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39. Jusqu’à présent, Dieu l’ayant ainsi permis, les hommes ont voulu gagner le Ciel et attirer la Colonne sainte, tout en s’épargnant, en cherchant leurs propres satisfactions et partant en obscurcissant leur âme, et en communiquant sans cesse dans les choses de la vie avec la Colonne ténébreuse. Les Colonnes lumineuses descendues dans les cœurs d’un assez grand nombre d’hommes purs et saints n’ont pas été employées au ministère extérieur : les cellules des cloîtres et de pauvres réduits ont été les seules habitations de la grâce; mais la Colonne sainte n’a jamais brillé jusqu’ici au sommet de la société humaine. Aujourd’hui le monde est dans l’admiration lorsque, dans les rangs élevés, quelqu’un favorisé de battrait de Dieu et de la sainte vocation aux œuvres et au ministère, au lieu de suivre cette inspiration, se contente de quelques formes et de s’exciter lui-même par l’oraison, prenant ainsi son attrait pour la fin au lieu de le considérer comme un moyen pour le ministère du Seigneur. Aujourd’hui Dieu a donné des ordres pour que les Colonnes lumineuses se tinssent sur terre dans l’activité du ministère pour défendre contre le mal la sainte cause de Dieu.
âO. C’est après avoir reçu cet ordre divin, mon cher frère, que je suis venu d’un village de la Lithuanie pour vous le communiquer, et pour vous intimer la volonté suprême qui vous appelle à celte œuvre.
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Ne scrutons pas les décrets de Dieu en cherchant pourquoi il a voulu confier à des hommes aussi indignes que nous une si grande mission, qui n’est autre que la cause même de son amour. Non, ne scrutons pas; mais employons plutôt toutes nos forces à exécuter sa volonté suprême. Si Dieu ne nous appelait pas ainsi, il faudrait nous cacher dans un cloître avec l’étincelle qui nous enflamme; mais aujourd’hui que la grâce du Très-Haut nous pousse à agir au milieu de la tempête du monde qui nous menace, il est nécessaire de nous enfermer nousmêmes dans le cloître de notre intérieur, de peur que le mal qui s’acharne après nous ne pénètre dans notre retraite, ne nous atteigne par sa Colonne ténébreuse, et n’amène ainsi la ruine de l’œuvre.
41. Jésus-Christ est notre défense en tant que Père et source de la lumière que Dieu a donnée à la terre, et dans cette entreprise il est le premier agent après Dieu. Viennent ensuite les grands Chérubins, ces saintes légions d’Esprits. Pour nous , nous formons par la volonté suprême le dernier rang de cette Colonne; notre mission est surtout d’en être l’orifice par lequel la vertu invisible de Dieu va être manifestée visiblement. Pour toi, ô esprit de Napoléon, par un privilège spécial tu te trouves l’avantdernier dans cette Sainte Colonne, et il t’est permis de vivre et d’opérer sur la terre; sans cesser d’être un pur esprit, il t’est permis de communiquer avec
tes instruments terrestres et de les aider, afin que ta nation te connaisse, et qu’accoutumée à ton commandement qui lui est si cher, et conduite par toi elle accomplisse l’œuvre dont Dieu l’a chargée. Il a plu au Seigneur de révéler ainsi sa volonté très sainte et les dispositions de sa Providence.
U2. Puisque c’est par nous que la miséricorde de Dieu doit être répandue, et que nous avons été élevés à ce haut degré de grâce et d’honneur, ah ! souvenons-nous à chaque instant que la parfaite abnégation de nous- mêmes, le parfait dégagement de toutes les choses humaines, l’exemption de toute souillure peuvent seuls être le caractère de cet orifice. Le moindre mélange peut empêcher la Sainte Colonne ,
car Dieu ne changera pas sa loi spécifique . Bien des
» * personnes qui gémissent aujourd’hui ont arrêté la
source de la grâce divine par leur impureté. Aujourd’hui, selon la suprême volonté qui a été révélée, la grâce entravée par l’un va être sans retard mise à profit par un autre; car l’œuvre de la divine miséricorde doit absolument s’accomplir. Cette œuvre que Dieu a décrétée de toute éternité a été fixée à ces derniers temps par le ministère de son prophète, et l'accomplissement en a été confié à ses serviteurs. Les serviteurs supérieurs ont manifesté cette volonté suprême aux inférieurs.
â3. Le premier sur terre , j’ai reçu cet ordre, et
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en même temps il m’a été commandé , mon cher frère, de vous découvrir ces mystères du Seigneur, et de vous recevoir comme coopérateur dans cette mission ; afin queye livre aujrère le fils du frère , selon l’expression même du commandement de saint Jean. C’est ce qui a été accompli dans la période de dixsept jours, savoir depuis le 2 U décembre jusqu’au 10 janvier. Le 11 janvier Dieu a révélé que sa volonté était accomplie. Aujourd’hui donc, après avoir rendu grâces à Dieu de ce qu’il a jeté du haut des cieux ses regards sur notre indignité , il nous est permis de nous réjouir en esprit, et de nous féliciter mutuellement de cette grâce et de cette miséricorde divine.
U U. Étant donc des hommes enrôlés pour la cause de 1 Esprit, il nous est permis de boire avec un fervent soupir pour la prospérité de cette cause et de notre patrie. C’est la première fois qu’on boit ainsi sur terre, parce qu’il n’y a jamais eu encore sur terre un ministère pareil, et qu’on n’a pu par conséquent porter de semblables toast. Buvons, en nous souvenant qu’il est permis à l’homme par l’élévation de l’Esprit de renouveler la cène du Seigneur.
1er TOAST.
O Dieu, daigne recevoir pour ta gloire cette première manifestation extérieure et sous forme terres-
tre de la Très Sainte Cause de l’Esprit. F*our la prospérité, pour la sanctification de ton nom,ô Seigneur! pour la prospérité de la Très Sainte Cause des peuples, pour la prospérité de notre patrie !
IIe TOAST.
A toi la miséricorde de Dieu, le pardon, la paix et la prompte réunion avec nous, ô esprit du héros qui nous est cher, ô notre frère, ô notre compagnon et notre coopérateur dans la cause sacrée! Maintenant qu après les vingt années de souffrances que Dieu a permises , tu participes à notre joie et à notre banquet spirituel, dépose, ô ombre chère, les angoisses qui te troublent; et reçois, ô notre maître, la promesse solennelle que nous te faisons d’être dociles à tes inspirations, et de suivre la direction que tu nous donneras selon la volonté de Dieu , duquel tu es maintenant plus proche. A la joie, à la paix, au salut de ton esprit !
IIIe TOAST.
Pour la prospérité, la bénédiction et la santé de notre très cher frère, qui par la grâce et le privilège de Dieu, entrant dans notre saint ministère, fait tressaillir notre esprit et comble de joie notre cœur. Vive N.... Qu’il aille en paix et que, fortifié et conduit par la droite du Tout-Puissant, il fournisse la grande carrière de sa grande destinée.
W drukarni L. MARTINET, przy ulicy Mignon, 2.