‹ Tout ou rienChapitre 55 sur 109 · PREMIERE PARTIE, CHA.P. VII. I · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE, CHA.P. VII. I

la demande de niilord, avec toute la joie et l'empressement qu'il a droit d'exiger, je te conjure de ne point accepter une main qui peut être donnée plus dignement, de ne point associer à ta vie une existence de l'offre de laquelle ta froideur ferait un sacrifice. L'échafaud fût-il dressé, j'y porterais ma tête, plutôt que de souffrir que ma fille fut un jour malheureuse pour me sauver la vie. — Épouses-tu lord Arthur librement?

En ce moment, la tète de Campbell, ombragée de cheveux blancs, rayonnait comme d'une auréole; il y avait un dévouement paternel si vrai dans son regard, que l'ame d'Hannah en fur électrisée ; elle sentit un feu lui monter aux joues, il lui sembla qu'elle était grandie; sa tète se dressa, et, l'œil fixé sur celui de son père dans lequel elle puisait comme

une influence magnétique de courage, elle répondit dans une sorte d'extase...

Avec joie, mon père !

Il y avait tant d'élan dans la manière dont elle prononça ces paroles, que les trois personnages présents y furent trompés, et peut-être Hannah elle-même. Mais on ne remarqua pas , qu'en promettant d'épouser lord Arthur, c'était son père et non pas lui qu'elle regardait.

— Ma fille, ma bonne et noble fille ! s'écria Campbell , je vivrai dorénavant pour toi, et pour volis, milord , à qui nous devons tout.

— Eh bien! reprit lord Arthur, je vais dire au ministre que je regarde désormais toute poursuite contre vous comme une attaque personnelle.

Mais Hannah était redevenue pensive.

— Miss, reprit lord Arthur, en s'ap-

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