‹ Tout ou rienChapitre 42 sur 109 · PREMIÈRE PARTIE, CHAP. V · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE, CHAP. V

tenir un bonheur, attendu que je n'appelle pas respirer, un bonheur. C'est une condition de l'existence.

— Avant tout, on doit faire passer l'honneur.

— Avant tout, peut-être; mais non avant vous.... Et d'ailleurs les fautes de mon oncle sont grandes, sont inexcusables, mais pourtant il était si malheureux., il n'était pas aimé.. J'irai, vous dis-je.

— Je ne puis vous en empêcher : — je vous en remercie toujours. — Mais j'aimerais mieux vous devoir un autre bienfait.

James hésitait; mais l'arrivée de mistriss Campbell, qui se mit de son côté, le détermina. La pauvre femme adopta avec joie un projet qui pouvait améliorer le sort de sa fille. La connaissance qu'elle avait du caractère d'Hannah, dans

8o TOUT OU RIEN.

l'ame de laquelle les impressions se gravaient lentement et, pour ainsi dire, discrètement, mais où elles conservaient une empreinte ineffaçable, lui avait fait adopter le dessein de ce mariage assez vivement pour qu'elle fut parvenue à convertir son mari à son avis; mais malgré elle, elle se croyait imprudente, et la nouvelle espérance de James, quel qu'en fût le fondement, lui parut justifier un peu le parti qu'elle avait pris.

James partit donc deux jours après pour le château de son oncle, auquel nous le suivrons.

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