CHAPITRE IL
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Dès ce moment il s'établit entre eux un froid qui perçait clans toutes leurs relations, malgré l'amour constant qu'ils avaient Fini pour l'autre. Ce germe de
mésintelligence porta fruit quand le jeune Tom , le fils de lord Arthur, vint enfin s'établir à la maison de James. Ce n'est pas qu'il s'irritât visiblement de la tendresse et des soins qu'Hannah prodiguait à son enfant; non, il sentait qu'il n'en avait pas le droit; mais moins sa jalousie était légitime, plus elle était douloureuse , et plus elle aigrissait son caractère. Elle est bien affreuse cette jalousie du mari qui aime encore une femme infidèle ; cette jalousie qui met un soupçon entre les lèvres -du père et le front de son fils; pourtant elle peut agir, s'enquêter, se convaincre et punir; elle peut interroger les coupables , et prononcer leur arrêt. Mais la jalousie d'un sentiment légitime qui empiète ouvertement et librement sur ceux que vous réclamez, sans que nul, pas même
vous, ayez le droit de la blâmer; cette jalousie-là fait une de ces blessures mortelles, où la plaie est intérieure , et d'où le sang ne peut couler.
L'angélique douceur d'Hannah mettait souvent un terme aux accès d'humeur de James, et dissipait les soucis qui le poursuivaient. Souvent même il rougissait de ses chagrins, et, par un redoublement d'amour, il cherchait à guérir la douleur qu'il avait causée à Hannah. Mais le bonheur de celle-ci n'en était pas moins profondément altéré. Sa mère s'en apercevait, et augmentait le mal en prenant parti pour elle avec la violence de cette admirable partialité des mères qui rend respectable jusqu'à l'injustice. D'ailleurs depuis long-temps James et mistriss Campbell étaient jaloux l'un et l'autre de la part qu'ils avaient dans le cœur d'Han-
nah, quelque différent que dût être leur domaine. De tout cela s'ensuivirent des dissensions, et Hannah résolut enfin de faire un sacrifice pénible, mais qui devait tourner à l'intérêt de tous, au sien peut-être excepté ; elle confia son enfant à sa mère, et il fut convenu qu'il ne reviendrait plus que rarement à la maison de James, quitte pour Hannah à multiplier un peu plus ses voyages chez mistriss Campbell.
Ces chagrins intérieurs contribuèrent à aggraver l'état de santé de cette dernière, qui était déjà en proie à une grave affection de poitrine. La mort de sir Campbell, arrivée peu après, lui porta encore un coup plus funeste , et fit verser bien des larmes à Hannah. Un an s'écoula encore, le jeune Tom grandissait, et mistriss Campbell dépérissait de plus en plus.
Enfin lord Arthur annonça par lettres à Hannah que bientôt de retour à Londres , son premier soin serait d'aller embrasser son fils , et saluer sa mère. Hannah, candide et confiante, montra cette lettre à James, qui en fut visiblement troublé.
— Est-ce que tu es jaloux de lui, mon ami? dit-elle.
— Moi! non , reprit James.
— Cependant tu es pâle, tu parais troublé.
— Je t'assure que non.
— Tu veux me tromper, mais cette nouvelle paraît te faire souffrir. Veux-tu que je ne revoie pas lord Arthur?
Le moyen le plus simple pour faire rougir un jaloux d'une injuste exigence, c'est de lui proposer ce qu'il n'ose de-
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mander, et ce que cependant il accepte toujours.
— Pardonne -moi, répondit James, je suis incapable de te soupçonner. Mais que veux-tu? j'en veux malgré moi à cet homme de m'avoir ravi autrefois mon bonheur, même après me l'avoir rendu. Sa vue me serait importune; et cependant tu ne pourrais convenablement le recevoir autre part que chez moi. Je te serai donc reconnaissant de ce sacrifice.
— Eb bien! dit Hannah, je suis trop heureuse que ce qui n'est pas un sacrifice en ait le mérite à tes yeux; je ne verrai pas lord Arthur; il ira embrasser son fils chez ma mère.
James fut ému à pleurer de cette admirable bonté; il prit la main d'Hannah, et la porta à ses lèvres avec ardeur.
James fut si heureux, qu'il fut honteux d'avoir pu jamais cesser de l'être.
Un matin mistriss Campbell fit prier Hannah de venir la voir. Une crise violente avait eu lieu la nuit , et avait beaucoup affaibli la malade, Hannah fut frappée du changement de ses traits.
Mistriss Campbell lui fit signe d'approcher.
— Le médecin, dit-elle tout bas, m'a défendu de parler. Le moindre mouvement, la moindre émotion , peuvent m'étre mortels; je compte sur toi pour ne pas violer l'ordonnance. Lord Arthur est arrivé. Il m'a écrit pour me demander la permission de venir embrasser son fils.
