‹ Tout ou rienChapitre 99 sur 109 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

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« Il n'y a pas déplus affreuse position que celle où le coeur, déchiré entre deux affections et deux devoirs, ne peut

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prendre conseil ni de ses sentiments, ni de sa conscience. En vain, si l'on veut faire le sacrifice de la moitié de son bonheur, croit-on que celle des deux affections qui nous reste compense la perte de l'autre; celle qui nous est arrachée est toujours la plus chère. Telle est, milord, la position où je me trouve placée; je ne crois pas vous cacher qu'il faut choisir de rendre heureux mon époux ou mon enfant, qui ne peuvent plus habiter sous le même toit. Quant à moi, je ne puis plus espérer de bonheur. Ce qui me décide , milord , c'est l'intérêt de ce pauvre enfant, qui doit être consulté avant tout. Aussi je vais vous le rendre et le confier à votre tendresse paternelle, que rien ne peut entraver. Venez donc le reprendre, milord.

Sa vue est nécessaire à mon existence; mais elle pèse aux regards de mon mari;

je dois me sacrifier, et me sacrifie toutà-fait; car je ne dois pas me faire d'illusion; il me sera presque impossible de le revoir. Sir James est appelé auprès d'un oncle qui se meurt. Venez d'ici à trois jours, avant qu'il soit revenu; vous recevrez votre fils et les adieux de la malheureuse

« Hannah Wilton. »

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