‹ Traditions et souvenirsChapitre 100 sur 160 · CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII

dire depuis trois semaines environ qu'on était en présence de renneini, chaque jour on s'était battu. Soit que les Prussiens fussent fatigués, soit pour tout autre motif, ainsi que peut le faire présumer ce qui se passa peu de jours après, les généraux prussiens Rûchel et Lestocq firent demander au général Colbert un rendezvous pour le lendemain à Preussich-Eylau, afin de convenir, soit verbalement sur parole d'hpnneur, soit par écrit, d'un armistice de quatre jours.

Ce même jour, le 16, le maréchal Ney était venu à Barstentein visiter ses avant-postes. Comme nos troupes avaient aussi besoin de quelques jours de repos pour, se ravitailler, réparer la chaussure, l'armement, il chargea le général Colbert de déterminer les conditions de l'armistice et les endroits qui pendant sa durée seraient considérés comme neutres par les patrouilles.

Sur ces entrefaites, le maréchal Ney reçut une nouvelle lettre du major général Berthier, lui rappelant les dispositions prises, le 5 et le 7 décembre, par l'Empereur, pour l'établissement

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définitif des troupes dans leurs cantonnements.

D'après ces dispositions, le. 6* corps devait occuper Mlawa, Soldau et leurs environs ; le général iDolbert : Neidenburg et Willenbet^ ; la division Marchand : depuis Chorzel jusqu'à Mlawa; la division Gardanne : Neidenburg* et Mlawa ; les dragons du général Grouchy : Szreniefc et Badzanow.

De retour à son quartier général d'AUenstein, le maréchal Ney répondit le, 18, insistant pour que des modifications fussent apportées à cette répartition des cantonnements. « F.e pays que nous allons occuper, disait-il, est totalemenl épuisé ; votre Altesse peut être certaine que j'ai devant les yeux la perspective de voir périr de misère et de maladies un grand nombre de braves gens dont le sort est digne de pitié. Le pays que nous allons occuper est un vrai cimetière. Je vous supplie, Monseigneur, de faire quelques changements aux cantonnements qui me sont assignés. Il est inutile de dire que ni moi, ni les généraux sous mes ordres, ne sommes

* Nidborg sur les ctriei riuwi.

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