devoir et dévouement.

Quant au duc de Porthland, (pie

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