D'où vient que ce n'est pas à toi qu'il s'est adressé?
— Ma mère, reprit Hannah... c'est que... je lui avais écrit...
Elle rougit de ne pouvoir cacher la faiblesse de son mari... La noble créature était obligée de partager une honte quelle n'eût jamais connue seule.
— Je comprends, dit mistriss Campbell , ton mari exige que tu ne le voies pas...
— Ma mère...
— J'en suis fâchée , mais tu lui désobéiras cette fois... J'ai fait écrire à lord Arthur de venir 5 et comme je ne puis débattre avec lui les intérêts futurs de son fils sans danger pour moi, c'est toi qui vas le recevoir tout à l'heure. /
— Oh ! ma mère , vous ne l'exigerez pas. Hier encore, j'ai promis de nouveau à James de ne plus revoir lord Arthur.
— Et tu exposeras la vie de ta mère,
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qui t'a toujours adorée, pour un injuste soupçon, pour le caprice insensé d'un homme qui a plus de jalousie que d'amour peut-être...
— Oh! ne dites pas cela! si vous saviez comme il m'aime, comme il est bon pour moi! comme il y a plus de passion encore dans ses injustices et dans ses exigences que dans tout le dévouement d'un autre ! Si vous saviez comme mon empire est encore aussi fort sur lui que le premier jour!... Si vous saviez comme je l'aime surtout !... car ce dont nous avons la plus grande reconnaissance aux objets de notre affection, c'est detre tant aimés par nous.
— Et pour lui obéir, tu me tueras.
— Ma mère!..
— Tu seras ingrate à la fois envers
celui à qui tu dois ta fortune, et envers celle à qui tu dois la vie!
Mistriss Campbell , qui s'animait de plus en plus, fut interrompue à l'exorde de sa réprimande maternelle par une toux violente , suivie d'un crachement de sang qui rappela à Hannah toute la gravité de l'état de la malade , et l'importance des injonctions du médecin.
— Ma mère ! ma mère ! s'écria-t-elle tout entière à l'épouvante , je recevrai lord Arthur.
On sonna au même instant.
— Déjà!., s'écria Hannah.
En ce moment entra le jeune Tom.
— Grand'mère, dit-il, tu m'avais promis que mon père arriverait, est-ce lui?..
Hannah hésitait encore ; mais à la vue de cet enfant, elle pensa que lord Àr-
thur voudrait peut-être le lui enlever, et l'idée de le défendre la détermina.
Un domestique vint annoncer que le duc de Porthland demandait à parler à mistriss Campbell.
■ — Dites-lui que c'est mistriss Wilton qui va le recevoir, répondit celle-ci.
Hannah, quoique émue profondément, se laissa entraîner par l'enfant curieux de voir son père , dans le salon où lord Arthur l'attendait.
L'enfant entra précipitamment; puis, à la vue d'une figure absolument étrangère, il hésita. Lord Arthur n'hésita pas; il saisit l'enfant dans ses bras, et le baisa sur le front.
— Pardonnez-moi, mistriss, dit-il, si mon premier salut n'a pas été pour vous. Mais il est encore mon fils, et vous n'êtes plus ma femme. Ne prenez point ceci
du reste pour un reproche , si vous êtes heureuse.
— Je le suis, milord , reprit Hannah.
— Je ne m'attendais pas à avoir l'honneur d'être reçu par vous, reprit le duc.
Hannah, craignant le motif de la visite de lord Arthur, et ses questions sur la jalousie de James, se mit à parler de choses générales, et demanda au nouveau venu des nouvelles de ses voyages.
Celui-ci répondit par politesse pendant quelque temps. Puis enfin, au bout de dix minutes d'une conversation insignifiante, il arriva à son but.
— Mistriss, dit-il, je suis riche, veuf ou garçon , comme vous voudrez l'appeler; je voudrais occuper ma vie, et l'éducation de mon fils me paraît à la fois le plus utile et le plus doux emploi que je puisse en faire. Si un tel sacrifice ne
coûtait pas trop à votre cœur maternel, je vous demanderais de pouvoir l'emmener dans un voyage que je veux faire.
— Oh ! milord , s'écria Hannah , ne l'emmenez pas! je vous en conjure.
