‹ Traditions et souvenirsChapitre 126 sur 160 · CHAPITRE XXVIII. 27i · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII. 27i

le maréchal, tous confie le commandement de l'arrière-garde ; tous aurez sous vos ordres, outre Totre corps d'armée, la dÎTision de caTalerie légère du général Lasalle , la brigade du général Guyot détachée du corps de Soult, et la diTÎsion de dragons du général Klein, s

Dans la nuit du i6, le maréchal Ney fit repasser la Frisching à sa cavalerie établie sur la rive droite et garder les ponts et les gués par de l'infanterie.

Le 17 au matin, le corps d'armée se mit en marche et birouaqua le soir autour d'Ëylau que l'Empereur arec sa garde aTait déjà quitté. Le 18, on se remit en marche pour Landsberg. Pour eTiter l'encombrement, la caralerie des généraux Klein et Lasalle flanquait la division Gardanne; puis suivait la division Marchand; le général Colbert, qui fermait la marche, occupait encore à midi Eylau et Schmoditten. Le temps s'étant mis au dégel , la plaine était devenue impraticable ; la route elle-même fut bientôt défoncée. On avait fait sortir d'EyIau tout ce qu'on aTait pu prendre de blessés ; plusieurs des voitures dans lesquelles ils étaient entassés

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27â THADITIONS ET SOUVENIRS.

se brisèrent ou restèrent embourbées : canons, chariots dartillerie, enfonçaient dans la boue. Voici au reste codiment M. de Fezensac, témoin oculaire, raconte cette [pénible journée :

a Je fus chargé ce jour-là de suivre le général Colbert qui couvrait la retraite; nous partîmes donc les derniers; la route était couverte de blessés, de chariots de toutes espèces qui restaient enfoncés dans la neige. Beaucoup de blessés réfugiés dans ces voitures nous conjuraient vainement de ne pas les abandonner. J'arrêtai en même temps l'explosion de deux caissons, hors la route, qu'on voulait faire sauter, lorsque je m'aperçus qu'ils étaient remplis de blessés. Le général envoya un officier pour recommander tous ces malheureux au bourguemestre d'Ëyiau et au commandant de l'avantgarde russe dont les Cosaques occupaient la ville. Plus de cinquante chevaux du train avaient péri en route ; on put craindre un instant d'être obligé d'abandonner des canons qu'on parvint entin à tirer de ta boue ou de la neige où ils étaient à moitié ensevelis. »

Le 19, le corps d'armée se remit en route

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