LE POÈTE
Oui, j'y vais.
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LE VOL SUTTiÉmE VE L'OISEoiU
,.4 madame Emile Vernolle.
DANS la grande forêt au verdoyant mystère, On ne trouve jamais, sur la mousse ou la terre. Le cadavre des oiseaux morts.
Cependant l'oiseau meurt! Quand son libre poème Va finir, a-t-il donc une pudeur suprême? Va-t-il au loin cacher son corps?
Ses frères lui font-ils de belles funérailles.
Et, parmi les buissons en fleurs, dans les broussailles.
Sous le bois, ce temple éclatant, Rouges-gorges, pinsons, rossignols et mésanges, Menant un long convoi plein de rites étranges,
L'accompagnent-ils en chantant?
Mais nonl Quand l'oiseau doit mourir, il le devine, La clarté de l'instinct étant toute divine. Alors, pinson ou rossignol.
84 TOUTEUNEAME
Aux prés fleuris, au bois adorable, il adresse Un dernier chant joyeux, testament de tendresse : Il se recueille, et prend son vol.
Il prend son vol tout droit vers le ciel. Il s'élève Plus haut que la montagne, et plus haut que le rêve
Et que le nuage vermeil!
Puis, dans l'enivrement de sa fuite sublime. Plongeant à corps perdu dans le feu de l'abîme,
Il se fait brûler au soleil.
TOUTE UNE AME Sf
TcASTEL
PROFIL pâli, rouge corsage, Front pensif, lourds cheveux tressés, Grands yeux noirs. Un éclair d'orage Luit dans ces yeux noirs, enfoncés...
Belle rêveuse, ta paresse Irrite les sens et le cœur.
On voudrait, par une caresse, Guérir ou doubler ta langueur.
T\OéMESSES V'c4SM0U\
E ne sont pas les bois ou les oiseaux des bois, C'est mon amour ardent qui chante. Entends sa voix.
Ce n'est pas un bandeau royal, pas une rose, C'est un rayon d'amour que sur ton front je pose.
Ce n'est pas d'un amour de prêtre ou d'écolier. C'est d'un amour brutal que je veux te lier.
Ce n'est pas pour toujours, pas pour un long temps même Qu'ici je te promets de t'aimer, toi que j'aime,
Puisque je dois mourir, quel que soit ton accueil. D'amour, si tu dis oui, si tu dis non, de deuil.
ft^^