— Cependant , dit lord Arthur, la santé de votre mère est bien profondément altérée, à ce qu'elle m'a écrit. Les soins de l'éducation d'un enfant, d'un garçon surtout, sont trop multipliés et trop exigeants pour qu'elle puisse y satisfaire sans danger pour elle. N'habitant point sous le même toit, vous n'y pouvez veiller de près. Vous pourriez, il est vrai, ie reprendre chez vous; mais pardonnez-moi ma franchise ; votre lettre m'autorise à penser que la présence de cet enfant n'est pas très-agréable à sir James Wilton. On ne doit pas aimer à voir le fils quand on craint tant la présence du
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père. Vous-même, mistriss, quoique vous n'ayez pas encore d'enfants, vous pourrez un jour sans doute en avoir; conservez-vous pour eux et laissez-moi mon fils, à moi qui n'ai point de famille.
La demande de lord Arthur était trop fondée pour qu'Hannah pût refuser hautement. Elle sentait elle-même toute la justesse de ses raisons, mais en même temps l'impossibilité d'y satisfaire. — Elle répondit uniquement au duc par des larmes ; mais dans une femme ne sont-ce pas les arguments les plus irrésistibles?...
Lord Arthur , cependant , à travers la politesse de ses regrets, laissa apercevoir la fermeté de sa résolution. Tout ce qu'il promitàHannah,ce fut, dans l'intervalle de ses voyages, de lui ramener son fils.
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Mais Hannah savait bien quel mal cela ferait à James.
La pauvre femme désolée ne savait même plus que demander à lord Arthur, quand tout à coup elle prêta l'oreille; elle avait entendu le bruit d'une scène animée dans l'appartement de sa mère ; elle reconnut deux voix et frémit d'épouvante. — Elle sortit précipitamment du salon.
Ses pressentiments ne l'avaient pas trompée... — C'était James, pâle et irrité, engagé dans une discussion qui avait provoqué chez cette dernière une hémorrhagie qui commençait au moment où Hannah mettait le pied dans la chambre.
La fatalité avait voulu que James qui savait sa femme chez sa belle-mère, eût passé par hasard devant la porte de cette dernière. Il v avait vu arrêté l'é-
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quipage de lord Arthur , et aussitôt mille conjectures injustes et cruelles s'étaient formées dans sa tète; Hannah l'avait trompé ; — elle avait donné rendezvous au duc chez sa helle - mère. — Mistriss Campbell était sa complice sans doute. — Il était monté précipitamment , et la fatalité lui avait fait encore prendre l'entrée qui l'avait conduit dans la chambre de mistriss Campbell.
Si mistriss Campbell avait pu commencer la conversation par une explication calme des motifs qui l'avaient engagée à se faire remplacer par Hannah pour recevoir lord Arthur, toute colère aurait été prévenue. Mais deux personnes, émues chacune par une passion violente, cherchent bien plus à la satisfaire qu'à la justifier. Mistriss Campbell, encore blessée de la preuve de jalousie
soupçonneuse qu'elle venait d'apprendre de la part de James, l'avait accueilli avec des reproches violents et une bravade de désobéissance à ses ordres. James, qui ignorait les ménagements qu'exigeait l'état de mistriss Campbell, avait donné un libre cours aux emportements de sa jalousie et de son orgueil blessé. Mistriss Campbell avait étouffé une toux violente pour soutenir une discussion qui devenait de plus en plus amère et acharnée, et les efforts qu'elle avait faits ayant fait rompre un vaisseau dans la poitrine , au moment où Hannah entra, il ne sortait plus de sa bouche que des flots de sang.
James , à cette vue , était demeuré anéanti ; l'effroi avait arrêté sur ses lèvres les paroles de colère.
— Malheureux! qu'as-tu fait?... s'écria Hannah.
— Je me suis défendu , reprit James.
— Tu as tué ma mère î s'écria Hannah, toute émotion était la mort pour elle ! J'ai dû recevoir lord Arthur pour la sauver; et toi, tu as rendu inutile ce que j'avais fait.
Hannah tenant dans ses bras la tète de mistriss Campbell , lui parlait avec amour et désespoir. Celle-ci ne pouvait répondre.
James courut chercher Brilding. Il arriva, mais trop tard; mistriss Campbell venait d'expirer.
Pendant ce temps, lord Arthur, resté seul avec son fils, n'avait pu résister à la tentation; il l'avait emmené, comprenant vaguement ce qui se passait, et se disant que le séjour d'une maison agitée ainsi par des dissensions intestines ne
pouvait être ni avantageux, ni agréable à son fils.
Restée seule avec James et avec le cadavre de mistriss Campbell , Hannah tourna douloureusement vers son mari ses yeux secs et son regard morne.
— Vous avez tué ma mère, dit-elle; vous êtes bien à plaindre...
