DEUXIEME PARTIE
REALISATION du MONTAGE - Le TRACE CONTINU
Nous venons de voir que la courbe de saturation d’un acide ou d’une base peut s’obtenir en prenant le pH à chaque addition d’une nouvelle quantité de réactif et en portant une série . de points correspondant à ces diverses valeurs sur un graphique où nous posons en ordonnées le pH de la solution et en abscisses les centimètres cubes du réactif.
Cette méthode est longue, de nombreux points sont nécessaires pour tracer correctement la courbe et encore ne sera-t-on jamais sûr qu'entre deux points consécutifs, le tracé soit la reproduction exacte de ce qui se passe réellement; de plus, certaines solutions, les protéines par exemple, ne peuvent supporter sans s’altérer une conservation aussi longue. Une nouvelle technique s’imposait donc qui donnerait un tracé continu en un temps relativement court tout en respectant les conditions nécessaires à l’enregistrement correct des phénomènes à étudier.
L'appareil que nous avons mis au point comprend trois parties essentielles :
— Ja cellule à pH permettant l'établissement rapide et correct des tensions électriques entre l’électrode à hydrogène et l’électrode au calomel;
— Je relais placé à la sortie de la cellule, dont le rôle consiste à rendre le débit de celle-ci pratiquement nul et à transformer les variations de force électromotrice en intensités recueillies par un galvanomètre de précision;
— un amplificateur à courant continu très sensible recueillant les forces électromotrices infimes développées dans le deuxième cadre et les transmettant à un deuxième galvanomètre qui indiquera directement les points d'équivalence dans une saturation ou les points isoélectriques des protéines.
Nous allons examiner chaque partie du montage en détail et voir à quelles conditions elles doivent répondre pour fonctionner correctement.