‹ Tout ou rienChapitre 47 sur 109 · PREMIERE PARTIE, CHAP. VI · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE, CHAP. VI

rendait son sang-froid , le fils de cette femme si fière en est venu enfin à m'implorer. — Nous verrons ce que nous aurons à répondre... et quel est l'être auquel s'attache votre destinée.

— Une femme, une femme qui m'aime.

— Ah! l'on vous aime, vous êtes bien heureux ! Et l'on consent à vous épouser ?..

— Ce serait déjà fait, si je n'avais pas que mon amour seul à lui offrir.

— Vous seriez donc heureux ?.. — il y a donc encore du bonheur sur la terre? — Au reste, c'est dans le sang : — votre père fut aimé comme vous Fêtes, et Dieu sait s'il le méritait î

— Monsieur...

— C'était un étourdi, un débauché.

— Monsieur...

— Un joueur'

96 TOUT OU RIÏ^.

— Monsieur, oubliez-vous que c'est de mon père que vous parlez... et de votre frère ?

— Oubliez-vous que vous êtes chez moi , et pourquoi vous y venez ?

— Je ne le savais pas moi-même, reprit James-, vous me l'avez appris, c'est pour demander vengeance. — Vous allez me rendre satisfaction.

— Il ne me plaît plus maintenant de la donner, reprit sir Robert; je ne me bats qu'en colère, et maintenant je n'ai plus que de la pitié. — Tenez, ajouta -t- il, en ouvrant un secrétaire et en en tirant un portefeuille, ceci est déjà un commencement de fortune, et je vous en promets trois fois autant.

— Je n'en veux pas, reprit James avec colère.

— Réfléchissez: — c'est une fierté mal

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