— Oui, je suis un misérable! s'écria James à demi insensé de remords et de douleurs; oui, je porte partout le malbeur avec moi; oui, je vous ai enlevée à une existence brillante pour vous attacber à une destinée obscure; à un attachement confiant et généreux , pour vous imposer une passion tyrannique et soupçonneuse. Ma seule excuse est dans mon amour, mais mon amour est si grand, Hannah, que vous
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me pardonnerez si vous ne voulez pas que je meure.
— Vous ne savez pas tout , dit Hannah , vous m'avez enlevé, dans le même jour, ma mère et mon enfant : ma mère par la mort, mon enfant par i'éloignement. Lord Arthur m'avait demandé d'emmener son fils; à force de larmes et de supplications, j'avais presque obtenu qu'il me le laissât encore. Eh bien, tout ce qui est arrivé l'épouvante sans doute; il l'a emmené sans que je l'aie embrassé, et je ne le reverrai plus jamais, peutêtre; car il faudrait, pour cela, que lord Arthur demeurât à Londres, et que vous ne fussiez plus jaloux. Ah ! vous m'aimez , je le crois, j'ai besoin de le croire ;... mais il est bien cruel cet amour qui ne souffre à coté de lui aucun attachement, même légitime; qui brûle et dévaste tout
sur son passage; qui ne croit pas régner, s'il ne règne tout seul. Que deviendronsnous donc alors si cet amour, qui nous tout a enlevé , nous abandonne enfin ?
— T'abandonner! t'abandonner! Hannah ; épargne-moi cette dernière insulte, la seule que je ne puisse supporter. Oui, je puis être tyran , jaloux , soupçonneux, mais non infidèle ou indifférent : oui , je suis ainsi fait! rien n'est assez pour mon amour!... tout ce que tu peux lui donner ne me satisfait pas encore; je voudrais que tes yeux ne regardassent que moi ; que tes oreilles ne s'ouvrissent que pour moi : je ne puis dire tout ce que je veux. Ta possession , qui en satisferait un autre, pour moi ne peut encore désaltérer cette soif d'amour qui me brûle; les plaisirs impuissants qu'elle me donne se brisent comme des armes
émoussées sous mes efforts trompés. Je suis jaloux de ce qui a été, de ce qui peut être, de ce qui ne peut pas être. Pardonne-moi, Hannah! Dis-moi que tu m'aimes encore; dis-îe moi, j'en ai besoin aujourd'hui; absous-moi de tout mon malheur.
Hannah porta une main à ses yeux et tendit l'autre à James. Jusqu'alors, le saisissement de tant d'événements avait arrêté l'expression visible de sa douleur; mais la nature paya enfin en elle un large tribut à cette souffrance long-temps conprimée.
— Morte! s'écria-t-elle en sanglotant.
Et mon fils est parti ! je ne le verrai plus.
— Oui, morte! répéta James en s'approchant du cadavre immobile de mistriss Campbell. Je ne puis te la rendre,
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mais je te rendrai du moins ton fils.
Nous irons ensemble chez lord Arthur; je lui dirai que tu reprendras son enfant chez toi, qu'il sera l'objet constant de nos soins et de notre amour; je lui en donnerai ma parole d'honneur : je lui dirai que lui-même pourra l'y visiter à toute heure. Il faudra qu'il nous écoute, qu'il nous accorde ce que nous demandons; il le faudra , je te le promets : mais pardonne-moi.
Hannah se jeta en pleurant dans ses bras.
Cela devait être ainsi. Si peu de temps qu'Hannah eût vécu sous la loi d'un autre, ce temps lui avait imposé des devoirs éternels et des obligations imprescriptibles; elle était liée à ce passé, dont son mari cherchait sans cesse à éloigner
sa mémoire. Mais on devait pourtant ex-
cuser James, qui, apportant à Hannah, à laquelle il s'unissait, un cœur vierge, une existence libre de tous ces liens de parenté , s'irritait malgré lui , à chaque instant, de ne pas trouver dans Hannah cette préoccupation exclusive d'un seul attachement, cette abnégation de tous ses devoirs au profit d'une seule idée; on devait l'excuser , parce qu'il aimait Hannah avec de ces passions rares, si larges et si puissantes, qu'il est presque impossible que la vie et le monde leur fassent une place où elles puissent s'étendre à leur aise; on devait l'excuser surtout parce qu'Hannah lui avait autrefois préféré quelque chose, son devoir; ce que l'amour ne peut pardonner,
Hannah et James, quelques jours après, revinrent en effet chez lord Arthur re-
demander Tom; celui-ci, qui après un long séjour en Orient avait retrouvé un charme piquant aux plaisirs de son pays, et qui avait réfléchi qu'il serait plus libre d'en jouir sans enfant, consentit enfin à le leur rendre, à condition qu'il pourrait venir le voir aussi souvent que bon lui semblerait.