XV] PREFACE
l'auteur se jette dans les excès opposés à ceux que l'on a reprochés à la génération nouvelle; ce n'est pas qu'il pense que l'adultère soit usé, ni qu'il doive être à tout jamais exclus des ouvrages d'art. La question de l'adultère est inépuisable comme celle du mariage ; il faut qu'il y ait des fautes , puisqu'il y a des devoirs (littérairement parlant, du moins). L'adultère est en morale ce que la guerre est en politique : c'est un malheur qui ne cessera d'exister que lorsque le mariage deviendra infaillible. Seulement, il est incontestable qu'on a fait entrer, de gré ou de force , ce moyen d'effet dans une quantité d'ouvrages de nos jours ; qu'on l'a recherché comme une mode, qu'on l'a employé comme un